‹ Le saint office considéré au point de vue de la piétéChapitre 72 sur 227 · PSAUME I · texte numérisé non relu

PSAUME I

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Ce psaume ouvre le Psautier, et sert de préface à tous les autres. No Seigneur y exhorte tous ses membres à la sainteté , par cette consid tion que le vrai bonheur est dans la vertu , et que toutes les bénédicti du ciel sont assurées aux âmes justes. L'Église le place à la tête de 1 fice, et le fait répéter presque chaque jour à ses ministres , afin de bien pénétrer de l'instruction qu'il contient.

1. Ce verset énonce le sujet du psaume. Il s'applique excellemment à Notre-Seigneur, modèle des justes et source de toute justice.

S. AuG. — Beaius : La vertu ne prépare pas seulement à la béatitude, elle rend heureux dès ici- bas. — Non abiit; non stelit; non sedit.

Remarquer les progrès du vice : on se laisse corrompre, on s'habitue à la corruption , enfin on corrompt les autres. Boss.

2. Deus meus volui, disait Notre- Seigneur; et legem tuam in medio cordis mei. Pour lui ressembler, s'affectionnera la loi de Dieu ; pour s'y affectionner, la bien méditer :

Non potest fieri ut habeat mala facta, qui bonas habet cogitationes.

S. AuG.

3. Arbor bona fructus bonos facit, Matth. VII. Que de fruits de vertu a produits l'âme du Sauveur, unie comme elle Tétait à la divinité! De même, à proportion, des saints , unis au Sauveur par la grâce : Qui manet in me, hic fert fructum m,ultum. Joan. v. — In

1. Beatusvir qui non r iit in concilie impiorun-| in via peccatorum non s tit, et in cathedra pestil tiae non sedit.

3re:

2. Sed in lege Demi voluntas ejus, et in le ejus meditabitur die ac n cte.

3. Et erit tanquam gnum quod plantatum e secus decursus aquarun c(uod fructum suum dab in tempore suo 2.

^ Nous n'indiquons pas les antiennes, parce qu'elles ne sont pas 1 mêmes pour les simples confesseurs et pour les pontifes. Les unes et L autres supposent ce principe que les saints ayant vécu de la vie du Sai veur, imité ses exemples et pratiqué ses vertus, on est fondé à leur atlr buer ses sentiments et ils méritent d'avoir part à ses louanges. C'est ue conséquence dn principe énoncé dans l'invitatoire , que Jésus -Christ est] roi des confesseurs, en d'autres termes qu'il est le chef de l'Église et qu les saints sont ses membres.

2 Ruffin rapporte qu'un grand pécheur s'étant retiré dans le désert pou faire pénitence , passa un temps considérable à méditer ces trois premier versets du Psautier, les seules paroles qu'il eût apprises de la sainte Écrl ture : « Quse sibl sufiBcere dixit ad viam salutis et scientlam pietatis. » D' Vitis Patrum, 1. II, c. ix.

mpore suo : Le temps du empus omnis rei tune erit.

Et folium ejus non delet, et omnia qusecumque ciet prosperabuntur.

4. Non sic impii, non sic ; d tanquam pulvis quem rojicit ventus a facie ter-

5. Ideo non résurgent imii in judicio, neque pecca- •res in consilio justorum.

6. Quoniam novit Domias viam justorum, et iter Qpiorum peribit.

jus le, c'est le jour du jugement :

ECCLE. IJI.

Non defluet : Le juste est toujours semblable à lui-même, dans l'épreuve comme dans la prospérité; pareil à ces arbres toujours verts qui ne perdent jamais leur feuillage : Justus ut palma. Psalm.

4. L'âme qui ne s'attache pas à Dieu n'a rien qui la retienne. Emportée par ses passions, comme la poussière par le vent, elle sera enfin enlevée par la mort et roulée dans l'abîme.

5. Ce n'est pas revivre et avoir part à la résurrection que d'être chassé pour toujours de la société de Jésus et des saints.

6. Dernière raison de tout ce qui précède : Novit Dominus qui suni ejus. II TiM. II. Heureux ceux que le Seigneur considère d'un œil favorable t Malheur à ceux qui le forcent à détourner d'eux ses regards !

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