Allusion aux hiérarchies célestes de Denys rAréopagite
suprême des disputes, à l'abri de l'ambition, puisque son autorité n'a d'autres bornes que l'océan. L'bomme est d'autant meilleur et plus heureux qu'il est plus libre; être libre, c'est exister pour soi-même. C'est à ce but, le plus élevé de tous, que le monarque nous conduit et que seul il peut nous conduire; les autres formes de gouvernement sont perverties ' et n'existent que pour l'avantage de quelques privilégiés; lui travaille au bien de tous sans distinction, car c'est pour cela même qu'il a été institué '.
L'histoire vient alors à l'appui de ces arguments abstraits. Depuis le commencement du monde il n'y a eu qu'une période de paix parfaite, une seule de monarchie parfaite, à savoir celle pendant laquelle est né Notre-Seigneur, le règne d'Auguste. Depuis lors, les infidèles se sont déchaînés, les rois de la terre ont levé la tête; ils se sont révoltés contre leur Seigneur et contre son élu, le souverain de Rome '\ Il prouve ensuite que la domination universelle, dont la nécessité vient d'être établie, appartient aux Romains. Dieu veut la justice, et toute l'histoire de Rome montre qu'il a voulu exalter cette ville *. Cet honneur était dû à ses vertus : une citation de Virgile est donnée en témoignage de celles d'Enée, qui par