CHAPITRE Vin
DévoUon à la très -sainte Vierge. — Qualité spéciale qu'elle doit avoir.— Le chapelet.— Conduite ordinaire des prêtres à l'égard de cet exercice.— Prières vocales en général.— Règles pratiques.
282. — A l'occasion de la prière vulgairement appelée le chapelet^ nous sommes heureux de payer notre tribut d'hommages à la très-sainte Vierge, et de recom-
mander à nos dignes confrères de Thonorer tous les jours de leur vie d'un culte spécial.
Jamais la dévotion à Marie n'a été aussi répandue qu'elle Test aujourd'hui ; c'est un zèle, un empressement, une ferveur, un besoin de reconnaissance et d'amour pour cette tendre Mère, dont il est impossible de n'être pas profondément et délicieusement touché. Pas de village qui n'ait l'autel de Marie bien décoré et fréquemment visité; pas de maison qui n'ait l'image de la bonne Mère ; pas de paroisse soit à la ville, soit à la campagne, où le mois de Marie ne soit pompeusement célébré.
D'un autre côté, jamais peut-être les lieux de pèlerinage où la très-sainte Vierge est honorée ne furent aussi fréquentés qu'ils le sont de nos jours. Les pécheurs eux-mêmes cèdent, en partie du moins, à l'entraînement général : s'ils n'honorent pas encore Marie d'un culte pratique et méritoire, ils se recommandent aux prières que les âmes ferventes lui adressent, et trèssouvent, sans qu'on le sache, ils implorent eux-mêmes, surtout au temps de l'adversité, la Mère de miséricorde qu'ils ont dans les cieux.
Quant aux confréries, congrégations, associations et dévotions de toute espèce en l'honneur de Marie, cela devient innombrable.
Les choses étant ainsi, et nous savons tous qu'elles sont ainsi, n'est-il pas nécessaire que nous nous laissions, nous prêtres, entraîner au courant qui entraîne tout le monde? Disons plus, n*est-ce pas à nous de le diriger, ce courant, d'y pousser ceux qui s'en éloignent, et d'entretenir l'ardeur de ceux qui cèdent à son impulsion? Quel choquant contraste ne serait-ce pas si, dans la voie qui conduit à Marie, les brebis du troupeau
devançaient le pasteur^ et st, obligé de les suivre^ il se tenait à distance et naaretiait de mauvaise gràoe! Heareiuement^ noas n'avons point à gémir sur un tel détordte. Les choses sont à leur place : les brebis se pffémpitent de tous côtés vers ta divine Bergère, mais les pasteurs sont à leur tète et dirigent leur mardbe. Courage donc, vénérables confrères^ courage! Aimons et faisons aimer tendrement Marie : nous ne savons pas tout ce qu'elle nous obtiendra en retour du zèle que nous déploi^Kms pour la gloire et Textension de son culte.
283.-^ Sans rien rétracter de oe qui vient d'être dit, qu'on nous permette de donner un conseil à nos dignes collègues relativement à la dévotion dont nous parlons. Elle est assuraient dans tous nos cœurs, cette dévotion, mais elle est loin d'y étreau môme degré, et c'est au degré suprême que nous devons nous efforeor de la &ire parvenir. Nous disons ceci non-seulement pour la sano* tification propre de nos âmes, mais encore pour l'édification générale et pour le salut des peuples dont les intérêts spirituels nous sont confiés.
Ce n'est pas une dévotion ordinaire et commune que nous devons avoir à l'égard de Marie. 6i elle n'outrepassait pas cette mesure, elle n'aurait rien de saillant aux yeux des fidèles, qui souvent en ont une beaucoup plus fervente et plus développée. Nous devons donc sans doute honorer Marie par les senthnents de n(Àre cœur et par nos dévotions particulières, mais nous de^ vons m outre manifester en toute occasion notre cèle pour le culte de cette divine Mère par nos paroles et par nos actes; nous devons surpasser tout ce qui nous enloqrapap la ferveur de notre dévotion 4 Marie j nous
devoa» dou$ faire à c^t égard une réputation particu* lièr^j de tella sort^ qua quand les peuples qui nous connaissant parleront de nos qualités ou peut-être de nos petits dé&uts, ils soient foivîés d'avouer que nous ainions tendrement la sainta Vierge» que nouis TbonoroQs d'un culte tout particulier » et que nous sommes^ sous ce rapport; nonrseulement irréprochables , omis dignes des plus grands éloges.
