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CHAPITRE VII

du fer; ces pierres, le plus souvent disposées en longues lignes, sont les débris d'anciens gour qui ont disparu, usés lentement sur les flancs par les vents du sud- est ; la marne disparaît presque partout sous des morceaux de grès poreux ou de gypse, restes des deux couches sédimentaires qui ont été balayées par les vents. Aucune plante ne pousse dans ces plaines immenses d'où la vie semble s'être retirée.

Vers le sud et le sudrouest, le sol, tout couvert de gros blocs de grès, dont la désagrégation est à peine commencée, à cause de leur nature ferrugineuse, s'élève encore, à partir de la colline qui domine la ville, jusqu'à une autre colline plus élevée, éloignée de quatre kilomètres environ. Entre ces deux collines, de profondes ravines, creusées par les pluies torrentielles, si rares mais par cela même si violentes dans ces contrées, se dirigent, à droite, vers le Sehkkat ^l Melah ; dans ce parcours, on ne remarque pas sans étonnement, sur de gros blocs de grès plats, des empreintes de pieds d'animaux qui paraissent avoir été faites par le sabot d'un cheval. Qu'on se figure un animal marchant sur de l'argile ramollie par la pluie : sur les parties à peine humides, le pied laisse une empreinte parfaite dans laquelle on distingue ses moindres parties ; là, au contraire, où l'argile est profondément détrempée, le pied s'enfonce en glissant et laisse, en se retirant vivement, de petites aspérités { telles sont les marques nombreuses laissées sur les blocs de grès qui couvrent ce plateau, et que les habitants attribuent à la jument du Prophète.

Enfin, si l'on fait quelques pas vers l'ouest, on arrive au pied des ruines singulières que les Rhadamesiens appellent des idoles, mais que le gouverneur, plus éclairé et plus près de la vérité, dit

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être les tombeaux des anciens rois du pays. ^ Ces tombeaux, au nombre de six (dont quatre en asses bon état de conservation), sont de tarois formes : le premier type qui se présente est un obélisque parfait^ haut de cinq mètres environ et monté sur un piédestal de trois mètres, ce qui donne au monument une hauteur totale de huit mètres. Le tout est en moellons bruts de grès soudés par un ciment de dolomie; la face qui regarde le sud-est a été dégradée, par les vents sans doute, de la base jusqu'à la pointe de Faigpiille ; mais les trois autres faces sont en bon état de conservation, et Ton distingue très-bien, sur - répaisse couche de ciment qui recouvre les moellons de ces côtés, les jointures des pierres plates dont étaient encore revêtus, à une époque qui n'est pas bien éloignée certainement, le piédestal et l'obélisque; sur ces pierres devaient être gravées des inscriptions ; mais par qui ont-elles été enlevées et que sont-elles devenues ? Nul n'a pu me le dire ; je suppose qu'elles doivent se trouver dans quelque mosquée.

Le second type de monument est une grosse colonne carrée avec une saillie carrée en forme de couronnement sur le sommet; la colonne est élevée de trois mètres, sur un piédestal de deux mètres exactement semblable au premier. Ici aussi, on distingue parfaitement les jointures du revêtement sur la couche de ciment qui recouvre les moellons.

* Il est regrettable que la mission qui fut envoyée à Rhadamès en 1862 n'ait pas eu le loisir de visiter attentivement ces ruines^ que M. le colonel Mircher appelle « des vestiges de constructions

grossières ayant un peu l'apparence de colossales statues, les

unes debout, les autres assises. » De loin, elles ont en effet cet aspect.

Laupe ek terre cuite

trouvée dana les tombeaux anciens prèa Rbadamès

(demi-graadeur)

doTin£e à U. Largeaa pu 81 El HmU Hoktar, chelUi do Meiljelis-

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