Erwàhlter Kaiser. Voir à l'appendice la note G
son nom. Mais le mot « élu » était omis par ceux qui s'adressaient à lui, en partie par courtoisie, en partie parce que les anciennes règles qui présidaient au couronnement à Rome étaient oubliées ou ne survivaient que dans la mémoire des antiquaires : on ne l'appela jamais, même officiellement, que l'Empereur. La valeur d'un autre titre, qui s'introduisit à cette époque pour la première fois, est essentiellement la même. Avant Otton I", le roi teutonique s'était intitulé soit « rex )) tout seul, soit « Francorum orientalium rex », soit « Francorum atque Saxonum rex » ; à partir de 962, toutes les qualifications de moindre importance avaient été absorbées par le « Romanorum Imperator » '. Maximilien y ajouta « Germaniœ rex », ou, conformément au legs de Frédéric II ' , « Roi en Allemagne et à Jérusalem ». On a pensé que du mélange du titre de roi d'Allemagne avec celui d'empereur était sortie la formule <( Empereur d'Allemagne » ou plus correctement « Empereur allemand » ^. Mais il est plus probable que les termes « Empereur allemand » et « Empereur d'Allemagne » ne sont autre chose que des altérations préméditées
1. « Romanorum rex » (après Henri II), jusqu'au couronnement à Rome.
2. L'Empereur n'était toutefois qu'un des nombreux prétendants qui se disputaient ce royaume; ils se multipliaient à mesure que les chances de le recouvrer devenaient de plus en plus problématiques.
3. Cette dernière n'apparait qu'à une époque relativement récente. Les écrivains non allemands du xviic siècle l'appellent habituellement « l'Empereur » purement et simplement. Mais la formule « Empereur d'Almayne » se trouve sous la plume d'écrivains français très anciens.
(le la désignation officielle du souverain germanique '.
Que FEmpire dégénérât ainsi jusqu'à n'être plus qu'une simple royauté allemande, cela est hors de doute. Mais il est assez naturel que les contemporains ne vissent pas où tendaient les événements. Mainte et mainte fois, Tardent et infatigable Maximilien se proposa de reconquérir la Bourgogne et l'Italie; son dernier projet fut de régulariser les relations de la Papauté et de l'Empire en devenant pape lui-même. Les Diètes successives ne se montraient pas moins jalouses de réprimer les guerres privées, qui étaient toujours le scandale de l'Allemagne, d'améliorer l'organisation de la Chambre impériale, de rendre permanents les fonctionnaires impériaux et leur administration uniforme d'un bout à l'autre du pays. Mais pendant qu'ils discutaient, le ciel s'obscurcit et le déluge vint, qui les engloutit tous dans ses flots.
1. Voyez Moser, R/imis-cher Kmjser; Goldast, et les autres recueils de proclamations et d'édits impériaux.