ANALYSE DU SAINT GRAAL. XVII
le pèlerin, interrogé sur les moyens possibles d'y remédier, dit ■qu'il y avait en Judée un bon prophète qui guérissait toutes les maladies (87). C'était, dit-il, Jésus de Nazareth, fils de Marie, que les Juifs mirent à mort sous Pilate, par jalousie; nul doute que, s'il fût encore vivant, il ne guérît le fils de Tempereur. L'hôte se rendit de suite au palais et raconta ce que le pèlerin lui avait dit; l'empereur fit venir ce dernier qui confirma tous ses dires et donna sa tête en gage de la véracité de son récit.
L'empereur alors résolut d'envoyer des messagers en Judée(9l) et prescrivit, si Jésus était mort, qu'on lui apportât quelque chose qui eût touché à sa personne.
Piiate se rendit au-devant des messagers (92), les fit entrer secrètement dans une chambre et leur raconta toute la vie de Jésus, pourquoi les Juifs le haïssaient, comment il fut trahi et livré à la mort ; il leur dit qu'il remit son corps à Joseph d'Arimathie, qui l'enferma dans un cercueil de pierre, et qui bientôt après disparut (95).
Pilate offrit alors aux messagers d'assembler les Juifs dans le délai d'un mois et de leur faire avouer leurs méfaits.
Les messagers l'approuvèrent. Les Juifs se réunirent à Arimathie; Pilate leur dit ce dont il s'agissait ; les Juifs s'écrient alors qu'il est vrai qu'ils mirent Jésus à mort (97) parce qu'il se disait Roi des Juifs.
Les messagers insistent pour connaître la vie de Jésus et demandent s'ils ne possèdent rien qui lui ait appartenu (99). Les Juifs répondent que quand on le prit, tout fut jeté hors de la maison.
Enfinonappritqu'une femme, nommée Véroine(lOO),