‹ Le Saint OfficeChapitre 60 sur 212 · HYMNE · texte numérisé non relu

HYMNE

Appliquer à cette hymne la règle de rimitalion : Eo spiritu débet legi quo fada est. Si vis profectum haurirc, lege hum.iiiter,simpliciler et fideliler. « Le mérite le plus essentiel de toute prière , c'est la simplicité. Il n'y faut ni art ni esprit, et les plus simples y réussissent mieux que les plus habiles ^. »

Strophe peu élégante au point de vue classique , mais d'une beauté touchante pour une âme éprise des vertus chrétiennes, qui sait voir les choses au travers des mots : In verbis verum amare , non verba, S. AuG. — « Il n'y avait qu'à prononcer le mot ae vierge ou de virginité devant Agnès pour mettre son cœur dans la joie. » Vie de la Vén. Agnès de Jésus, I, v.

L'Eglise n'hésile pas à revendiquer pour ses saints l'honneur des miracles. Elle sait que la gloire de Dieu, comme la piété des fidèles, y est intéressée, et qu'on ne saurait offrir aux âmes simples de preuve plus sensible de la sainteté de sa morale et de la pureté de sa doctrine. Signa autem eos qui cre~ diderint hsec sequentur. Marc. xvi.

Euntes renuntiate quia cseci vident, claudi ambulant, leprosi mundantur , surdi audiunt. Luc. vu.

— ViD. S. AuG. in Nalali SS. Mart.

Protasii et Genjasii, et Epist. xlix.

^ On croit que cette Hymne a été composée en l'hOnneur de saint Martin de Tonrs, le premier ou l'un des premiers honoré par l'Église comme confessenr. C'est .'i cette nouveauté que fait allusion la dernière antienne de son Office : « O sanctissima anima , quam etsi gladius persécutons non abstulit, palmam tamen martyril non amisit. » Cf. Ben. XIV, De Cunoniz . SS. 1 , 5.

* Quand la fête du saint ne se célèbre pas le Jour de sa mort , in die natali, ces deux vers sont changés, afin qu'on soit averti de cette particn» larlté dès le commencement de l'Office.

^ Mémoire du Chapitre de Lyon, 1776.

Iste Confesser Domini ', colentes Quem pic laudant popuH

per orbem , Hâc die laetus raeruit beatas.

Scandere sedes*.

Qui pi us, prudens, humilis, puaicus , Sobriam duxit sine labe vi-

tarn , Donec humanos animavit aurre Spiritus artus.

Cujus ob praestans meritum , fréquenter iEgra quaî passim jacuere

membra , Viribus morbi domitis, saluti Reslituuntur, etc.

PREMIER NOCTURNE i

Ce psaume onvi-e le Psautier, et ?ert de prd'face à tous les autres. Notre- Selgneur y exhorte tons ses membres à la sainteté, par cette considération que le Tral bonheur est dans la vertu, et que toutes les bénédictions du ciel sont assurées aux âmes justes. L'Église le place a la tête de l'Office , et le fait répéter presque chaque jour à ses ministres , afin de les bien pénétrer de l'instruction qu'il contient.

i . Beatus vir qui non abiit in concilio impiorum et in via peccatorum non stetit, et m cathedra peslilentiee non sedit.

i. Ce verset énonce le sujet du psaume. 11 s'applique excellemment à Noire-Seigneur, modèle des justes et source de toute justice.

S. AuG. — Bealus : La vertu ne prépare pas seulement à la béatitude, elle rend heureux dès ici- bas. — Non abiit; 7ion stelit; non sedit.

Remarquer les progrès du vice : on se laisse corrompre, on s'habitue à la corruption, enûn on corrompt les autres. Boss.

2. Deus meus volui , disait Notre- Seigneur; et legem tuam in medio cordis met. Pour lui ressembler, s'affectionnera la loi de Dieu ; pour s'y aiîectionner, la bien méditer :

Non potesl fieri ut habeal mala facta, qui bonus habel cogilationes.

S. AuG.

3. A7^bor bona fruclus bonos facit. Matth. vu. Que de fruits de verlu a produits l'âme du Sauveur, unie comme elle l'était à la divinité! De même, à proportion, des saints, unis au Sauveur par la grâce : Qui manet in me, hic fert fruclum mullum. Joan. v. — In

^ Nous n'indiquons pas les antiennes, parce qu'elles ne sont pas les mêmes pour les simples confesseurs et pour les pontifes. Les unes et les autres supposent ce principe que les saints ayant vécu de la vie du Sauveur, imité ses exemples et pratiqué ses vertus , on est fondé à leur attribuer ses sentiments et ils méritent d'avoir part à ses louanges. C'est une conséquence du principe énoncé dans l'invitatoire , que Jésus -Christ est le roi des confesseurs, en d'autres termes qu'il est le chef de l'Église et que les saints sont ses membres.

2 RufiQn rapporte qu'un grand pécheur s'étant retiré dans le désert poiu* faire pénitence , passa un temps considérable à méditer ces trois premiers versets du Psautier, les seules paroles qu'il eût apprises de la sainte Écriture : « Quae sibl sufflcere dixit ad viam salutis et scientlam pietatia. » De Vitis Patrum, 1. II, c. dc.

2. Sed in lege Domini voluntas ejus, et in lege ejus medilabitur die ac nocte.

3. Et erit tanquam lignum quod plantatum est secus decursus aquarum , quod fructum suum dabit in tempore suo *.

tempore suo : Le temps du Tempus omnis rei tune erit

El folium ejus non defluet, et omnia quœcumque faciet prosperabuntur.

4. Non sic impii, non sic ; sed tanquam pulvis quem projicit ventus a facie terrée.

5. Ideo non résurgent impii in judicio,nequepeccatores in consilio juslorum.

6. Quoniam novit Dominus viam juslorum, et iter impiorum peribit.

juste, c'est le jour du jugement :

, EccLE. m.

Non de fluet : Le juste est toujours semblable à lui-même, dans l'épreuve comme dans la prospérité; pareil à ces arbres toujours verts qui ne perdent jamais leur feuillage : Justus ut palma. Psalm.

4. L'âme qui ne s'attache pas à Dieu n'a rien qui la retienne. Emportée par ses passions, comme la poussière par le vent, elle sera enfin enlevée par la mort et roulée dans l'abîme.

5. Ce n'est pas revivre et avoir part à la résurrection que d'être chassé pour toujours de la société de Jésus et des saints.

6. Dernière raison de tout ce qui précède : Novit Dominus qui sunt ejus. II TiM. II. Heureux ceux que le Seigneur considère d'un œil favorable! Malheur à ceux qui le forcent à détourner d'eux ses regards I

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