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Qu6 de 4isQPW§ in&ucti^ux dans le§ retraites ^çclésiastjqu^s^ qua^d cm ji'p^l pa^ profoodémept coûYaincu de ce^i vérités I
Ponc^ ^Uoû3 epteod^f) la ppédi^^Uf oomme ^ c'était Jésus-Christ lui-même qui nous parlât Dem^QdOAS h i;Ueu par nn^ pri^e fervente, avapt choqua iostruQtion, la grâce de mettre à profit toutes les paroles qui yout OOH^ étvf) adi^sées; et p^ttq grè^ deôi^dop^ia ég4^ Ifmant pom* toi|& m^ con^èr^i Après Tinstruçtion, rep^ssou^la danspotreei^pt, o^éditop^-l^ soigeeu^eT ment devant Di^u et gr^vopgrla pour l'avenir dans le mér morial de notre retraita. Il arrive souvept que des prêtres djsept ^^ ce^ §aiQts jov^'s \ a Quelle exodlente rer ]» traite nouiii ^yops eue I que le prédicateur qui nou^ l'a » donnée est profond! qu'il est éloquent I qu'il connaît » biep le cœur humain ! qu'il traite bien les piatièresecr p cléisiai^tiques! 4aiuais nous n'avions; eu une si bonne j> retraite |]^ Tout cela peut être vrai à ne considérer que le prédicateur et les bonnes choses qu'il a dites ; mais Q^ouUions pas que c'est nous^ autant et plus qup lui, qui faisons les bonnes retraites, Il a bien fait son devoir, que Dieu en soit béni ! Mais avons-nous fait Iç nôtre? Voilà l'essentiel. Il a prêcbé une bonne retraite, c'est fort bien; mais elle n'est réellement bonne que si nous eu avons tiré tous les fruits qu'il attendait des ressources de son tarent et des efforts de soa zèle.
304. — lies récréatious sont périlleuses dans un temps de retraite. C'est là qu'on est exposé à perdre en quelques instants, par la dissipation, les grâces qu'on avait amassées dans le recueillement; c'est là qu'on se permet la critique du prédicateur; c'est là qu'on cessç de parier à Dieu pour se repalWe de mille frivolités ^
de mille petits riens qui remplissent l'âme et dont le souvenir se représente pendant les exercices spirituels; c'est là qu'on apprécie^ qu'on discute et que Ton censure même les mesures disciplinaires proclamées par l'évéque.
On a vu quelquefois des retraites avorter totalement à l'occasion de semblables mesures publiquement an* noncées. Quand elles n'étaient pas du goût de plusieurs, quand on prévoyait qu'on aurait à en souffrir^ quand ^ pour telle ou telle cause, on les désapprouvait, alors on émettait avec chaleur son opinion personnelle^ on s'évertuait à la faire prévaloir, on combattait ceux qui se &isaient les apologistes des règlements épiscopaux, on entraînait les indécis^ on revenait sur cette matière pendant les récréations suivantes et quelquefois hors des récréations, et la retraite, commencée dans le recueillement, finissait dans une espèce de dissipation générale. Pour cette raison, nous sera-t-il permis de prier humblement nos vénérables pontifes de renvoyer^ autant que possible, à la fin des retraites les communications qu'ils auront à faire à leur clergé, surtout quand ils pourront prévoir qu'elles rencontreront dans certains esprits quelques mauvais germes d'opposition?