Nous avons cru devoir donoev cet avis pour stimuler la Serveur de certains prêtres qui aiment beaucoup Marie assurément^ qui lui sont attachés par les liens de quelques confréries, qui récita chaque jour des prières particuliàres en son honneur, mais qui, du rest«, ne font h son égard rien d'e¥traordinaire, rien qui finappe les peuples, rien qui annonce qu'ils ont en*vers cette divine Mare une dévotion transcendante.
384.^ Mais ^ dim peut-être quelque confrère, que voulez-vous donc que je fasse pour mériter cette réputation toute spéciale de prêtre zélé pour la gloire de Marie? Ri^ de plus aisé, si nous voulons y faire attention et si surtout nous avons réellement au fond du cœur un tendre amour pour cette bonne Mère.
Ainsi, par exemple, parlons très-souvent de Marie dans les conversations, et parlons-en avec Taccent de la ferveur et du dévouement à sa gloire. Engageons les pécheurs à implorer son assistance; recommandons aux pieux fidèles de l'aimer davantage; conseillons aux mères de lui consacrer leurs enfants , et aux enfants de lui adresser chaque jour une fervente prière; ayons des images, de petites médailles en son honneur, et faisons-en de fréquentes distributions.
Dans reluise ^ faisons après la visite du saint sacre*
ment une visite particulière à l'autel de la très-sainte Vierge; décorons cet autel avec une édifiante magnificence; recourons à la générosité des fidèles pour cette décoration; mutons sur pied les dames jûeuses de la paroisse pour qu'elles s'emploi^t à romement de la chapelle de Marie ; sachons faire quelques sacrifices pécuniaires^ même considérables, pour l'adiat d'une belle et très-belle statue qui frappe tout d'abord ceux qui entrent dans notre église , statue pieuse et modeste qui touche, qui attire, qui gagne les cœurs à la tendre Mère qu'elle représente.
Dans la chaire, partons souvent, très-souvent de Marie, et parions-en toujours avec une effusion de tendresse et d'amour qui annonce la ferveur de notre dévotion. Imitons les saints qui, comme saint Liguori par exemple , se faisaient une loi de ne jamais prêcher sans dire au moins quelques mots à la louange de Marie. Quand TÉglise célèbre quelque fête en son honneur, ne prêchons pas sur une matière étrangère au mystère du jour, et ne traitons pas (comme nous savons que cela s'est fait) la mort du pécheur le jour de la Nativité de la sainte Vierge, ou l'enfer le jour de son Assomption. Donnons de petits avis particuliers et fréquemment répétés pour faire honorer Marie dans les familles. Annonçons des neuvaines prépai'atoires à ses fêtes, indiquons les prières qu'il faudra réciter chaque jour pendant ces neuvaines, et disons que nous les réciterons nous-mêmes avec exactitude.
Au saint tribunal, parlons, parlons de Marie; parions-en aux pécheurs pour qu'ils l'invoquent dans leurs tentations, aux justes pour qu'ils implorent son assistance pour les pécheurs et pour eux-mêmes, à tous les pénitents enfin quels qu'ils soient, afin qu'ils cultivent
cette dévotion et qu'ils la propagent. N^entendons jamais une confession sans dire quelques mots pour faire aimer Marie.
Voilà autant de moyens d'honorer et de faire honorer cette tendre Mère; voilà comme nous prouverons que nous sommes les zélateurs de sa gloire; voilà comme nous acquerrcMis la préd^ise réputation de prêtres spécialement dévoués aux intérêts de son culte.
