‹ Le SaharaChapitre 63 sur 194 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

treiue, dont j'ai fait également eesai, est loin de posséder les vertus toniques de V alcool de menthe; elle empâte la gorge et provoque la pituite.

Le vendredi 9 janvier, nous partîmes à 5* h. 40; le thermomètre marquait un degré an-dessus de zéro, le ciel était couvert dans toutes ses parties, il soufflait un faible vent d'est.

A 6 h. Vs) nous franchîmes les collines de Koudiat el Ar^^em qui s'étendaient devant nous en forme de demi-cercle ; elles sont abruptes et usées cpmme celles de Pavant-veille, et formées de grès saharien et d'al* bâtre anhydre dans un état de décomposition trèsavancée à la surface ; j'évalue leur plus grande hauteur A 25 m. Epars au pied de ces collines, je remarquai aussi, en assez grande quantité et par monceaux isolés, des rognons de calcaire noir, bitumineux ^ et polis je sais par quelles causes.

Après avoir franchi les collines, nous nous trouvâmes, à 6 h. 35, sur les bords d'une immense dépression devant laquelle je m'arrêtai saisi d'étonnement. Je me crus d'abord en présence d'une nehkha semblable à celles que j'avais déjà traversées les jours précédents, mais je ne tardai pas à revenir de mon erreur.

Le fond de cette dépresnion, partout accidenté, était, dans beaucoup d'endroits, couvert de petits culloux anguleux de grès saharien ; dans d'autres, il était très-sablonneux et nourrissait quelques touffes de sfâr, de heniia et de beaux pieds de retem de 2 A 3 mètres. Les rives, abruptes et formées des même» éléments que les collines d'el Archem, n'avaient pas de 100 m. de hauteur du côté du sud-ouest. A

prèf Tanalysc de M. Hruti, ]»harmackn k Genève.

168 DBtnaiMB partie.

Pest, je remarquai une large ouverture an milieu de laquelle deux masses rocheuses se destinaient, comme deux îles au milieu d'un fleuve ; j'aperçus une autre ouverture à Pouest

Ayant demandé à mon guide quel nom les Arabes donnaient à ce que nous voyions, il me répondit: € Cest un fleuve mort! >

* JSnfl^eiune mort! 'Ulgharghar seul pouvait avoir de telles proportions, car la rive opposée était si éloignée que j'avais peine à en distinguer les formes ; et puis, je me trouvais bien à Fouest, à 60 kilom. environ de Foued Jgfuxr^har que Doumeauz-Dupéré, mon infortuné prédécesseur, avait exploré jusqu'à Bir d AeMyay où je me rendais pour reprendre la suite de son exploration. Je me disais cela en traversant le lit desséché de l'ancien fleuve, an milieu duquel nous rencontrâmes une tombe tout firaîchement fiermée et recouverte de pierres sur lesquelles quelques branches d'arbustes, plantées par la piété des compagnons du défunt» se flétrissaient comme s^était flétrie la flore, autrefois luxuriante sans doute* de ces lieux aujourd'hui arides et désolés. La vue de cène tombe isolée au milieu de eene nature morte prv>duisit sur moi une impres;sion pénible que i*eus beaucoup de peine à chasser.

Il ne nous fallut pas moins de 4^ minutes d'une marche asss^ex rapide pour^r^^rtier la rire oppoisèe« que nous ^nravîme» avec b*aucv>up deiïorts à im endrv^ît où la peute* moins rapide* aoa* avait Mn praticable pour ttots chameacix.

Nv^us nous trv^itvàaae* eats^tite sxr ï:ï vla^oix sjibîonneux et aocideai» sur le^îwl iv*j2?jùeaiî. v-ar,^xre<tx « abs^aca:x:s* îe n<ïf(»i *rVv*:^îï^vtt:* l^ >■:« • *r à-j^ ,-Àvî- «iAÂwr* le ^"^ e« s»to«: T^rj: i>^*î j^ ^ml*w s»

Page 1