CHAPITRE I. iô
que les autres petites dunes de ces contrées. Ces veines^ dont le sable est très-humide à une faible profondeur, nourrissent^ outre Palfa, une vigoureuse végétation d'cdenda^ bel arbrisseau résineux aux longues feuilles aciculaires, lequel atteint une hauteur de 3 mètres dans certaines parties du Sahara.
A 7 heures 10, nous sortîmes des dunes pour descendre dans une profonde dépression de grès saharien quartzeux, dont Pétat de décomposition trèsavancée mè porta à croire que, pulvérisé et soulevé par un vent violent, il servait à Falimentation des dunes à'Areg edDefin, La direction de cette dépression est, comme celle des précédentes, du sud-est au nord-ouest
A 7 heures 50, nous passâmes près de cinq tentes appartenant à une nezla d^ Ovlad Amer dont les troupeaux, chameaux, chèvres et moutons, étaient épars dans la plaine ondulée, couverte de belles touffes de sfâr^ grande herbe à épis dont les animaux sont très-friands.
Comme nous cheminions paisiblement, un berger qui avait sans doute jugé, à la blancheur de mon costume, que je n'étais pas un Arabe du vulgaire, s'approcha tout essoufflé et demanda à mon guide et à Ali quel était le Sidi qui voyageait avec eux.
« — C'est un thébïh (médecin), répondit fièrement £abah.
— Dieu soit loué ! exclama le berger. Mon frère est atteint, depuis fort longtemps, de violents maux de tête; priez le Sidi de s'arrêter pour le guérir; ma femme est aussi malade^ et enfin moi-même....:^
Le berger ne put achever ; le guide l'interrompit en lui disant d'un ton assez hautain :
« — Le Sidi n'a pas de remèdes avec lui, mais il va
poorvxis de grosses couvertures de laine et son fils se contentèrent de se couvrir bernons, dont ils rabattirent le capuc) yeux.
Quant aux chameaux, que l'on avait librement, sans entraves, au milieu de tation qui nous entourait, ils vinrer s'agenouiller en ruminant à une fai bivouac.
Le lendemain 27, nous étions de) une longue bande de nuages noirs 1 du côté du sud ; le thermomètre ne degré au-dessus de zéro, il soufflait du sud -est.
Nous prîmes la tasse de café ayant chargé les chameaux, nous p 40, dans la direction du sud-ouest, plaine accidentée que la veille.
Je remarquai que les dépressî avaient une direction générale c' ouest, qu'elles étaient pierreus' parsemées de rognons de quaivégétation ; tandis que les haut neuses et couvertes d'alfa et d' quels je distinguai la petite laquelle les Arabes donnent le
D'un point plus élevé que If loin, à l'ouest et ayant une dirr que nous suivions, comme ur bordée à l'horizon par des hai-
A 6 heures 45, nous entrâm ment de veines assez élevées, f que les Arabes appellent Arv Veines de sang, à cause de 1
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r. !i;iute de 100
... mi puits dont
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., avaient d'abord
.,,,. «lue nous traver-
^ li^ sens de sa Ion-
;■;;/ J/erfc€6; elle est
,,, ;,e 100 mètres d'ald-
,; encore à découvert
i; (l'un petit oned des-
"^>prrRBi. 159
^ ;tr[buer à son alimenta-
si pas parfaitement uni, *"--. ir le sable mêlé de ma-
^ , y(.- en forme de cônes ; il
w .ji. A l'extrémité sud, des
ilie, élevés de 50 centis par groupes, sont for-
isscz friable, dont je pris
^lo pourquoi la sehkha dans
^\ions portait le nom à' El
jîi'iine fois on j trouva une
> i.s(;velie dans la vase, laquelle
une époque, qu'il n'était pas
:\Q sébkha sans courir les plus
fiit interrogé sur la forme de
jjue lui ne Tavait pas vue, qu'il
ts; au dire d'un de ses oncles,
iric un fer de lance; les femmes
nTpcine, mais les parties de la
pas pourries étaient encore si
iamais les faire brûler.
M la sébkhat d Merkeb par une
(', entre deux chaînes de dunes, et
• nos sur un sol calcaire en décom-
> un lit d'oued desséché, large de
(encaissé et de temps en temps barré
.acicn à Genève, qui a fait en 1873 un remar-
liloration botanique dans le Sahara algérien, a
r la matière noire dont il s'agit Cette analyse
<:ition suivante: silice, albâtre, très-peu de cal-
■ trganiques, sans traces de diatomacées ni fora-
\-roscope. Traces de sel marin et de chlorure de
160 DEUXIÈME PABTIE.
par des dunes peu élevées. A 9 h. 15, le lit tourne à gauche, du côté de Test, et je le perdis de vue.
A 9 h. 30, nous nous arrêtâmes pour prendre quelque nourriture; notre déjeuner se composa d'une galette cuite sous la cendre, d'œufs durs et de dattes. Nous repartîmes à 10 h. 5 ; le thermomètre marquait 38^ 5 et il soufflait une faible brise d'est.
De ce point jusqu'aux collines de Hàssi dMâmmar, que nous franchîmes à midi 40, l'on marche sur un plateau élevé, tantôt graveleux, tantôt sablonneux. Les parties graveleuses ne nourrissent que quelques maigres arbustes appelés zimeran et haégud, tandis que les parties sablonneuses nourrissent, outre une belle végétation de sfâr et d'alfa, le bel arbrisseau appelé retem et le hennat ed Djemal ou henné des chameaux^ dont ces animaux sont très-friands.
Les collines de Hassi el Mâmmar^ c'est-à-dire du Puits plein^ hautes de 15 à 20 m., abruptes et usées au point de ressembler à une mince muraille au milieu de la plaine^ s'étendent en un immense demi-cercle allant du sud au nord : elles sont formées de blocs d'un tuf d'albâtre siliceux renfermant quelquefois des débris de végétaux, et dont l'analyse donne du sulfate de chaux, de la silice pure, des silicates de fer et du calcaire en grande quantité. ^ Ces blocs sout disposés en couches horizontales très-décomposées à la surface. Ces collines sont assurément appelées à disparaître dans un temps assez rapproché, et déjà elles présentent, de distance en distance^ des solutions de continuité.
A cause de leur nom, je demandai à mon guide s'il 7 avait un puits au pied de ces collines, mais il me répondit négativement.
^ D'après l'analyse de M. Brun, pharmacien à Genève.