Dieu veuille que ces conseils soient fidèlement suivis ! Des fruits abondants de salut en seront^ n'en doutons points Tinfaillible résultat.
285. — Parmi toutes les prières qui se font dans l'Église en l'honneur de Marie ^ il n'en est point de plus généralement répandue que le chapelet. Enrichie par divers Souverains Pontifes d'une multitude d'indulgences^ prescrite, comme point de règle, dans toutes les communautés et dans tous les séminaires, adoptée par toutes les personnes qui font de la dévotion une profession spéciale, récompensée visiblement par les grâces particulières que reçoivent ceux qui sont fidèles à la réciter tous les jours, ne devons-nous pas en faire nousmêmes un article particulier de notre règlement?
En est-il ainsi? Tout prêtre est-il fidèle à la récitation quotidienne de cette excellente prière? Nous voudrions bien le pouvoir dire; mais malheureusement l'expérience nous fait à cet égard une triste révélation. Cette sainte pratique fatigue et ennuie le mauvais prêtre et le prêtre tiède; depuis longtemps elle a cessé d'être à leur usage. Le bon prêtre ne partage pas entièrement leur négligence; il est vrai; mais il s'en faut bien qu'il rédte le chapelet tous les jours; et, quand il le fait, c'est souvent avec une précipitation et une multitude de disse
traetions qui rendent cette prière à peu près infiructueuse*
C'est encore le saint prêtre qui , sur ce point oomnie sur tous les audres , nous donne l'exemple d'une constante régularité et d^una piété fervente. Le chapelet a sa place dans le cadre de ses exercices journaliers, et sans s'oUigèr par vosu à le réciter tous les jours , ce c[ue saint François de Sales lui^rmôme se repentit d'avoir fait y il trouve cependant le moyen de s'en accpiitter avec fidélité. 8'il ne peut pas toujours le réctler au pied de l'autel de Marie^ ou devant la statue de cette bonne Mère qui décore sa chambre, il fait cette récitation en allant visiter les malades ou pendant les promenades qu'il s'accorde comme délassement. Nonnieulement il la récite , cette prière, mais il la récite avec sa faveur habituelle. Placé en esprit au pied du trône de gloire que la très-sainte Vierge occupe dans le ciel y il s'unit aux anges et aux saints qui la vénèrent conune leur *" reine y et cV.st dans cette auguste compagnie qu'il lui ofi&e ses tendres hommages. Sachant les indulgences nombreuses qui sont attachées au chapelet, et que, pour les gagner, il fout nécesmirement méditer les quinze mystères joyeux, douloureux et glorieux, il se livre avec bonheur à cette méditation , et préviadt ainsi les distractions que la récitation fréquente de la môme prière ne noanquerait pes de produire.
Heureux et digne prêtre ! que Dieu btoisse ton édi« fiante ferveur! et puisses4u avoir un grand nombre d'imitateurs parmi tes confrères I
9S6. r^ Nous profiterons de cette circonstance pour dire quelques mats de la prière vopale en général. £lle est bonne, o^te prière^ elle est très4)onne sans doute,
puisque noira divin Sauveur ft pt4ft 1« peiae d'en eom^ poser une à notre usage y ei qu'il nousen a recommandé la récitation par ces mots : Sic orabitù : Pater nosterj qui es in cœlis,.,é, Mais^ il faut en convenir^ c'est surtout à l'occasion de la prière vocale que la routine est à craindre. Sachantpresque toujours par cœur oeliefS que nous récitons habituellement ^ et récitant tous les jours les mêmes ; l'attention s'émousse ^ le co&ur se refroidit, et des distractions presque continuelles en dérobent les fruits. Pour remédier à ces graves inconvénients^ void quelques règles que nous recommandons à nos dignes confrères.
