‹ Le Saint empire romain germanique et l'Empire actuel d'AllemagneChapitre 63 sur 133 · Annales Beneventani, dans Pertz, .AI. G. H · texte numérisé non relu

Annales Beneventani, dans Pertz, .AI. G. H

sant moins souvent, est VImperator Constantinopolitanus. Assaillies par les Sarrasins, déjà maîtres de la Sicile, ces régions semblaient à la veille d'être arrachées à la chrétienté, et les Romains eux-mêmes se reprenaient quelquefois à songer à la possibilité de leur retour sous le sceptre du vieil empire. Tandis que la faiblesse des Byzantins du sud favorisait l'essor du royaume normand, grandissaient les libertés des cités septentrionales en l'absence des empereurs et au milieu des dissensions des princes. Milan, Pavie, Crémone n'étaient que les premiers de tant de centres industriels populeux, dont quelques-uns se gouvernaient eux-mêmes, qui, tous, absorbaient rapidement ou repoussaient la noblesse rurale et n'appréhendaient point de montrer tumultueusement leur aversion pour les Germains.

Le règne de Conrad II, le premier -monarque de la grande race des Franconiens, est signalé par l'accession à l'Empire de la Bourg-ogne, ou, comme on l'appelle le plus souvent à partir de cette époque, du royaume d'Arles \ Rodolphe III, le dernier roi, avait proposé de la léguer à Henri II, et les États se laissèrent enfin persuader de consentir à sa réuju'on à la couronne, dont elle avait été séparée, quoique demeurant à certains ég^ards sous sa dépendance, depuis la mort de Lothaire Icr, le fils de Louis le Débonnaire. A la mort de Rodolphe, en 1032, Eudes, comte de Champagne, tenla de s'en emparer : il pé-

Page 1