A.LM. LXVII
di similem Filiohominis vestitum podere et praecinctumzonâ aureâ. 13. Et datum est illi ut cooperiat se byssino splendentiet candido : m autem justiflcationes sunt Sanctorum. xix, 8. Et iris erat in cirîdis , similis visioni smaragdinae. iv , 3. — Prœcinctum zona aureâ, lanctorum catervâ quibus quasi vestimentis pretiosis circumdatur, Psalmista : Dominus regnavitt decorem indutus est. Pontificale. SuM,
divine grâce, elle les a distribuées en sept ordre Apôtres, les Martyrs, les Pontifes, les Docteurs, les s Confesseurs, les Vierges et les saintes Femmes, comme les sept rayons du Soleil de justice qui écl cité céleste, ou les sept dons du divin Esprit, sou toute sainteté. En y joignant la bienheureuse Vierge l'ensemble des béatitudes, le concert de toutes les : tions , la variété des vertus.
Ces sept classes de saints fournissent à l'esprit aul points de vue différents pour considérer les psaum par les diverses applications qu'elles suggèrent , for sortir la richesse des prières communes K
Ajoutons que, pour les apôtres et pour les mart] Bréviaire a deux Offices. Outre l'Office des temps ordii consacré à célébrer leurs combats, leurs vertus, leu rites , il a celui du temps pascal , où l'Eglise , tout ( à la pensée du ciel , s'applique à célébrer la gloire d jouissent auprès du Sauveur ressuscité.
Enfin , pour la solennité de ces fêtes , on distingu degrés ou trois rites : le simple, le double et le double; non que l'Eglise prétende graduer le mérite Saints et le degré de gloire dont ils jouissent, mais qu'elle juge conforme aux vues de la Providence d portionner ses actions de grâces aux services qu'elh reçus, et de mesurer les honneurs qu'elle rend à c d'eux sur l'éclat extérieur qu'il a plu à Dieu de dor ses vertus 2.
^ Psalmorum varietas aut pretiosissimo lapidi topazio aiit pulcl pavoni congrue forsitan comparatur, qui toties diverses reddunt corporis sui quoties in eis defixus fuerit oculus intendentis. Cass Psalm.
2 Voir, pour le détail, D. Guéranger, Année liturgique. Les Ec tiques trouveront dans cet ouvrage, également pieux et savant, m précieuse pour leur édification et celle des fidèles.
Nous n'avons pas parlé de la division de Tannée en emaines : périodes de sept jours qui se succèdent et se eproduisent sans interruption. On sait, et les Hymnes ropres à chaque jour le rappellent, que la semaine a été estinée dès l'origine à honorer l'action du Créateur dans îs six premiers jours du monde, et le repos dans lequel il st entré au septième. Tout en gardant le souvenir de cette estination primitive, l'Eglise chrétienne la consacre avant )ut à honorer l'œuvre surnaturelle de la régénération du monde, accomplie par le Verbe fait chair. Le dimanche,
III notre semaine se renouvelle , est le jour où le Sauveur t sorti du tombeau % et où l'Espi^it-Saint est descendu
IV les apôtres. C'est celui dans lequel la rédemption a été (shevée, et l'Eglise définitivement fondée. On peut le re-
arder comme la commémoraison de ces deux mystères : s jours qui le suivent, ou les fériés, en seront comme octave ou la prolongation *.
Le P. Louis de Grenade fait mention d'un Docteur contemplatif, li était si frappé chaque dimanche , à son réveil , de la pensée de la résurction du Sauveur, qu'il lui semblait entendre toutes les créatures du îl et de la terre s'écrier : In resurrectione tua, Christe , cœli et terra 'tentur. Brev. Off.pasc. •
2 Le mot férié a une signification rehgieuse dans l'Ancien Testament :
<B sunt ferice Domini quas vocaMtis sanctas. Lev. xxiii, 2. Le Bréviaire
tribue à saint Sylvestre l'adoption officielle de ce terme pour la langue
clésiastique , et il indique en même temps le sens qu'il y faut attacher :
^Mati et Dominici diei nomine retento , reliquos helidomadce dies Feria-
m nomine distinctos, utjam antèin Ecclesiâ vocari cœperant, appellari
]éluit; quo significaretur quotidiè clericos , objecta cœterarum reruni
iii|rd^ uni Deo vacare dehere. 31 déc. lect. VI. Ainsi, dans la pensée de
glise, il n'y a plus de jours profanes pour ses ministres : chacune de
irs journées est un jour d'allégresse et de saint repos, et l'année en-
re est comme une fête continuelle , symbole de la fête éternelle que les
is célèbrent au ciel. Saint Augustin , expliquant aux fidèles ces termes
optes par l'Église, leur recommandait de les préférer aux mots en
ige dans le paganisme : Melius de ore christiano ritus loquendi eccle-
tst'icus procedit. In Psalm. xcm, 3. Il eût voulu que les chrétiens par-
scnt toujours chrétiennement, et qu'au lieu de termes qui rappellent