1° Ne multiplions pas trop nos prières vocales. Bor* nons-nous^ par exemple^ aux prières du matin et du soir, usitées dans nos diocèses respectifs^ et aux prières requises pour gagner les indulgences attachées aux confréries dont nous sommes membres^ sauf 9 bien entendu , quelques exceptions que des circonstances par^ ticulières rendront nécessaires ou convenables K
^ Faisons une préparation toute particulière avant nos prières vocales. Puisque nous savons que les distractions y sont plus fréquentes que dans les autres^ nous devons comprendre que la préparation pieuse de notre esprit et de notre cœur est doublement nécessaire. Que de prières vocales ce défaut de préparation rend tous les jours inutiles!
3"* Imposons-nous l'obligation sévère de réciter ces prières avec beaucoup de lenteur. Un Pater et un A»e récités de cette manière valent infiniment mieux qu'un quart d'heure de prières récitées avec une inconvenante volubilité. Qu'y a-t-il pour le cœur dans ces prières
> Voyez la note qui se trouve à la Ad de et chapitre.
raiMdes et précipitées ? Méritent-elles réellement le nom de prières! Pensons-nous en les récitant aux saintes choses qu^elles expriment? Pensons-nous même quelquefois que cest à Dieu que nous les adressons, et croyons-nous qu'il s'en tienne honoré ? Si Ton nous arrêtait subitement au milieu de ce torrent de paroles, et si Fon nous disait : Que demandez-vous en ce moment à Dieu? n'aurions-nous pas besoin d'un instant de réflexion pour faire à cette question une réponse exacte? Corrigeons^ corrigeons ce défaut, et faisons-nous une loi de prononcer lentement, posément, goûtant avec le cœur ce que nous disons , et prenant le temps d'en extraire le suc de dévotion qui s'y trouve.
4^ Si nous faisons quelques prières en commun à la maison et surtout à l'Église, observons très-fidèlement la pieuse lenteur dont nous venons de parler. Quand on a contracté la mauvaise habitude de réciter à la hâte les prières vocales, on ne peut presque plus les réciter autrement. Même dans l'assemblée des fidèles, on apporte sa précipitation accoutumée, leur donnant tout naturellement lieu de penser que si l'on prie avec tant de vitesse en public, ce doit être bien autre chose encore en particulier. Que de fois nous avons entendu des prêtres et de bons prêtres prier publiquement de la sorte ! Mais que de fois aussi nous en avons entendu faire la critique par des personnes du monde !
Nous devrions savoir que, dans la foule qui nous environne, il s'en trouve plusieurs qui récitent leurs prières avec lenteur, comme nous devrions les réciter nous-mêmes, et que tous ceux-là sont fort peu édifiés d'une précipitation qu'ils se reprocheraient comme une faute s'il leur arrivait de se la permettre. Quant aux autres qui récitent leurs prières comme nous récitons
celles que nous faisons en public^ comment pouvonsnous leur en faire un reproche au saint tribunal quand ils s*en confessent , si nous les y autorisons par notre propre exemple?
5* Enfin, veillons sur notre intérieur et sur notre extérieur avec un soin tout particulier, pour écarter les distractions dès que nous nous en verrons assaillis. Interrompons un instant notre prière pour élever notre cœur à Dieu; imposons-nous quelque mortification ou du moins une attitude parfaitement modeste et respectueuse. Quelquefois même prenons le livre où se trouvent les prières que nous récitons de mémoire. C'est une expérience qui a souvent été faite avec beaucoup de succès. Telle prière que nous récitons avec une distraction presque continuelle, sera récitée pieusement et attentivement si nous la lisons de mot à mot dans un livre. La vue des caractères tracés sur le papier, a quelque chose de sensible qui rappelle la pensée des sentiments qu'ils expriment , au lieu qu'en récitant de mémoire, l'esprit n'ayant aucun objet saillant qui le captive, s'abandonne à toutes les évagations qui ne lui sont que trop naturelles.
