‹ Le Saint rosaireChapitre 3 sur 76 · LE ROSAÎRE ET LA CONCURRENCE · texte numérisé non relu

LE ROSAÎRE ET LA CONCURRENCE

Au temps du Pape Benoit XITÏ, les fidèles non contents de bénéficier des avantages attachés au chapelet de sainte Brigitte, s'avisèrent de l'opposer au Rosaire. C'était provoquer un rappel à l'ordre de la part du Chef de l'Eglise. En effet, le 13 avril 1726, le Souverain Pontife ajoutait au Rosaire, autant d'indulgences que pouvait s'en prévaloir le chapelet de sainte Brigitte. La piété se trouvait ainsi ramenée au sens de la mesure.

On se rappelle que tout récemment encore on faisait une réclame aussi bruyante qu'indiscrète autour du chapelet des Croisiers, dévotion utile, à con-

. . nec alise coronae cujusvis formée, Rosarii nomine nppellentur. Ubi primum.? 2 oct. 1898.

dit ion de rester aussi dans ses propres limites. Malheureusement pour elle, on voulut l'en faire sortir, de façon à jeter dans l'ombre, les avantages immensémenl supérieurs de la grande prière de l'Eglise à Marie. On menait surtout grand tapage au sujet de ses indulgences que l'on gagne "sans être à la peine de méditer." Le moment était bien mal chois: pour revendiquer le privilège de ne point méditer, attendu que Léon XIII s'évertuait alors précisément à nous montrer dans la méditation du Rosaire, un moyen providentiel et populaire de combattre le pire fléau de la foi, l'ignorance religieuse.

Cela dura quelque temps, jusqu'à ce que, à l'exemple de Benoit XIII, Pie X, le 12 juin 1907, permit aux associés du Rosaire, de gagner à la fois, par une seule et même rêcitation} et les indulgences de leur propre Confrérie, et les 500 jours attachés au chapelet des Croisiers. Sans heurt, sans secousse, Uv question était réglée.

L'Eglise — il faut y compter — ne peut qu'être fidèle à elle-même et à son passé. S'il y a dans son sein, la hiérarchie des pouvoirs, il y a aussi la hiérarchie des dévotions, et il serait déraisonnable de s'attendre à ce qu'elle en laisse impunément remanier ou bouleverser l'ordre, au gré des caprices de l'heure.

Fait étrange qui suggère de bien pénibles réflexions : combien ne se sont pas encore rangés sous la bannière de Notre-Dame du Rosaire, en dépit de ce que la Mère de Dieu elle-même et le Vicaire de Jésus-Christ devaient faire pour les y amener.

Le Rosaire et Notre-Dame de Lourdes.

C'est le 12 avril 1840, que le Père Lacordaire rétablissait l'Ordre des Frères Prêcheurs en terre de France qui avait été son berceau. Le Rosaire y rentrait avec lui.

En 1858, à Lourdes, non loin de Prouille où le bienheureux père Dominique avait exercé de préférence, son fécond apostolat, une jeune fille de quatorze ans vit tout-à-coup se dresser devant elle, une apparition d'une incomparable splendeur.

"Au milieu d'un nuage couleur d'or, une dame "jeune et belle, belle surtout comme je n'en avais "jamais vue, vint se placer à l'entrée de la grotte, "au-dessus du buisson.... Elle avait l'air d'une "jeune fille de seize ou dix-sept ans. Elle était "vêtue d'une robe blanche serrée à la ceinture par "un ruban bleu glissant le long de la robe. Sur la "tête, un voile également blanc et laissant à peine "apercevoir ses cheveux, retombait jusqu'au des- "sous de la taille. Les pieds était nus, mais couverts par les derniers plis de la robe, si ce n'est à la "pointe où brillait sur chacun d'eux, une rose d'or. "Elle tenait à son bras droit, un chapelet à grains "blancs, dont la chaîne d'or était luisante comme les "deux roses des pieds. . . . Aussitôt elle me regarda, "me sourit et me fit signe d'approcher comme si "elle avait été ma mère." Paroles de Bernadette.

"Le premier jour de l'apparition, elle apprit à "l'enfant à faire dignement et pieusement le signe "de la croix, et, prenant dans la main, le chapelet

"qui auparavant pendail à son bras, L'encouragea "par son exemple, à la récitation du Saint Rosaire; "ce qu'elle fit encore au cours des autres apparitions." Bréviaire. Office de Notre Dame de Lourdes.

En choisissant pour la former à la récitation de sa prière préférée, Bernadette Soubirous, une petite fille pauvre, maladive, ignorante, n'ayant même pas à quatorze ans, fait sa première communion, Marie proclamait hautement ce que l'Eglise ne cesse aujourd'hui de répéter : que *<ni Rosaire bien compris, s'il soutient l'essor des âmes les plus hautes, convient également aux pauvres, aux ignorants, à cette grande armée des humbles qui occupent ici-bas la dernière place, mais la première, à coup sûr, dans le Cœur de leur Mère du Ciel.

"Le Rosaire, prière catholique par excellence, "car, c'est la prière de tous: du savant et de ceux "qui ne savent pas lire ; du pécheur repentant et du "saint consommé dans la vie surnaturelle. Prière "chrétienne entre toutes, car, c'est une prière fili- "ale, Ave Maria, Pater noster — Notre Père, notre "Mère. Ali ! je ne m'étonne plus de la force de "cette prière contre l'hérésie: l'hérésie ne connaît "pas l'esprit filial." Mgr d'Hulst, 1 oct. 1871.

