PREMIÈRE PRATIQUE
rir et expliquer le livre de ses pensées ^ Il n'y a que prit- Saint, auteur des paroles inspirées, qui en comfcique l'intelligence et le sentiment : Ipse dat sapientiam lentibus et scientiam intelligentihus disciplinam 2. Loin re superflue, la prière par laquelle nous demandons la |ce de bien prier, est la plus fructueuse de toutes, puis- Ile contribue à donner aux autres leur mérite et leur bacité.
iussi trouve-t-on, en tête du Bréviaire, une formule de ^re, destinée à rappeler aux ministres de l'Eglise les Dositions où ils doivent être, et à leur obtenir les secours ^essaires pour s'acquitter parfaitement de ce devoir. |is pensons qu'il est peu d'ecclésiastiques qui négligent ia réciter ^. Cependant, comme elle n'est pas obligatoire, 1 n'empêche, si l'on craint la routine, de la remplacer une autre de temps en temps. Saint François Xavier ible avoir dit de préférence le Veni, creator Spiritus. [ prononçait ces paroles avec une telle ardeur, dit un de historiens, que sa poitrine semblait sur le point de se âpre. » Un religieux aimait à réciter avant Vêpres la 3re qu'on dit à la Messe avant l'Evangile : Mmida cor irn... ou bien le Suscipe, sancta Trinitas, qui précède le
i Christi, Pater gloriae, det vobis spiritnm sapientiae et iliuminatos :los cordis. Ephes. i. 18.
Supplicandum Domino ut venlat Agnus ex tribu Juda, et ipse librum atum dignetur aperire. Ipse est enim qui Scripturas adaperiens, accen- ; corda discipulorum , ita ut dicant : Nonne cor nostrum ardens erat ini nos, cùm aperiret nobis Scripturas ? Orig. Hom. xii in Exp. super [-m Moys.
iDan. II, 21. — Un jour que S. Romuald récitait à l'Office ce verset du urne XXXI : Intellectiim tibi dabo est instruam te; firmabo super te ios meos , il fat tout à coup éclairé d'une lumière surnaturelle, et il it l'intelligence de l'Écriture sainte avec le don des larmes pour toute 4e. Depuis ce jour, il était souvent ravi en Dieu et tout embrasé de I amour.
I Dans son Traité de l'Office divin, Grancolas censure avec aigreur cette ire, surtout les dernières paroles : Domine Jesu... Il craint qu'en acculant prière sur prière, on ne finisse par faire une préparation aussi ?ue que l'Office même. Il oublie que cette formule ne fait pas partie du viaire, que l'Église ne la prescrit à personne, et que, s'il est injuste de lui uter des actes qu'elle n'a pas faits, il est en outre ridicule de se plaindre ^avance de torts imaginaires dont on a seul la pensée. Ce qu'il dit les Antiennes à la sainte Vierge qui terminent l'Office, est encore plus bnvenant.
Canon. Un autre affectionnait particulièrement la belle lecte : Deus, cui omne cor patetK Un troisième avait ] règle, lorsqu'il récitait plusieurs Heures de suite, de ré ter avant chacune les dernières paroles de VAperi : 0 mine Jesu^ in unione,..y ou cette strophe de Tancie Hymne des apôtres au Temps pascal :
Jesu, Rex clementissime, Tu nostra corda posside, Ut tibi laudes débitas, Solvamus omni temporel.
Enfin on pourrait quelquefois , durant la retraite , exemple, lire utilement le second chapitre du troisic livre de l'Imitation, qui semble écrit à cette fin. Du reii quelque pratique qu'on adopte comme préparation, qu'on prie ou qu'on médite, on doit agir avec calme suavité, dans le seul but de s'établir dans le recuei ment, la liberté d'esprit et la ferveur nécessaires pour 1: prier.
^ s. Philippe de Néri goûtait beaucoup cette Oraison , et la disait Messe toutes les fois que la rubrique le permettait.
2 Hymn. Laud. ant. reform. Strophe que répétait souvent S. Louis trand. Vie parJ.-B. Feuillet, II, v.