‹ Le Saint empire romain germanique et l'Empire actuel d'AllemagneChapitre 62 sur 133 · Annales Quodlinb., ad ann · texte numérisé non relu

Annales Quodlinb., ad ann

•1. Henri avait déjà pénétré en Italie en 1004. '

pcul-ètre plus singulier de voir les rois transalpins s'attacher si opiniâtrement à leur souveraineté en Italie, que les Lombards tenter si fréquemment de recouvrer leur indépendance. Les premiers, en elîet, n'avaient souvent que peu ou point de droits héréditaires; le pouvoir qu'ils exerçaient cliez eux n'était pas sur; il leur fallait traverser une énorme barrière de montagnes et s'engager dans un pays où les attendaient la haine et la trahison. Mais l'étincelant appât de Rome était irrésistible et la désunion de l'Italie promettait une conquête facile. Environnés de vassaux belliqueux, ces empereurs ne rencontraient généralement aucune résistance tant qu'ils étaient là; une fois que leurs pennons avaient disparu dans les gorges du ïyrol, les choses reprenaient leur première allure, et la Toscane n'était guère plus assujettie que la France. Le vice-roi byzantin gouvernait, de Bari, l'Italie méridionale, et Rome, au lieu d'en être le centre, n'était que l'avant-poste delà puissance teutonique. Un curieux témoignage des inconsistances politiques de cette époque nous est fourni par les Annales de Bénévent, la ville lombarde, qui, placée sur les contins des deux royaumes byzantin et teuton, n'était pas plus fidèle à l'un qu'à l'autre. Elles reconnaissent ordinairement les princes de Constantinoplo * et datent de leurs règnes, mentionnant rarement les Franks, jusqu'à Conrad II; après lui, le souverain occidental devient Imperator, et le byzantin, reparais-

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