‹ Le Saint OfficeChapitre 40 sur 212 · ANTIENNES, CAPITOLES, RÉPONS · texte numérisé non relu

ANTIENNES, CAPITOLES, RÉPONS

tique pourrait mettre en pratique la plupart des avis que nous avons donnés, sans rien ajouter â son travail et à ses exercices ordinaires. Puisqu'il se fait une règle de lire et de méditer chaque matin la parole de Dieu, qui l'empêche de commencer par étudier dans l'Office les fragments que l'Eglise lui en fait réciter? Ne sont-ce pas les morceaux les plus intéressants, les plus utiles à connaître? Qui s'oppose même à ce qu'il prenne pour sujet de ses méditations les plus belles prières du Bréviaire, celles du Commun des saints , par exemple ? Voilà le moyen d'étudier et d'approfondir en peu de temps la partie inspirée de l'Office. Et pourquoi n'appliquerait-on pas la même méthode à la partie traditionnelle ou d'origine ecclésiastique, aux homélies, aux légendes? Pourquoi n'en ferait-on pas quehjuefois sa lecture spirituelle? N'est-ce pas pour nous instruire et nous édifier que l'Eglise a fait ce recueil, et pense- t-on qu'elle n'ait pas su choisir ce qui convient aux besoins de ses minl&tres? Qu'on en fasse donc l'essai, et l'on verra qu'au lieu de perdre un temps précieux, on aura trouvé, dans l'étude de l'Office, le secret de rendre utile et fructueux celui qu'on emploie à le réciter. Les prières , mieux comprises, se feront avec plus d'attention et plus de goût. En même temps qu'on s'enrichira de mérites, on acquerra une foule de connaissances aussi agréables que salutaires. Les plus beaux passages de l'Ecriture, les maximes des Pères, les traits frappants de l'hisloire de l'Eglise et de la Vie des saints se graveront dans la mémoire et pénétreront l'âme. Ainsi, tandis que l'étude de l'Office disposera à prier, la prière entretiendra les connaissances acquises par l'étude, et l'esprit et le cœur tireront de cette pratique un égal profit * . On pourra avec la même facilité acquérir quelques notions générales sur la composition de l'Office, objet principal de la science liturgique.

vinas laudes Sion non tantùm oro murmurent, sed et corde pcrsolvant, nuuquam a manibus eorum sacra Biblia deponatur. Nam ut quas legunt et canunt, discant iotelligcre, tota vita \ix sufEecerit, si tamen quid est In litteris sacrls quod totum humanus intellectus assequi posslt , aliis sub- Indè dlvitiarum fonticulis ex eodem fonte semper scaturlentibus. Conc. Colon., 1536, p. II, v.

* Voir à la fin du volume la Note VU,

Page 1