Goldast, Constitutionps. i. Pertz, M. G. H., leg. II
âge, les rois, dans leurs proclamations, s'appuient constamment sur leur mission divine. Le pouvoir, à cette époque violente , cherchait à justifier ses ordres, tout en les faisant exécuter, à rendre l'usage de la force moins hrutal par des appels à une plus haute sanction. On ne voit cela nulle part mieux que dans le style des souverains de l'Allemagne : ils se complaisent dans les expressions suivantes : « maj estas sacrosancta * », « imperator divina ordinante providentia », « divina pietate », « per misericordiam Dei », dont un certain nombre se sont conservées jusqu'au moment où, à l'instar do celles qu'emploient aujourd'hui d'autres rois européens, « Défenseur de la Foi », par exemple, elles devinrent enlhi plus grotesques (|ue solennelles. Joseph II, l'empereur libre penseur, était, à la fin du xvni" siècle, « Avocat de l'Eglise Chrétienne )) . « Vicaire du Christ » , (( ('hef impérial des fidèles », « Commandant de l'armée chrétienne », « Protecteur de la Palestine, des conciles généraux, de la foi catlndique " ».
Ce titre, s'il ajouta peu à l'autorité de l'Empire, semble toutefois en avoir accru la dignité et éveilla par cela même la jalousie des autres Etats, de la France en particulier. Cela n'empêcha pas, cependant, qu'il ne fût reconnu par le pape et par le roi de France ^, et, à dater du xvi" siècle, c'eût
1. <i Sa Majesté Apostolique » était le propre litre du roi de Hongrie. La cour autrichienne Fa fait revivre récemment.