‹ Le saint office considéré au point de vue de la piétéChapitre 66 sur 227 · LV. Deus noster : Elle est sanctifiée pour être à jamais son · texte numérisé non relu

LV. Deus noster : Elle est sanctifiée pour être à jamais son

domaine.

:.vii. Magnus Bominus : Elle est consacrée pour l'oblation

du divin sacrifice.

Il« NocT. — Effets de cette dédicace.

txxiu. Quàm dilecta : Elle est la maison de Dieu.

i:xxvi. Fundamenta : C'est le domaine du Seigneur et la porte du ciel.

:xxvil. Domine Deus : C'est un sanctuaire destiné à l'immolation du Sauveur et de ses membres.

IIIû NocT. — Mystère voilé sous cet emblème.

. xc. Qui habitat : C'est le ciel où le Seigneur réside et d'où il exerce sa puissance.

V. Cantate : C'est le temple spirituel que le Seigneur lélève à son Père, avec les âmes qu'il lui consacre. Viii. Bominus regnavit : C'est la cité sainte où la Majesté divine révèle ses grandeurs et exauce nos vœux.

Sur l'Office du saint Sacrement : Die Schoenheiten des Officius in Festo 'poris Christi, par le D"^ Dtiret. Wien, 1854. — Sur le Laiida Sion : christliche Kirchenlieder, par C. Smirock, Cologne, 1850. Cf. uu article M. Grange, Revue du monde cafJioli que, 10 fév. 1SG9,

Par cet exposé on voit que , loin de détourner nos pe sées de Tobjet de rOf'fice, la récitation des psaumes très propre à nous en pénétrer, et qu'aux jours de fêt( au moins, il n'y a jamais lieu de s'écarter du point de v auquel l'invitatoire et l'hymne ont placé dès le débu seulement on peut étendre plus ou moins le regard devî soi ^

Rappelons ici un avis important de la première part Pour faire des psaumes de justes applications , il faut entendre la lettre. Mais, dans l'intérêt de l'Office, no recommandons de les étudier dans le Bréviaire mêm à la place qu'ils occupent, et de ne pas se borner au se littéral, à celui qu'ils offraient dans l'Ancien Testamen le sens chrétien , celui qu'ont mis en relief les mystèi du Sauveur, le sens liturgique surtout, celui que l'Egl se propose dans l'emploi qu'elle fait de chaque psaume tel ou tel Office, est sans comparaison plus pieux et pi touchant.

Des Antiennes et des Versets.

Chaque psaume est d'ordinaire accompagné d'une a tienne, excepté aux offices de la férié et du Temps pascî où plusieurs psaumes sont réunis en groupe. Cesantienr offrent l'avantage de mettre de la variété dans l'Office de donner un peu de repos à l'esprit que pourrait lasi la continuité des mêmes pensées ; mais leur destinati principale est, dans les solennités, de tenir l'attenti fixée sur l'objet qu'on célèbre, et, dans les fêtes de moine rang ou dans les jours fériaux, de mettre en relief passages des psaumes qui touchent plus directement l'C fice, et qui sont comme la clef des autres versets ^

^ Cf. Sur la signification des psaumes de Matines , Amberger, Pastoi théologie ) t. II, 1868. — J. Fluck, KathoUsche Liturgik. Giessen , 1853- D'- Thalhofer, ErMaerung der Psalmen, 3» édit. 1871. — Probst, Bret und BreviergeheU 1868.

2 AvTC9a)V£tv, contra clamare, faire écho. — Les Antiennes sont grande partie de S. Grégoire le Grand. Ben. XIV, De Canon. IV, ii,

;, certaines antiennes ont pour objet, même au Com- 1, de signaler la qualité particulière du saint qu'on bre; par exemple, aux Vêpres des Confesseurs : 0 Boc- ... Dum esset summus Pontifex,

a voit par là qu'il y a connexion étroite et analogie estination entre les antiennes et Tinvitatoire. Celui-ci ime ridée capitale; c'est la clef de voûte à laquelle doit aboutir : les antiennes sont les idées secondaires, antes quoique subordonnées, au moyen desquelles on orte à la première toute la psalmodie. Ce sont comme iervures qui relient ensemble les diverses parties de fice.

