CHAPITRE n
6 heures, Ali avait déjà préparé le café pour tout le inonde, et à 7 heures nous quittions le bordj par un temps splendide.
Les rayons du soleil levant couronnaient d'une longue ligne pourprée Phorîzon uni du désert ; il soufflait une légère brise du nord, et je me retournai pour aspirer, une dernière fois, les senteurs parfumées des oasis des Zïban^ qui se montraient au loin comme des taches sombres parsemées dans la plaine que nous avions traversée la veille, jusqu'au pied des montagnes qui forment les limites du Tell.
Nous étions sur un plateau élevé, presque nu, tantôt argileux et sans sable, tantôt calcaire et sablonneux; comme végétation, je ne vis que quelques maigres touffes de guetef^ de harmel et de djel trèsclair-semées, que nos chameaux broutaient en marchant, sans ralentir le pas.
Vers 8 heures, nous rencontrâmes une caravane de 32 chameaux, chargés de dattes de l'Oued Rirh et se rendant à Biskra.
Peu après cette rencontre, nous entendîmes quelqu'un crier derrière nous, nous disant d'arrêter; je me retournai et, apercevant un homme seul qui courait en agitant quelque chose de blanc qu'il tenait à la main, je donnai l'ordre de suspendre la marche. C'était un jeune serviteur du cheikh Mahmoud qui m'apportait une lettre de son maître pour les gardiens du bordj de Chegga, auxquels il donnait l'ordre de me bien recevoir. Touché de la sollicitude du cheikh, dont je n'avais pas pris congé le matin dans la crainte de ^e déranger, je donnai une bonne récompense au jeune Arabe qui s'en retourna en bondissant de joie.
Vers 10 heures, nous ftmes halte, pour déjeuner, au puits de Djefer, Ce puits, creusé dans Targile, n'a ni
seuil ni coffrage ; l'eau, qui est à 3 mètres du sol, est légèrement amère, mais fraîche (17<^) et bien préférable À celle de la veille. Deux Arabes et une femme, qui y i^taient installés avant nous, furent bientôt obligés de partir pour suivre leurs chameaux, qui continuaient leur route malgré les cris et les menaces de leurs maîtres.
Notre déjeuner se composa de pain, de sardines à rhuile^ d^o^uf^ dur« et de fromage, le tout assaisonné d^un appétit fortement aiguisé par la brise fraîche du nord qui ne cessait de soufUer derrière nous.
Kous nous remîmes eA marche à 11 h^ires. A partir d^ c<^ |H>int je remarquai, outre la flore précédemment ob$^vée^ la plante tinctoriale appelée smeda et le y^tv <jst£^v|)Aiij( Mfiis<\ b^ arbrisseau de 2 à 3 mèlzes qni^ de di$tanc<^ en di$taxicte« Hiontre sa t^te au-dessus de^ antres planit»^ Cet arbrisseian pousse surtout datis W dô|>re^îon$ de terrain en forme de civette, i>À !<" ^ humide n^urrit^ en outre^ quelques lierbac^s : taritM il est disp<v^ en li^rnes allaat de Fouest À ÎVst^ suivant ainsi )e <^onrs naturel des eaux qui se dij^i^nt^ sans d^«t^ en nappes souterraines vers )^ s^lwti^ns d<» <*^ntinuiw^ très-visibîes dn côté de r<»sts d<»s <vnd«latî<>ns ^n "j^otitecsi câlines qid entoniNf^nt W otftv<»tt5es. ^V Tai snn/*nt re^marqué an ibnd dNmo d^f r^^iAn |vlns ^»^nsîbl<^. de liXX) mètres e:nTiron d^ diawtVïyv^ à t^ kîl^tn. <»n d^c^ du bordj deK]!!lie^^ lN\Nis WU^ ^^)raWî<*s <'b^robaient paisiblemcait leur >^t^«mt«t>r swv <v s<vl hTiTftid<^ à Ôi>0 mètre? de la ronte; i^ ^^>6f»arj^i ï^^ïssit^t rtif^rx fnsil, mais f avais malhearens^n>^«< 1^ v^nt <y^nfTV^ m^i, <»t i/^ Ti>ar<vHais à découvert; î^ws>«\ )^>« ^md^r^nfAs h<^t^ |>riT^T>t-ell<^ lefw vol avant t^nr» jo fns^ À pi^rtiV d<^ l<^s tiret a\'=eo quelque cihanoe