Telles sont les règles que nous avons cru convenable de rappeler pour assurer le succès de tant de prières vocales que nous récitons chaque Jour, et dont nous ne tiiH)ns pas à beaucoup près tous les fruits qu'elles pourraient produire. Faisons notre profit personnel, sur le point si important de la prière, de ce que nous savons si bien enseigner aux autres. Glorifions Dieu par ce saint exercice , et gsu'dons-nous de l'oCPenser là même où nous venons pour l'apaiser et implorer ses grâces. Prions de manière à n'être pas réduits à dire avec vérité ce que saint Augustin disait de lui-même avec une
hiunble exagération : a Hâas ! je devieni pltis erimifMfl » par le pieux exerdce cpii devrait me rendre plas toint s » eh! qui me justifiera devant Dieu, M ntes pfièfeê B mêmes me condamnent? »
NOTE SUPPLËMENTÂmÊ
RELAtlVË Att PHIÈHES TOGALÉS DU mktt^ ET DÛ SOIR.
Nous avons étirait de ^excellent traité des Indulgences de Monseigneut BottVief , évé(|ue du Mâfls , titt tetUiû nàtûbrë dé prières auxquelles sont attachées des indulgéndes iiOfi0)f«M6s ftfftt partielles que plénières, La récitation de des prières n« demandé pas plus de temps que la prière vocale ordinaire du matin , el elles ont de plus que celle-ci, l'avantage d*être enrichies par le Saifit-^iége des fateûrs ât>iritaelles les plus abotidailtèg. Nous allons donnet la nomenclature de èëê diverêis prière» daiM VMiîé où il nous semble convenable de les plaeer. Il est oonsokntt de penser que chacune d'elles procure des indulgences partielles on plénières à celui qui les récite, ou à Tâme dil Purgatoire à laquelle il les applique.
Peut-être quelques-uns de tioà lëcteuM tlê ftOùf efont^îîs ptu convenable de substituer de nouvelles prières à celles qtil Se fMkt généralement dans chaque diocèse* 11 nous semble en e£Eèt que si cette substitution était conseillée à tout le monde , c'est-à-dire aux fidèles et au clergé , cela pourrait avoir quelques inconvéïlients ; mais en ne proposant qu'aux prêtres cette nouvelle prière vocale, et en leur recommandant de faire toujours en pubHc les prières usitées dans le diocèse , nous ne voyons plds dans itotre innova* tion que de très-grands avantages sans dangers. Du reste 4 nous désavouons d'avance notre idée si on ne la trouve pas bonne ; nous prions même instamment nos dignes confrères de n'en tenir aucun compte, s'il viennent à apprendre que leur vénérable f^ontife Ift désapprouve.
MttftlM
POUVANT COMPOSER Ia PRIÈRE VOCALE DU MATIN :
1* Là pHèté dite le îrisagion^ ^anctus, Sanctus, Sancttis Dominas DeUs esùercituuin ; plena est omnis terra ghriâ tud. Gloria Patfîy Gloria Pilio, Gloria ^piritui sancio (lÔO jours d'indulgence chaque jour. — Trois fois cette mêtne indulgence, en répétant trois foiâ les mêmes paroles, les dimanches , le jour de là fête de la sainte Trinité et lés Jdtirâ de soii octave. — Indulgence plénlère une fois par mois, si là ptiére à été dite tous les jours.— Cc^ indutgênùèi sont apptiéaUei aux âmeîs du purgatoire,)
2" VAngelus. (100 jours d'indulgertce chèque fois qu'on le récite. — Indulgence pléniéte utié fois le mois. — Non applicahles aux âmeê du purgatoire.)