dessous du rite double, on se contente de dire les liers mots de l'antienne avant le psaume. Celui qui •écite doit connaître assez le Bréviaire pour se rappeler atier, sur cette simple indication, le sens de l'antienne ^ncée.

lant au verset et au répons qui suivent la dernière nne de chaque nocturne, ils remplissent un rôle ana-

à celui des antiennes. Pour l'ordinaire, c'est une ition du cœur à Dieu sur le sujet de l'Office, une on jaculatoire faisant allusion à l'heure de la nuit ou )ur, ou une invitation à la louange, au remerciement, dmiration, à la demande, formant une transition natuentre la psalmodie et les leçons auxquelles on arrive \ )rès le verset, on se recueille et l'on récite à voix '3 le Pater noster. On considère la parole qu'on va lire ne un aliment surnaturel et comme une semence de et l'on demande à Notre- Seigneur qu'il dispose les 'S à en profiter : Non in solo pane vivit homo,,. Beatiqui mt et custodiunt - / . . .

malaire explique ainsi à la fois Tétymologie et l'acception de ce mot : i est iter disponens de uno orationis affectu ad alterum. De divin. Off. i psallendo divina torpent revertantur ad cor, dit un autre lltur- I — Les mêmes versets sont répétés plusieurs fois dans chaque OfiElce. les versets du le»" et du 11^ nocturne reviennent après le capitule de Après celui de Sexte, on répète ceux du II^ et du Ille nocturne, celui de None, on reprend le verset du III^ nocturne , et l'on y joint [jui doit se dire à Vêpres.

ÏATiH. IV, 4; Luc. XI, 28. — Kogare debemus Dominum messis ut

Des Absolutions , Bénédictions et Conclusions.

Les courtes formules qui suivent le Pater, l'absolut qu'un seul prononce en faveur de tous , la demande d( bénédiction, les bénédictions elles-mêmes avec la conc sion des leçons ont une raison d'être et une significat manifeste dans la célébration solennelle , où la distinct des personnes et la variété des fonctions font de l'Of une sorte de drame ou d'action dialoguée. Dans la réci tion privée, on les trouve moins naturelles. Elles s' pliquent néanmoins par cette considération que cette n tation est à la fois un mémorial et un supplément; et pour répondre aux désirs de l'Église , quand nous ne p vous nous acquitter solennellement de notre Office chœur, nous devons suppléer par l'imagination à la réal nous représentant la suite et le sens des cérémonies nous tenant unis d'esprit et de cœur à ceux de nos frè qui, plus heureux dans leur dévotion, ont la liberté donner à leur prière toute son expression liturgique.

Du reste, la pensée qui a inspiré ces formules est même à tous les nocturnes : c'est que, pour être di d'entendre la parole de Dieu et pour en tirer profit, il I avoir une âme pure et un cœur droit, et que la droiture cœur et la pureté de l'âme sont des grâces qu'on ne sau trop demander au ciel ^

L'absolution a pour objet la rémission des péchés. ] s'adresse au Sauveur. Son but est d'écarter tout obst au développement de la parole sainte. Un peu voilé premier nocturne, ce sens se montre davantage au seco et se découvre entièrement au troisième. Les bénédicti se rapportent à la sanctification de l'âme. Sauf au deri nocturne, elles se donnent expressément au nom de cha

mittat operaiios in messem suarn , ut aperiat cor nostrum in lege sué semen verbi Dei quod audituri sumus , aut volucres comedant, aut s, Buffocent , aut duritia petrae , f rustratâ radice , supplantât. Rup. De d' Off. I, XI.

^ Révéla oculos meos , et considerabo mirabilia de lege tua. Da mih tellectum, et scrutabor legem tuam et custodiam illam. Psalm.cxviii, V.

rsonnede la sainte Trinité. La conclusion des leçons, qui

varie jamais, est un témoignage d'humilité, inspiré

le caractère divin des paroles qu'on vient de lire.

