Godefr. Vilerb., Panthéon, in Mur., S. R. 1., t. VII
3. Dônniges, Dcutsches Staatsrecht. penso que la couronne d'Italie, négligée par les Ottons et ceinte par Henri II, prouvait (jne l'on reconnaissait à l'Italie une nationalité distincte. Mais il semble qu'Otton I'"' ail été couronné roi d'Italie, et Muratori (Ant. Ital., Dissert. III) croit ([u'Ottou II et Otton 111 l'ont été pareillement.
TITRES ET PRÉTENTIONS DES EMPEREURS 2ol
la double couronne de l'Empire romain, « double », dit Godefroy, parce que c'était la couronne « urbis et orbis » :
Hoc quicumque tenet, summus in orbe sedet;
(|uoique d'autres soutiennent que l'union de la mitre à la couronne symbolisait l'autorité spirituelle jointe à l'autorité séculière. La couronne de Bourgogne ' ou du royaume d'Arles, acquise en premier lieu par Conrad II, était de bien moindre valeur et ne donnait qu'un pouvoir peu sérieux. Beaucoup d'empereurs ne la ceignirent jamais ; Frédéric ne la prit qu'à une époque assez avancée de son règne, et lorsqu'un intervalle de loisir ne lui eut rien laissé de mieux à faire. Ces quatre couronnes ^ sont pour les anciens auteurs le sujet de discussions interminables; ils nous disent que la romaine était d'or, l'allemande d'argent, l'italienne de fer, le métal correspondant au rang' de chaque royaume ^. D'autres veulent que celle d'Aix-la-Chapelle ait été de fer et l'italienne d'argent, et nous en donnent minutieusement les raisons. Il ne semble pas qu'on puisse douter que ce soit l'allégorie qui ait créé le fait et qu'elles étaient d'or ou^