‹ Le SaharaChapitre 35 sur 194 · CHAPITRE UI · texte numérisé non relu

CHAPITRE UI

M. Doumaux-Dupéré, qui périt avec le voyageur «ntre Bhadamès et Rhât

Tout autour de l'oasis est campée la tribu nomade •des FtcCiet qui, après^la récolte, remonte jusque dans le Tell pour 7 échanger des dattes et des laines contre les grains qui lui sont nécessaires; cette tribu, ainsi que celle des Oulad Moulât^ qui formait autrefois le makhsen des anciens chefs de Touggourt, est -établie sous des tentes au milieu des sables.

Ces nomades qui, en vertu de la loi du plus fort, opprimaient autrefois la population sédentaire et lui prenaient, en échange de la protection qu'ils lui accor- -daient, la plus grande partie de la récolte de dattes, ont. été mis à la raison depuis l'occupation française; ils ne tirent, aujourd'hui, que le produit des palmiers qu'ils possèdent en toute propriété, en vertu de titres bien et dûment établis ; or leurs propriétés comprennent le quart environ des palmiers de l'oasis.

£n général, les Arabes professent pour le sultan de Stamboul (Constantinople) la plus profonde vénération, parce qu'ils le regardent comme le successeur du Prophète ; et cependant ils détestent les Turcs, •qui ont accablé d'exactions et de mauvais traitements les habitants des pays qu'ils ont occupés. On me raconta, à Touggourt, sur le compte de ces anciens dominateurs qui, du reste, n'exercèrent sur l'Oued Kirh qu'une domination passagère, plusieurs histoires ridicules dont voici un échantillon :

Une fois, un Turc et un Arabe convinrent de voyager ensemble. Le Turc se munit, pour ce voyage, d'une quantité de friandises, tandis que l'Arabe n'emporta avec lui que de la rouina faite avec de Torge. A chaque repas, T Arabe invitait son compagnon à manger avec lui; mais le Turc refusait toujours

avec mépris, en disant qu'il se garderait bien de toucher à une semblable malpropreté. Peu à peu cependant les provisions du gourmand finirent par s'épuiser, et un jour arriva où il n'eut^plus rien à manger. L'Arabe l'invita encore, et cette fois le Turc, poussé par la faim, accepta avec cérémonie. Tout en mangéant, il faisait force excuses à son compagnon, en lui disant que, s'il eût connu plutôt la rouina, il n'aurait certes jamais désiré manger d'autres mets.

Les habitants des oasis sont convaincus que les Français sont tributaires de la Porte et qu'ils ne se sont emparés de leur pajs que sur les ordres du sultan, qui a voulu les punir de leurs désobéissan ces.

Les oasis de l'Oued Rirk, et celle de T onggourt en particulier, doivent leur fertilité aux sources artésiennes qui les anrosent; mais comme ces sources sont devenues de plus en plus insuffisantes, les Arabes ont cherché et trouvé le moven d'amener k la

surface du sol les eaux des nappes inférieures ; par suilev il s*est formé ehes eux des corporations de puk$at«»r$ qui rendent les plus grands serriees.

La corporation des puisadeis de Toasis de Tougirourik dont le chet"^ actuel eist le mommè Taleb Abd el Kader« se eiMupose de 14 taiiiTtdvs;^ qui travaillent s«^t isolêMefttk aidés par W khaRsès ^fenai»s ou ouvriei^' dets^ ]p«%>faniHakvts^ Wcsi^^t^ s'^»^ soiqplesent ^ e«e«ser à setr^ srà par ^rcv«p<«^ «i^ cd^ t^« quatre ÙMÎîY^libâs. ui^a&$ ^.^ii^^Hu^ afti^ p«»r J^ k^^ascnès^^ lo«squ\! s^a^ <le ^«^oi^:er ^s^it^ «^^lia^^»^ ts ndiç^ jaaDîsr»mie. Oïsur W tr«v«^ «i^ <t«<ig^m5^i« «Ftttt ^^tiB^ astièsieii ;ttaW s^ 0^^ «tu <i^^^<fcSL p«c;t^^ !yétKt <&^»l3c^itl^ anasi

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