‹ Le SaharaChapitre 55 sur 194 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

géant chaque jour que cinq ou six dattes et une poi- ^ée de farine délayée dans de Peau^ peuvent, à un moment donné, absorber une pareille quantité de nourriture sans être incommodés.

Je leur donnai à chacun une orange et on leur servit aussi du café.

Comme je me disposais à m' étendre sur ma pile de tapis et de coussins, on m'annonça la visite de Si Mâammar, que < j^aperçus à l'entrée de ma tente, entouré de plusieurs hommes paraissant chargés. Je le priai d^entrer, et il me dit qu'il m^apportait, de sa part «t de la part de son frère^ plusieurs choses qui pourraient m^être utiles en route. En même temps^ les hommes qui étaient avec lui posèrent devant moi une douzaine de belles oranges, une centaine d^œufs, une mesure de dattes et trois poules.

Je remerciai vivement Si Mâammar de sa prévoyance, et je le priai de vouloir bien s'asseoir à côté de moi.

«—Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, me dit-il, en s'asseyant ; c'est Celui qui est plus riche que nous et à qui nous devons tout. »

Nous causâmes pendant assez longtemps de choses indifférentes, puis Si Mâammar se retira en me souhaitant bonne nuit et en me disant que le lendemain matin il serait présent à mon départ.

Le lendemain^ en efltet, je devais faire la première étape de mon voyage d'exploration, et je m'endormis en priant le Dieu unique de me donner les forces nécessaires pour supporter les rudes fatigues qui m^attendaient dans les contrées inhospitalières à travers lesquelles j'allais m'aventurer.

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