Toutes ces formules sont fort pieuses, et, quoique brèves,

3S ont un sens très étendu et très profond. Dans la Vie

m saint évêque, que nous avons déjà cité ^ on remarque

il ne les prononçait jamais sans une grande dévotion,

jue souvent il s'arrêtait pour les méditer. 11 affectionnait

|tout la troisième bénédiction du II® nocturne : Ignem sui

|)ns... M. Oliei* aimait aussi à les savourer : il y trouvait grandes douceurs. « Un jour de saint Joseph, dit-il, ime je prononçais ces paroles de mon Office : Bene- " ione perpétua.,. y il me sembla que la main libérale de 1 Dieu versait avec abondance sa grâce en mon cœur, avais l'âme si remplie, j'étais si touché de tant d'amour, pendant un quart d'heure je ne pus que répéter con- ^|ellement : 0 amour! ô amour! que ferai-je pour vous? ion amour, pourquoi m'aimez- vous tant, et pourquoi de grâces 2?... »

Des Leçons 3.

au

bstir

3ilé

es leçons qui viennent à la fin de chaque nocturne ,

endent la prière proprement dite, ou les aspirations

Dieu, sans interrompre nos communications avec lui.

'3s lui avoir parlé, on l'écoute; après avoir demandé

[races, on reçoit ses avis, on médite sa parole. Attende

mi *, dit l'Apôtre à Timothée : Lisez les Écritures avec

î^co tion. Il est vrai que les psaumes sont la parole de Dieu

W'i bien que les leçons, en ce sens qu'ils ont réellement

lier

clia -Bt« Gault, évêque de Marseille. Vie par Fi\ Marchetti, xix, émoires, 1. 1, p. 261. Cf, t. V. p. 211.

Icuntur lectiones , quia leguntur, non cantantur. Durand. 5^^'^' M. IV, 13. — Scriptura sacra mentis oculis quasi spéculum opponitur ^^^J jrna nostra faciès in ipsâ videatur. Ibi enim fœda, ibi pulchra nostra ^^ cimus : ibi sentimus quantum proficimus, ibi à profectu quàm longé us. Narrât autem gesta sanctorum , et ad imitationem coràa proinfirmorum. Nonnumquam eorum etiam casus innotescit, ut et In â fortium quod imitando arripere, et rursùm videamus in lapsi- Id debeamus timere. S, Greg. in Moral, II, i; Dom, I* sept., lect, 4.

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l'Esprit-Saint pour auteur : mais dans l'Office, l'âme s* proprie les paroles du Psalmiste et les adresse à E comme l'expression de ses sentiments personnels , tar qu'en lisant les leçons, elle se les adresse à elle-même conr l'expression des pensées et des volontés divines. C'est , reste, un repos et une diversion très utiles dans la psal die. Tandis que les émotions se calment, l'esprit s'écla et de nouvelles lumières disposent l'âme à des affect nouvelles : Nonne cor nostrum ardens erat in nobis, loqueretur in via ^? ^ '

La matière des leçons est variée. A moins qu'il i qu'un seul nocturne avec un évangile propre , ce qui ar rarement, l'Office contient toujours trois leçons tirée la sainte Écriture; et si l'on excepte les fêtes solennelles en ont de propres , ces leçons se succèdent de jour en dans l'ordre des livres et des chapitres. Sauf deux ou 1 écrits peu considérables de l'Ancien Testament 2, et Evangiles, dont les extraits se lisent à la Messe, sur en Carême, et sont expliqués au troisième nocturne, les livres inspirés s'y succèdent dans une juste proport et, comme nous l'avons fait observer, chacun d'eu présente au moment de l'année le plus favorable en tirer profit ^ « Je trouve un goût merveilleux ^ ces lectures, disait un saint religieux, Jérôme d'Etie frère mineur d'Aix. Je suis ravi de voir que c'est jours Dieu qui parle, toujours Dieu qui agit, touj Dieu qui commande. Dieu qui punit. Dieu qui pardo Dieu qui récompense, Dieu qui détruit. Dieu qui rét Oh! que c'est bien là le livre de Dieu! »

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^ Luc. xxrv, 32. — Oratio fit ipsa pinguior, dùm mens recenti le saginata per divinarum rerum quas nuper audivit imagines currit. S de divin, Off. 1. 1, c. x. — Sicutignis, injccto adipe, in majores fl{ erumpit , sic orationis fervor, meditationis atque lectlonis saginâ guatus, in largissimos divini amoris aestus con surgit. Pet. Cell. Epi ep. XX.

2 Les juges, Ruth et Esdras seulement; car les Paralipomènes ralssent à la fête de la Dédicace , et le Cantique des cantiques à l'A tion, etc.

^ Voir plus haut, part, II, eh. i, et la Note VIII, à la fin lume.

