CHAPITRE IX
approvisionnées osaient à peine les traverser, sont déjà usées jusqu'à la nappe liquide sur un grand nombre de points. Dans les parties les plus usées, des puits ont été creusés et des plantations de palmiers, avec leurs champs d'orge, prospèrent dans les endroits où le peu de profondeur de l'eau dispense de l'arrosage.
Peut-être qu'un jour, lorsque cette révolution sera achevée et que les barbares nomades qui errent en ces lieux auront enfin compris que la véritable richesse, le bien-être des peuples n'est ni dans les courses aventureuses ni dans le pillage, mais bien dans la paisible possession d'un sol fécondé par un travail constant et opiniâtre, peut-être qu'alors ces plaines immenses se couvriront de belles plantations de palmiers abritant de nombreux villages, autour desquels mûriront de riches moissons, fruit mérité des labeurs d'une population sage et laborieuse.
Dès que ' la révolution aura pris fin à l'est et au sud-est,' le travail de formation et de tassement des dunes prendra fin également. Peut-être qu'alors ces dunes, aujourd'hui presque nues, se couvriront d'une jeune et luxuriante végétation; les pluies y ramèneront la fraîcheur et la vie et une population laborieuse ira s'établir dans ce pays nouveau, formé des débris d'un autre pays. Ce désert de la soif et de la mort se transformera alors en une contrée pittoresque et fertile, avec des forêts couronnant ses cimes et des ruisseaux tombant en cascades jusqu'au fond de verdoyantes vallées.
Mais bien des générations passeront encore avant que cette transformation s'accomplisse d'elle-même ; elle pourrait se faire en peu d'années si la main de l'homme venait aider le travail de la nature. Il fau-
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drait moins d'un i:[uart de siècle pour voir ces sables se couvrir de belles et ricbes forêts d'acaci&s, de pins d'Âlep et d'autres essences; il n'y aaraït qu'à établir, de distauce en distance, des postes de condamnés civils ou militaires que l'on chargerait de ' faire des semis dans les dunes. Le ravitaillement de ces' poatM ooQterut qaslque peo, ama 4«Btof iJMN «usiiqéBllfliartnae'pgi^L'MTnùel ïaMplaÙM zMilia> drai«MTânodi*|MMMÉ alpHt-etni qa* l']«hM«hli^ ëMttl» tuiBB^MBt • M ponrutéralut le étmiekin Mcnt^dcs dioÉte ^irArtoWf ntommmUftuit d«,parta( . vert le nord kInbaâ&MS ava. Ca mrait Wao» pléKMit de P«nivte< pMtrioticpB de K. le «^itaîH Boadsi», ear ébe q<i^aii«a«r*^t m biMtvenît 4ub8 •n nàliea.dele iiaer qs'U. B».:fwopo»e ia.*révt, te cvMfariMd^«B.e«nribleinaitt.lent pndwt pw l«»,déffMp, ttM sMiK Tenjwt àa la HéfitNfiHte rt pv !«• mMm apporta de Itàa par las nnta^ mmïw* usai owf»i
La peitBrtntion dont {} vient d'9tre -parlé' fut de courte durée, car une heure ne s'était pas écoulée depuis ma sortie que déjà elle commençait à décroître. Je rentrai donc chez moi, o& je trouvai le déjeuner qui m'attendait.
Après la prière d'une heure, le gouverneur vint me proposer de l'accompagner an marché qui se tient justement le vendredi, à partir de 2 heures.
Des marchands, accroupis devant leurs marchandisefi, formaient plusieurs rangs serrés dans le sens de la longueur de la place. C'étaient des vendeurs de farine, d'huile, de dattes, de miel, de laine, etc. ; d'autres parcouraient les rangs et, ne se frayant un passage à travers la foule qa'k force de bousculades, vendaient k la criée des fusils, des sabres, des eksas,
Village de