Dans les récréations, imitons le saint prêtre. Il est saint dans cet exercice comme partout ailleurs; il y porte une douce gaieté, une charité qui ne se dément jamais, et un respect pour l'autorité qui édifie ceux-là mêmes qui s'en écartent. S'il se relâche un peu de la rigueur de son recueillement, c'est pour débander l'arc et non pour le rompre; s'il parle du prédicateur, c'est pour rappeler les bons conseils qu'il donne et non pour porter sur ses discours un jugement académique; s'il s'entretient avec ses confrères des nouvelles mesures
adoptées par le prélat^ c'est pour en faire ressortir Pntilité et jamais pour en faire Tobjet de ses censures. Aussi sort-il de ses récréations dans l'état de ferveur où il était avant d'y entrer, et tout aussi disposé à reprendre la chaîne de ses pieux exerdces que s'il ne les eût pas interrompus par une heure de délassement et de
305. — L'adoption d'un règlement dévie est, dans la retraite, un point essentiel. L'un des plus grands fléaux que les prêtres aient à redouter est incontestablement le défaut d'ordre. Quand un ecclésiastique renonce à la vie de règle, il n'a presque plus pour boussole que le caprice et l'inspiration du moment. Il commet une foule d'infidélités et ne fait en quelque sorte le bien que par hasard; souvent même le bien qu'il fait n'est pas à sa place. Si donc nous voulons perpétuer les fruits delà retraite, nous n'en devons passortir sans y avoir adopté un règlement de vie , ni sans avoir promis formellement à Dieu et à notre confesseur qui en tient la place, d'y être inviolablement fidèle jusqu'à la retraite prochaine.
Ne l'oublions pas : une retraite qui ne produit de fruits que pendant qu'elle dure, est une retraite manquée. Ce n'est pas pendant la retraite, ni même le dernier jour de la retraite, que nous pouvons voir si elle est bonne; c'est quand elle est passée que nous savons à quoi nous en tenir sur son mérite.
Or, pour que l'avenir ne vienne pas démentir le présent, il faut que nous formulions un règlement et que nous nous l'imposions comme une loi sévère. Dans ce règlement, nous devons fixer l'heure du lever, le temps que nous voulons donner à la méditation, l'heure habi-
tuelle de uoire messe, dea confessions^ d^ ht viÂto des m^adesi d^ Texamen particulier* de )a leeUm apifi* tuelle et des autres exercices que pratiquent les saints prêtres; nous devons n^rquer quand nous nws ooi^es^ serons et comment nous nous confesserons; nous de^ Yons noter spécialemeut œ qui regarde le jeu, Is promenade^ les voyages et les festins; nous devons mentionner tout particulièrement notre défont principal et les moyens à prendre pour le détpuwe^ Rnfin U est très-convenahle que nous oommuniquious ce r^kme^t à notre confesseur de la retraite pour qu'il l'approuve ou le modifie c(unme il lui plaim , et à notre coateaeivr habituel après la cetraîte pour qu'il nt^us aide de tout son pouvoir à l'observer avec fidélité.
306.— En retournant dans nos paroisses, nous wt» trouvons encore le danger d'un voyage. Il va sans dire qu'étajptt renouvelés par la grâce da la retraite , nous devons annoncer ce reuouv^ement par un surcroit de mode^, de recueillement et de réserve dans nos pa« rôles et dans tout notre extérieur. I^a dissipation^ qui n'était rien moins qu'édifiante quand nous allions à la retraite j, serait s^çandaleu^se quWl nous en r^enonsn Veillons donc sur uous-^mêmes avec beaucoup d'attention et faisons voir à tous nos confrères qu«, comme ^nt Paul^ nous avous mis k profit te ffwà» grâce qui nous a été accordée ; Gratta Iki m vie wom non fuit.
Une fois rendus h nos habitudes ordinaires ^ metUwsnous à l'œuvre avec un saint ?èle. Exécutons dès. le premier jour notre règlement, Notoi^s comme ime faute la plus légère infraction que nous aurons à nousrepro^ cher^ et ne manquons pas de nous en confesser comme
tfun péché réel. Motts notre cotiféSéëur de nous prêter tnain^forte et d'appuyer particulièrement sur tel ou tel point dont là lumière de la retraite nous aura découvert rimportàftcô. ïmpoiotts-nous quelque pénitence, même a*9é« sévère, quand nous avons violé sans cause légitime un des articles de notre règlement. Figurons-nous que nous sommes encore en retraite et efforçons-nous d'en prolongera ferveur. Souvenons-nous que si nous changeons, nous, les vérités qui nous auront frappés resteront immuables : VÊritcts DôniM mariet h ^têmnm , Puisque la retraite nous a ftiit goûter un bonheur pur et sans mélange, perpétuons là retraite pour que la même eâuse continue de produire les mômes effets. Enfin rendons compte de temps en temps, tous les mois par exemple, à notre confesseur de la retraite, de l^étal de notre &me depuis que nous en sommes revenus.