3* Le têniVreatof, ou la prose tèni àdncte Spir(tus. (100 jours d'ihdulgettce. — SOO jourg lé dlmatichè dé la Pentecôte et tous les jours de l^octave. -^ Ihdulgenéé pléuiêre tme fois le ttiols. — AppUedhîes aux âmeS dû putgdtoire*)
4«' L'âéplration au tffts-galtit àacrettiôttt : lôUé et remefàU soit à tout moment le kés-saitit et âiviH àoùf èmeût / (lOO Jou« d*indnlgeii^ïe (ihâ(|tie joùi'. ■-- dOO Joùts le jeudi pendatit toute l'année , le jour de la Fête Dieu et tous les jours de l'octave. — Indulgence plénière une fois le mois i 1^ jour ^fl'Mf Veut choisir, si on a été fidèle à réciter cette aspiration. )
5* La consécration suivante au sacré cœur de Jésus ; « Moi , N. voulant, ô mon aimable Jésus! vous témoigner ma reconnaissance et réparer mes infidélités, je vous donne m«n cœur, je ma consacre entièrement à vous, et je me propose , moyennant votre secours, de ne plus jamais pécher.» (100 jours d'indulgence chaque jour. — < Indulgence plénière une fois le mois f le jour qu'on voudra choisir.)
6» Les actes de Foi, d'Espérance et de Charité. (Indulgence de 7 ans et 7 quarantaines chaque jour^ même plusieurs fois le jour si l'on /ait ces actes plusieurs fois. — Indulgence plénière une fois le mois , le jour qu'on voudra choisir, si l'on a fait ces aetes tous les jours. — Applicahles aux âmes du purgatoire, )
7° Le Salve Regitia avec les deux versets : Dignarê me laudare le, Virgosacrata; —Da mihi virtutem contra hostes tuos,— Benedictus Deus in sanctis suis.-^Amen, ( 1 00 jours d'indulgence chaque
-Mijour. — 7 ans et 7 quarantaines duupie dimanche.— Deux indulgences plénières les deux dimanches qu'on youdra choisir, si Von a fait cette prière tous les jours. — Indulgence plénière à toutes les fêtes de la sainte Vierge, à la fête de la Toussaint et à l'article de la mort, si Ton est dans l'habitude de réciter ces prières, lesquelles doivent être dites dans l'intention de réparer les outrages faits à la sainte Vierge et aux saints. )
8* La prière à l'Ange gardien : Àngeîe Det, qui autos es met, me tihi commissum pietate supemd iUumina, custodi, rege et guberna. Amen. (100 jours d'indulgence chaque fois. —Indulgence plénière une fois le mois , le jour qu'on voudra choisir, le 2 octobre et à l'article de la mort, si on a l'habitude de réciter cette prière.)
9® Le PateTf VAve et le Credo avec l'aspiration : Doux cœur de Jésus ! faites que je vous aime de plus en plus , en l'honneur du sacré cœur de Jésus. (Nombreuses indulgences partielles et plénières pour les membres de la confrérie du Sacré - Cœur. Tout prêtre doit tenir à honneur d'appartenir à cette confrérie. )
10" VAve Maria une fois, si l'on est membre de l'archiconfrérie du saint Cœur de Marie. ( Diverses indulgences partielles et plénières pour les membres de cette archiconfrérie. )
1 1^ Enfin, la prière avant la messe: Ego volo missam ceîehrare...
PEIÈRE DU SOIR.
1* La prière ordinaire du diocèse auquel on appartient.
2* Le Sub tuum , avec les deux versets mentionnés plus haut après le Salve Regina , aux mêmes intentions que le matin.
d« Enfin, la prière de l'Ange gardien : Angele Dei, comme le matin.
Il est aisé de voir maintenant que les diverses prières que nous venons d'indiquer, sont réellement excellentes en elles-mêmes et d'une convenance parfaite pour le commencement et la fin de la journée. Il ne faut pas s'effrayer de l'espèce de confusion dont on est d'abord frappé en voyant cette énumération de prières sur le papier. Quand on a pris l'habitude de les réciter, on trouve cette récitation toute simple, et, nous le répétons, elles ne sont pas plus longues que les prières ordinaires du matin et du soir.