Les leçons du II® et du I1I<^ nocturne ne se- lient pas nsi à celles des jours qui précèdent et qui suivent. Elles j sont pas déterminées par la saison, mais par la nature s rOffioe. Au second nocturne, si c'est un dimanche, on i un extrait de quelque Père sur le livre de l'Ecriture li a fourni les premières leçons ou sur le caractère spéil du temps où l'on se trouve. Si c'est la fête d'un saint, i a un récit abrégé de sa vie, ou un extrait de quelqu'un ! ses panégyriques. Si l'on solennise un mystère, c'est le exposition ou un éloge de ce mystère par quelque icteur. Les leçons du troisième nocturne, aux fêtes des ints comme aux jours qui ont un évangile propre, sont ujours tirées d'une Homélie des Pères sur l'Evangile K ien de plus édifiant, de plus instructif, de plusîntéresnt que toutes ces lectures.

Nous avons dit plus haut ce qu'il faut penser de ces itiques présomptueux et chagrins qui, sous prétexte de 'udence, semblaient avoir pris à tâche, par ménagement )ur l'esprit du siècle, de déconsidérer les récits que l'Éise nous fait de la vie de ses saints 2. On reconnaît aujourhui que la plupart des légendes, si témérairement ré- 'ouvées par eux, sont authentiques pour le fond et pleines î charmes pour la forme. Celles mêmes qu'on se perettait de traiter de fabuleuses, paraissent fondées, la upart au moins, sur de fortes vraisemblances. Un grand )mbre, écrites à l'époque même de la canonisation du tint, n'offrent pas seulement toutes les garanties d'exactude désirables : elles semblent encore respirer l'esprit ni l'animait et retracent d'une manière sensible l'impreson que produisaient sur ses contemporains le souvenir 3 ses vertus et la vue de son triomphe ^ Quant aux faits

* Application de la doctrine de saint Pierre : Hoc primum intellimtes quôd omnis prophetia Scripturse propriâ interpretatione non fit.

Petr. I, XX.

2 Ils sont contents, disait Bossuet, pourvu qu'ils se montrent plus îliés observateurs que les autres hommes, et ils trouvent de meilleur ins de ne pas croire tant de merveilles. Instruction sur la version de rèvoux. Cf. Honoré de Sainte-Marie, t. 11, 1. I. Dissert. 11, § 3.

^ Citons en particulier celles de sainte Scholastique, 10 fév. ; de sainte

surnaturels qu'elles mentionnent, il faut se souvenir qu s'il y a du péril à se montrer crédule devant des allégî tions sans preuve, il n'y en a pas moins dans une oppc sition systématique à des faits que l'Église respecte auxquels la gloire de Dieu et l'honneur de ses sain semblent intéressés. Ce que Fliumilité demande en pare sujet, ce que la sagesse inspire, ce n'est ni la défiance la censure : c'est une pieuse déférence et un acquiescemei docile : TJbi est humilitas, ibi est sapientia, dit l'Espril Saint \

On apprécie aussi mieux qu'autrefois renseignement d Pères. Au lieu d'exalter uniquement l'Ecriture, à Texcli sion de la tradition , on reconnaît que les saints docteui sont les meilleurs interprètes de la parole divine, que lei doctrine a pour garantie non seulement leurs lumières leur vertu, mais l'autorité de l'Eglise qui les vénère comnc ses maîtres, et qu'il est également avantageux et intéres sant d'apprendre chaque jour, de quelqu'un d'eux, ce qu' a enseigné de plus remarquable sur l'objet actuel de ne méditations et de notre culte.

Ces réflexions suffisent pour montrer l'importance cette partie de l'Office et les dispositions qu'elle demande Dieu y parle constamment à l'âme pour l'instruire et 1 sanctifier. Les leçons de l'Ecriture nous offrent sa paroi dans toute son énergie et toute sa pureté. Dans les Home lies des Pères, nous en trouvons un développement authen tique et une exposition infaillible. Dans les légendes de saints, nous voyons ses lois observées et ses conseils mi

Catherine de Sienne, 30 avril; de saint Jean Gualbert , 12 Juillet; de saini Rose de Lima, 30 août; de saint Jean Cantius, 20 octobre; de saint Mai tin, 11 novembre, etc. — Voir Guyet, Heortologia, III, iv, 3.

