Zedler, Universal Lexicon, s. v. Reich
3. On ne la rencontre avant l'époque de Frédéric I^'' dans aucun des documents publiés par Pertz; et c'est aussi la date que lui assigne Bœclerus dans son traité De Sacio Imperio Romano. défendant les termes a Sacrum » et « Romauum '> contre les dillamations de. Blondel.
fameux privilège de rAutriche, accordé par Frédéric dans la quatrième année de son règne, la seconde de son avènement à l'Empire, « terram Austriee qu» clypeus et cor sacri imperii esse dinoscitur ^ »; ensuite, plus tard, dans d'autres manifestes de son règne : par exemple, dans une lettre à Isaac l'Ange de Bvzance -, et dans les sommations qu'il adressa aux princes de l'aidera réduire Milan : « Quia... urbis et orbis gubernacula tenemus... sacro imperio et divae reipublic* consulere debemus ^ » ; où la seconde phrase est un équivalent qui explique la première. Employée occasionnellement par Henri YI et Frédéric II, elle l'est plus fréquemment par leurs successeurs, Guillaume, Richard, Rodolphe, jusqu'à ce qu'elle devienne habituelle à partir de (iharles lY, et, pour le peu de siècles qui restent, indispensable. Au sujet de l'origine d'un titre aussi singulier, bien des théories ont été proposées. Quelques-uns ont soutenu que c'était la continuation du style officiel de Rome et de Byzance, qui attachaient la sainteté à la personne du monarque : c'est ainsi que David Blondel, luttant pour l'honneur de la France, la considère comme une simple épithète du mot empereur, appliquée, par suite d'une confusion, à son gouvernement ^ D'autres v ont vu une signification religieuse, se rapportant à la prophétie