‹ Le SaharaChapitre 166 sur 194 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

nous prîmes 35 minutes pour déjeuner. Le fond de cette vallée, que l'on me dit s'appeler Houdk d Bdhélet^ est formé de grès à tous les degrés de décomposition et ne nourrit qu^une maigre végétatiou de sfâr. Nous en sortîmes à 10 h. 15 pour entrer presque aussitôt dans une autre vallée circulaire de 2^000 mètres de diamètre, appelée El Bàïad^ où les Souafa me dirent qu'il serait bon de creuser un puits, parce que certaines plantes (le bad, par exemple) indiquent que l'eau n'y est qu'à une faible profondeur. En soxtant de cette vallée, Aoun tua encore une gazelle. Comme, par suite de cette tuerie journalière, nous avions beaucoup plus de viande qu'il ne nous en fallait pour nos besoins, nous ne mangions que les meilleurs morceaux; les chasseurs faisaient sécher le reste sur leurs chameaux, afin de s'en nourrir chez «ux pendant la saison des chaleurs.

A 11 h. 45, après avoir franchi plusieurs siouf assez élevés, nous traversâmes encore un espace libre appelé Khaoud el Hadj Said, c'est-à-dire le Bavin du pèlerin Said ; puis nous franchîmes, à midi 40, nn passage difficile et dangereux auquel les chasseurs ont donné le nom à^Ouaraya Terhouma^ nom qui signifie Indice de la Tristesse. Le cadavre d'un chameau qui gisait au fond de ce ravin depuis une année, me dit-on, était encore en parfait état de conservation, mais sa peau était tellement sèche qu'il fut presque impossible à mon sabre de l'entamer.

Nous passâmes ensuite à l'ouest du ghourd Amar, puis, à 1 h. 40, à l'est d'une dune allongée en forme de sif appelée Zemela Taferiesset^'et enfin entre deux oughroud reliés par une haute veine appelée Màhadamet hen Kida^ pour aller camper, à 4 h. 15, à

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l'entrée d'une petite vaUéc circulaire dont j'ai oublié d' écrire le nom.

Partout anr les dunes autour de cette plaïue, nous voyions se dessiuer, sur le fond bleu du ciel, de beau: pieds d'âzel formant de loin en loin de petits bosquets, dont la vue nie charmait d'autant plus que depuis mon départ de Tematin, je n'apais pas encore vu, dans les dunes, une auaai belle végétation.

La journée avait été pénible, car le veut étant tombé vers midi, il en était résulté une chaleur vraiment suffocante. Si uous avions traversé quelquts belles vallées, il nous avait fallu franchir aussi de bien mauvais passag'es. Nous étions donc tons trèsfatigués, et ce fut en poussant des soupirs de soulagement que noue nous laissâmes tomber entre les hautes touffea d'alfa qui poussent serrées en cet endroit

Le jeudi 11 mars, en me levant à 5 heures du matin, je remarquai une légère rosée. Le thermomètre mariyiait + 4", le ciel était pur, pas un souffle de briMn'sgitMhlettonffbi d?KWk^>. i.ï>^.>-r."v

Nous partîmes à 6 heures 10 pour longer, une demi-heure après, un BÎf peu élevé, appelé Zerdeb es Sfâr,, parce que le sol est couvert, aux alentours, de maigres touffes de cette gramînée.

A 7 heures, nous franchîmes encore un ravin dangereux, traversé par un sif appelé Fatiima, qui relie deux onghroud peu élevés à droite et à ganche de notre route.

A 8 heures 30, nous traversâmes une veine du gbonrd Bou Aqutm on le Père du Malheur, près duquel il nous arriva justement un accident: un chameau qui s'était mis à courir en descendant U veine, alla heurter les autres avec une telle violence, qu'il creva son teUis dont le contenu, dattes, viande sèche,

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