" ^ Prov. XI , 2. — Locutus es in visione Sanctis tuis et dixisti : Exalta"^ electum de plèbe meâ. Psalm. lxxxviii, 20. Quibus autem apparuerit 1 visu, diligunt in visione et in agnitione magnalium suorum. Ecclt. i, 15. - Cf. Prop. XX Mich. de Molinos, damnata 20 nov. 1687 : Deus numquar loquitur : ejus locutio est semper operatio. — S. Cyp. Epist. lxix , n^ 10 Sclo somnia ridicula et visiones ineptas quibusdam videri; sed utiqu illis qui malunt contra sacerdotes credere quàm sacerdoti. Quid mirum quando de Joseph fratres sui dixerunt : Ecce somniator venitf etc. - BoLLAND. Prcef. Act. SS., c. m, 32, etc.

gi pratique : Leges animatas K Toujours, par conséquent,

)us devons nous rappeler et suivre ces maximes si sages

si chrétiennes : Non te offendat auctoritas scribentis y utrûm

irvœ vel magnœ Utteraturœ fuerit, Lege humiliter, simpli-

ter et fideliter 2. Si quid inconditê atque inculte dictum lege-

doctrines da operam, linguœ veniam ^ Ne chercher que

vérité et la chercher pour la mettre en pratique. Eviter

curiosité, qui dessèche le cœur et éloigne la grâce.

Des Répons.

Après chaque leçon vient un répons qui lui sert de comément. C'est un retour de l'âme ou une élévation à Dieu jir ce qu'on vient d'entendre, ou sur l'objet de la fête*. |3 répons est à la leçon ce que l'antienne est au psaume ; ais il a un but plus spécialement pratique : il tend à înétrer l'âme de ce que l'Office offre de plus remarquable,

à suggérer à l'esprit des applications utiles^. Par sa istination, il rappelle une vérité importante : c'est qu'il a suffit pas d'entendre la parole de Dieu et d'y penser un stant; qu'il faut la retenir, la méditer, l'approfondir';

qu'après s'en être pénétré, il reste encore à la mettre en atique : Beati qui audiunt verhum Dei et custodiunt illud !

hoc scitiSy beati eritis si feceritis ea ^.

^ s. Amb. de Jos. c. i. Les vies des saints sont à l'Évangile ce que la usique chantée est à la musique notée. S. Franc, de Sales , Lett. à Varchev, Bourges. — Leges animatse et norma Vivendi. S. Amb. de Jos, i.

2 Imit. 1. 1 , V.

3 S. AuG. Ep. ad Consent, ccv, 19.

* Responsoiia : quia respondent lectionibus , lœta laetis succinente choro. JPERT. De Offic, I , XV.

^ Par exemple , ces répons des apôtres : Isii sunt triumphatores et nici Dei... Isti sunt qui viventes in carne , etc.

^ Quse audistis, cogitate; quge manducastis, ruminate : sic eritis munda imalia. S. Aua. in Psalm. cm , Conc. 19. — Quid enim prodest lectione ntinuâ tempus occupare, Sanctorum gesta et scripta legendo transcurre, nisi ea etiam masticando et ruminando usque ad cordis intima ansmittamus , ut studeamus eorum opéra agere quorum facta cupimua titare ? G-uiG. Schol. claust, 11 apud 8. Bern.

'^ Luc. XI , 28 ; Joan. xiii , 17. In cordis sinu verba oris Dei abscondius quando mandata illius non transitoriè , sed implenda opère audimus. inc est quod de ipsâ matre virgine scriptum est : Maria autem conser-

Sauf quelques Offices propres, où l'on a fait le plus d'en prunts possible aux Actes du saint, les répons sont gén ralement tirés de TEcriture; mais ils en sont extraits libn ment comme les antiennes; c'est-à-dire que souvent c trouve divers textes combinés ensemble, des mots suppr mes, ou bien ajoutés pour éclaircir et compléter le sen Un grand nombre de ces répons sont l'ouvrage de saii Grégoire *. Ils sont aisés à comprendre. Mais ce serait u travail aussi instructif qu'intéressant de faire la part c l'Ecriture et celle de la tradition, et de comparer le sei primitif des paroles inspirées dans les saints livres avec sens plus précis et plus restreint que l'Eglise leur donne

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