‹ Le SaharaChapitre 8 sur 194 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Oermain; vaste et solide construction, édifiée en 1849. Oe fort a la forme d'un carré long, il est construit en pierres et peut servir de refuge à toute la population européenne de la ville. Il renferme, dans une enceinte baJBtionnée qui entoure une sijperficie de huit hectares, outre de vastes et élégantes casernes, la maison du commandant supérieur et un pavillon pour les officiers. La manutention et les magasins à fotirrage sont compris dans l'enceinte du fort.

Le Nouveau-Biskra, n'est point entouré de remparts, comme le sont la plupart des cités du Tell, et la ville peut s'étendre à volonté dans toutes les directions.

Vers le milieu de la rue principale se trouve VHûtel du Sahara^ très-confortablement tenu par M. Médan^ un peu plus loin, on remarque le Cercle «de MM. les officiers, tout récemment construit.

La rue, qui n'a de constructions que d'un côté, est bordée d'arcades si bien établies, qu'à moins d'en être prévenu, on les croirait en pierres ; or, presque toutes les maisons de la ville sont en briques séchées au soleil, mais soigneusement recrépies et blanchies à la chaux; de l'autre côté de la rue, un immense square, complanté de palmiers, de cyprès, de gommiers, de lauriers-roses et d'autres essences, attire les promeneurs sous ses frais ombrages.

Les autres constructions remarquables sont : un grand marché couvert, élevé sur des arcades, avec une cour à jour au milieu; il occupe le centre d'une place entourée de maisons indigènes très-bien établies et toujours avec des arcades sur le devant ; l'église, belle construction en pierres, et la maison d'école. Un grand jardin public occupe le centre de la ville.

Un grand nombre d'indigènes se sont établis dans la nouvelle ville^ mais lenrs petites maisons à terrasse . sont généralement gracienses et par&dtement alignées.

Il existe k Biskra une école laïque mixte, très- Habilement dirigée^ depuis sa création, par M. Colombo dont le savoir^ Texpàience et la profonde counaissance du pays sont toujours au service des étrangers désireux de s^instruire; cette école est fréquentée jMff 70 enfants arabes et là français. Une école oongréganiste de âlles« dirigée par les sicurs de saint Vincent-de-Paule* est fréquentée par 30 élèves^ dont 10 petit? garçons au-dessous de sept ans et deux ou trois entants Israélites ; mais point de jeunes filles arabes, à 04iuse du caractère religieux de rétablissaient.

1 1 oxiïitc encore à Biskra xm bureau arabe, dont le ebef aetuol est M, le capitaine I^eiroid^bomme intègre, de grande expérience et de beaucoup de mérite; une jw»tiee de paix, un commissariat de police, une prison ciN-ile et un <»ara>*an^?èrail pour Acis voT-ageurs arabes.

\>e Non veau -Biîîkra forme une commune mù:te de 7(W l^me^iï environ, dont ^X> Vîuropéens ou Israélites naturalisée.

l .-es européens établie à Biskra -s'occxipemt suxtout d<^ oo«>n>oi\v^ : tissus, bimbeloterie, épicerie, comestibW, >'în> <M liqueurs : quelques-uns font le c-ommerce de^ ^rî^înv «viv l<^s \rabes dn ^ud, qui Tiennent ici f^itv^ hMirs pts^vi>»îonv : n'autres acbètent des bes&ax du 1VU |'^^^ïv 1^ iN^n^ommation du pays ; d^a3itre&, enfin. e\|vMi<^ut eu Kurope des dattes, des laines et

\ t^v iu<U^^»>es fabriquent des tapis estimés, des >><M^nouv, d«^v bnYkv oî dos ouvTi|pes en cuir: mais la.

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