‹ Le SaharaChapitre 148 sur 194 · CHAPITRE Z · texte numérisé non relu

CHAPITRE Z

voix est écoutée dans la conversation; mais, quoiqu'elle jotiisse de certains privilèges qui chez nous peuvent paraître excessifs, il n'est pas exact de dire qu'elle commande à l'homme. J'ai même vu des cas où l'omnipotence du mari se manifestait d'une façon ■assez brutale, car la galanterie n'est guère le fait de ees barbares.

Parmi les privilèges dont jouissent les femmes imouchar, le plus important est certainement celui de transmettre leur noblesse et l'hérédité à leurs enfants.

En vertu d'un antique usage, consacré dans la plupart des tribus par les habitudes vagabondes des hommes, ce n'est point le fils du chef qui succède & son père, mais le fils de la sœur aînée de celui-cL

Dans le cas où le chef défunt n'aurait pas de neveu, la succession appartiendrait à son frère aîné, et, dans le cas où il n'aurait pas de frère, au plus ancien de la tribu. '

Le bach-cheikh, ou chef suprême des Azguer, doit «tre le plus ancien de la tribu des Ouraghan ; le cadi (j^ge) de Rhât doit aussi sortir de cette tribu.

Quelques tribus de Azguer, comme les Foggas, par exemple, n'ont pas de coutumes fixes pour le choix de leurs chefs. ^

Le jeune homme hérite aussi de la noblesse de sa mère. Tous les Imouchar sont nobles en principe ; mais il en est, tels que les Ouraghan et les Imanghasaten, qui se croient plus nobles que les autres. Donc, si une femme des Imanghasaten épousait un setf, son fils serait noble comme les Imanghasaten et appartiendrait à cette tribu ; mais le fils d'un noble marié à une femme serve ne pourrait être anobli et il rentrerait dans la tribu de sa mère.

Il fut un temps où les Azguer s'entendaieht entre

eux •p^oint'^itejQiiy 4«eord était detr^ui prairoebuit' JUf» oarêTain^ 4^ j^iMdent $wp. lotir temtoii^ hmr

.mr^c^ dippit-w lWâ«it milAem 4 f on mYeniih^^

Qaelqiàefl triboB de marchaads, telles que les Qiiliiilt bBoiI Oif, Ub Ovi$à'Slim^ l^ uofaonde» dv Fmmii^ ulel Z^mteft etila»! rOMr^)lNUftf j^i^ s0iiU.4ii .Iinvflég6.d#'âe$Â]ri^iliii^^ anxcl^

ilmoudiar. . ;• - .. ...i\i.. ,/ ,.^'--

t/Wïtwabrmi i lUi ÀÉ|pter>d^!mger d'ann^podttnt iiuiil drdit énpérietir à ocA&i/qtt'il ariut l'haUtude 4» paynr^ eelitil«iHill^tMk>pIaindre^mréhdkh q[iii|iMfidit vk&médiatêmffiBfl appela, te i^upàble, le réprimaidait ^étlm CHôdoniiût dO: jlftito^^ ee 411^^ perçu «à

^#t>pj; s'il se e<Hifor«ailA eet odb^ et(|ue ee fùkfpmt ht première fois, il n'était pas pani attteement; mais. S'il refiufait de reaittaer) les cheikhs et leà notable» se rétinissaient, lui faisaient an procès devant le Medjelès, puis ils se rendaient chez lui et lui tiraient un chameau; s'il persistait, on lui tuait un second chameau et ainsi de suite.

S'il arrivait qu'un négociant fût pillé sur leur territoire et qu'on lui prît, par exemple, un chameau et sa charge, le négociant se rendait à Rhât -et en informait le chef à qui il avait l'habitude de payer contribution ; il était toujours sûr que son chameau et sa marchandise lui seraient restitués.

Ainsi, la sécurité était parfaite et il était extrêmement rare qu'une injustice fût commise chez les Azguer.

Ce fut seulement en 1867 que le différend entre Hadj Ehenoukhen et El Hadj Djabbour vint troubler cette bonne harmonie.

Page 1