Cette pratique est exeéllènte, mais elle est malheureusement très-rarement observée. Quand, souS la direction d^un saint prêtre, nous avons fait une bonne retraite ) il ne demanderait p&ê mieuit assurément que de nous aider à en conserver les fruits par des rapports épistoiâireâ; ce serait pour lui une douée consolation, et pour nous un avantage toapprécîâble. Quel bonheur sî> vivant de la sorte jusqu'à la prochaine tetraîte, noos venions y puiser de nouveau des ^ftees plus dbôn^ dantes encore !
307. |-^ Le temps étant bien long d'une retraité h l'autre ) et pendant cet intervalle, la pente feu relâchement se faisant bientôt sentir, les maîtres de la vie spiritueUe ont conseillé ^ et les saints prêtres observent avec fidélité une pratique très-avântageuse que nous
croyons devoir indiquer en terminant ce chapitre. Cdte sainte pratique est connue sous le titre de Retraite du mois y et Ton s'y propose non-seulement de se retremper dans la retraite^ mais encore de se préparer à la mort Voici la manière dont elle se fait^ telle qu'elle est consignée dans un ouvrage lithographie^ intitulé Plan d'une vie sacerdotale :
a La veille du jour que j'aurai choisi pour la retraite du mois f avant le souper, visite au saint sacrement pour demander à Notre-Seigneur la grâce de bien faire cette retraite;! récitation du Veni Creator et de V Ave Maria; prière à l'Ange gardien et au saint protecteur que j'aurai choisi; récitation du chapelet dans la même intention.
D — Le lendemain^ me lever avec promptitude et ferveur en union des réveils de Jésus-Christ.
» — A la sainte messe ^ communion en esprit de viatique; pendant l'action de grâces , rénovation des promesses cléricales et méditation sur la principale cause de mon relâchement.
» —Pendant la journée, ime plus grande fidélité dans les exercices de piété; la lecture spirituelle dans ce Plan de vie (c'est l'ouvrage d'où nous avons extrait cette méthode). Je déterminerai après cette lecture quelque point particulier auquel j'aurai été plus infidèle et auquel je m'appliquerai pendant le mois suivant. Enfin visite au saint sacrement et préparation à la mort.
x> Voici les principaux actes de cette préparation à laquelle je ne manquerai jamais , tels à peu près qu'ils se trouvent dans le Manuel de piété à l'usage des séminaires^ où je trouverai en même temps des règles plus détaillées pour la retraite mensuelle :
» !<" La méditation pendant une demi-heure ou une heure des points suivants : Qu'est-ce que la mort? —
Quelle a été ma vie passée par rapport à la mort? — Comment voudrais-je avoir vécu à Theure de la mort? — Quels moyens dois-je prendre pour me procurer une sainte mort?
» 2"* L'acceptation de la mort par les motifs de soumission à la volonté divine, de pénitence, de religion, etc., qui sont propres à cet acte.
» 3" Une prière fervente pour demander à Dieu la grâce de bien mourir.
» 4** La lecture de quelque partie au moins des prières de TExtréme-onction et de la recommandation de rame. »
Daigne le Dieu de toute miséricorde répandre la plénitude de ses dons sur ceux qui liront ce chapitre, et leur accorder la grâce de s'en souvenir avec fruit pendant les retraites qu'ils auront le bonheur de faire !