‹ Le Saint-Graal; ou, Le Joseph d'Arimathie; première branche des romans de la Table ronde (volume 2)Chapitre 48 sur 57 · ANALYSE DU SAINT GRAAL. LV · texte numérisé non relu

ANALYSE DU SAINT GRAAL. LV

que ses parents et lui-môme venaient d'embrasser la religion chrétienne et d'être baptisés par Josèphe, le grand évêque chrétien.

Labiel en fut très-chagrin, car il connaissait le roi Evalach qui Pavait même armé chevalier de sa main; il demanda à Célidoine par quelle aventure il était venu sur ce rocher. Célidoine lui raconta comment, prisonnier de Galafre, et sur le point de mourir par sa chute du haut des créneaux de sa tour, il fut sauvé par N.-S. qui l'emporta jusqu'à ce rocher.

Labiel sourit sournoisement et dit à ceux qui étaient là : « Comme cet enfant sait déjà mentir ! » « Sire, fait un chevalier, c'est la coutume des chrétiens. » « Eh bien, dit le roi, nous le ferons revenir de sa folie. » Du reste, Labiel fit traiter Célidoine aussi bien que possible, et, quand il fut couché, il assembla ses gens, leur demanda ce qu'il devait faire de l'enfant et dit que s'il peut le faire revenir à l'ancieane loi, il lui donnera sa fille pour femme et lui laissera sa terre (502>.

Lorsque le roi fut endormi, il eut une vision ; il voyait, dans un pré verdoyant, un vase d'argile tout rempli de mottes de terre ; alentour croissaient naturellement une foule de fleurs; un serpent, jetant feu et flammes, se précipitait sur le vase, gâtait les fleurs qui l'environnaient et bientôt tout disparaissait.

A son réveil, Labiel fit venir Célidoine et les hommes les plus sages de sa cour, puis il leur exposa sa vision et leur demanda ce qu'elle signifiait ; aucun de ces derniers ne put en fournir d'explication.

Quant à Célidoine, il se dressa sur ses pieds et lui expliqua que le pré verdoyant était le monde si plein

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