‹ Le saint office considéré au point de vue de la piétéChapitre 43 sur 227 · XII, IV · texte numérisé non relu

XII, IV

.'■; *^ Kon crederemus, dit S. Augustin, si fides Christianorum cacliir Vînetueret. — Pou,r œnnaître son sentiment à cet égard, voir ce qu'i "de l'hiétoire de Jbnas, Ep. on, 6, des prodiges opérés de son temp;

les reliques de S. Etienne, Serm. xciv, xcvi, cclxxxvi, cccxix, ce

cccxxiii, cccxxiv, et De Civit. Dei, XXII, viii, x; des visions, Ep.

adEvod.et Bètract., I, xiii, 7, etc. — A l'égard, de S. Athanase, vc

Vie de S. Antoine, etc. . ...,^^.,.^^^'^. . J* Cf. s. Greg. m. Dial 1. ïi, c.'xxxVy et 1. IV, c. vu. — Ra-pproclK '\cQ passage la note que Baronius a mise à son Martyrologe, le 23 déce» ]ipàuY reprocher à Melchior Canus la témérité avec laquelle il révoqu ' doute les miracles mentionnés par le saint docteur. ^ .^ ^ Precor te , Qandide lector, dit Bollandus, citant J. Molanus, de ytyrologiiSj c. xxiii; Appendix ad Martyr ologium Usuardi, ut in hisi

sàhctorum legèndis, tardus esse velis et modestus in reprehendendo. Pi ' absis abhaereticorum ingénie, quitestibus Petro et Judâ apostolis,

Après les faits surnaturels , ce qui excitait le plus la défiance dans les leçons de rOiBce, c'étaient les Actes des Saints les plus anciens, de ceux qui ont dû succéder aux Apôtres dans la prédication de TEvaDgile et compléter leur œuvre dans les diverses contrées du monde. On n'admettait pas que l'antiquité de leur culte et la persuasion des fidèles fussent à cet égard une garantie suffisante. On demandait des témoignages d'auteurs contemporains ou du moins des premiers siècles. Dans notre pays surtout , il n'y eût guère d'église qui ne se vît contester son Apôtre ou son Patron. On eût dit que, loin de se faire honneur d'avoir reçu la foi des disciples du Sauveur, on regardait comme un avantage de n'avoir été éclairés qu'assez tard des lumières de l'Évangile.

Grâce à Dieu, ces préventions ont disparu; elles ont fait place à une plus juste appréciation des choses. On a compris quelle déférence méritent les traditions et la pratique immémoriales d'une église sur un sujet qui intéresse si vivement la foi et la piété; et plus on a pénétré dans l'antiquité ecclésiastique , plus on a trouvé de raisons à l'appui des anciennes croyances. Tout le monde convient aujourd'hui que la prophétie du Sauveur sur la rapide propagation de l'Évangile s'est accomplie à la lettre, de la manière la plus merveilleuse ^ On avoue que l'établisse-

cumqiie ignorant blasphémant. Esto hsec ant illa facta non sint fortassis : at fiei4 majora potuêre à Deo et facta aliàs. Cave igitiir ideô neges facta quia fieri non potuerint vel debuerint. Quseris nndè mihl constat fecisse Deum quidquam quod nfémoratur : nndè tibi constat non fecisse ? Nulla fuit , inquis , patrandi miraculi causa... Undè id nôsti ? Scrutatus es nempe omnia Dei consilia? Nescis, ali! nescis Cfeiiœ ejus bonitas sit et munificentia... Neque hic periculosus est error ut nesciam ortum eancti alicujus aut quodpiam ejus factum quorum qusedam etiam sacra Scriptura occuludt. Occiderit S. Georgius draConem verum an metaphoricum , quid interest ?... Act. SS. Prœf. gen. c. m, 1. 1.

^ Matth. XXIV, 14 ; XXVIII, 19 ; Marc, xiii, 10 ; Luc. xxiv, 47; Je an. xii, 23-25, 32 ; AcT. i, 8. Cf. Maceda, De céleri prepag . evang. in universo mundo. In-4S 1790,

ment du christianisme dans nos pays remonte aux premiei siècles % et l'on commence à comprendre que partout ou e formèrent des communautés chrétiennes il dut y avoi aussitôt un évêque et une hiérarchie de ministres sacrée Si la fondation de beaucoup d'églises particulières es encore enveloppée de quelques ténèbres, il faut reconnaîtr que l'on a mis hors de doute l'origine apostolique d'ui certain nombre, et qu'on n'aurait plus de prétexte pou battre en brèche d'une manière générale toutes les tradi-l tions. N'est-ce pas assez pour invoquer avec confiance, dan! chaque diocèse, les Apôtres et les Patrons que l'Églist permet d'honorer, et pour s'édifier des vertus et des mi racles que les plus anciens auteurs leur ont attribués *?

^ « Rome était dans un rapport trop immédiat , trop continuel avec \ei Gaules , pour que les prêtres et les confesseurs chrétiens n'eussent pas fréquemment passé dans cette contrée dès le premier et le second siècle. Supposez que le christianisme, qui avait déjà envahi la Germanie et l'Espagne, n'eût pas alors assez de retentissement pour que le bruit en arrivât dans les Gaules, c'est aller contre le sentiment de Sénèque, de Pline , de Tacite ; c'est fermer les yeux à la lumière de Thistoire. » Paulin Paris, Hist. litt. de la France, t. I, p. 441.

2 Tel fut toujours le sentiment des plus savants et des plus sages. « L'Église naissante, dit Bossuet, remplissait déjà toute la terre, et non seulement l'Orient, mais encore l'Occident; outre l'Italie, la province d'Espagne, lea diverses nations des Gaules (Tert. Adv. Jud. vn),la Germanie, la Grande-Bretagne, etc. » (Hist. univ., I^* p., X^ époq.) « A la suite de Rome et par elle, tout TOccident est venu à Jésus-Christ, et nous y sommes venus des premiers... Saint Pierre et ses successeurs nous envoyèrent dès les premiers temps les évêques qui ont fondé nos églises. » Disc. surVunité.— Cf. Mgr Freppel, S. Irénée , lect. m, iv, v; D. Chamard, les Églises du monde romain, 1877. Études des PP. Jésuites, 1871 sept, et octob.; Polybiblion, 1875, p. 286, 378, 553.

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