"Recourez souvent au Rosaire. La preuve que le "Maître vous aiuic, c'est qu'il vous envoie à sa "Mère." Td. 30 sept. 1889.

Consacrée par la présence de l'Immaculée Conception, la grotte de Lourdes fut pour son Rosaire,

une terre de résurrection. On ne se méprit pas sur le sens des visites de Marie à la voyante : oui, comme vient de le dire Mgr d'Hulst. "Dieu nous aimait encore puisqu'il nous envoyait à sa Mère. Apres avoir érigé une somptueuse basilique à la gloire de l'Immaculée Conception, la piété des fidèles voulut construire au pied du rocher des miracles, une seconde église plus vaste encore que la première: l'église du Rosaire. Le plus beau privilège de Marie ne pouvait être célébré dignement que par sa plus belle prière.

Cette nature bouleversée, ces régions pleines d'effroi de Massabielle où le démon exerçait jusque-là un étrange empire, vit le pied de l'Immaculée écraser encore une fois la tête du Serpent. Là où avaient retenti les blasphèmes de l'Enfer, accourront de tous le*' points du monde, des multitudes immenses qui la béniront comme elle n'a jamais été bénie. Et c'est au murmure du Rosaire éveillant dans les airs, des échos du Ciel, que Marie descend encore aujourd'hui dans la grotte et y prodigue aux âmes comme aux corps, les faveurs sans nombre de son auguste et maternelle bonté.

Léon XIII, arrivé au terme de sa lumineuse et féconde carrière, et qui avait tant fait pour restaurer dans l'univers catholique, le culte du Rosaire, saluait en termes émus, dans son encyclique Parta humano GENERi., du 7 septembre 1901, la consécration de ce nouveau sanctuaire, comme la splendide image matérielle de cet autre monument — immatériel celui-là — qu'au prix de longs et patients efforts, il

avait su dresser dans le cœur des vrais dévots à Marie.

0 vous, Vierge Mère, ô vous Mère Immaculée,

Vous, blanche à travers les battements d'ailes des anges,

Qui posez vos pieds sur notre terre consolée.

Le Pape, comment a-t-il été obéi?

A vingt-trois reprises différentes, 1 Léon XIII avait élevé la voix pour montrer dans cette dévotion, la prière du particulier, la prière de la famille, la prière de la société, la prière de l'Eglise entière. Il nt se contenta pas de la recommander, il ordonna en vertu de sa suprême autorité, que chaque chrétien lui fît dans sa vie, la place d'honneur qui seule lui revient. Il est inouï, dans l'histoire de l'Eglise, qu'un Pape ait jamais parlé et écrit pour une dé-

1 Voici par ordre de date, ces vingt-trois documents pontificaux :

Sept. 1:

Dec. 24:

Août 30:

Août 20 :

Dec. 22:

Août 26:

Oct. 31:

Sept. 11 :

Sept. 20 :

Août 5 :

Août 15 :

Oct. 15:

Supremi.

Salutaris.

Superiore.

Inter.

Quod auctoritate

Post éditas.

Piu volte.

Inter densas.

Vi è ben noto.

Diuturnis.

Quamquam.

Dall'alto.

Sept. 22 :

Sept. 7:

Sept. 8:

Sept. 8:

Sept. 5:

Sept. 20 :

Sept. 12 :

Sept. 5:

Oct. 2:

Août 29:

Sept, 7 :

Octobri'.

Magnœ.

Lœtitia?.

Jucunda.

Adjutricem.

Fidentem.

Augustissimœ.

Diuturni.

Ubi primmu.

In eâ.

Parta.

votion, comme Léon XIII devait le faire pour le Rosaire. A-t-il été compris? A-t-il été obéi? A quoi ont abouti ces efforts persévérants, ces accents pressants du Chef de l'Eglise, si touchants et si éloquents échos de l'apparition virginale de Lourdes? A une magnifique floraison de piété pour Marie, d'une part, tandis qu'ailleurs, — c'est luimême qui nous en fait la confidence attristée — "la semence de la divine parole, à raison de la dureté des cœurs, était piétinée et étouffée.

Elle se heurta, faut-il dire, à l'indifférence, à la légèreté, au parti pris, à la vanité, à la paresse d'esprit qu'effraye l'effort réclamé par un instant de méditation, au prurit du nouveau. Toutes ces petitesses bousculées par les appels vibrants et vigoureux, tombés de la Chaire de Vérité, se liguèrent spontanément pour opposer au Rosaire, une résistance qui devait aller jusqu'à prendre les allures brutales de la révolte : "piétiné et étouffé'' selon le mot de Léon XIII.

Le Rosaire et la Routine.

Dans notre pays, on n'alla certes pas jusqu'à adopter cette déplorable attitude, mais, il y eut aussi résistance, la résistance d'inertie : on fit la sourde oreille. Tout en tenant compte des efforts tentés et des magnifiques progrès réalisés, il faut reconnaître que le Rosaire est encore loin d'avoir parmi nous, la place qui lui convient, et, de droit, lui revient. La routine est son pire ennemi, et elle est

restée maîtresse du terrain dans une mesure qui afflige encore plus qu'elle n'étonne. "Le simple chapelet est assez bon pour moi" voilà une façon assez commune de vous taire entendre que l'Eglise a parle' en vain ; que les 225 Diplômes, Constitutions, Décrets émanés de 42 sur 44 Souverains Pontifes qui se succédèrent depuis Sixte IV (1478), et dans lesquels ils exaltent le Rosaire, sont restés pour eux, lettre morte ; que les 23 Encycliques et Décrets du grand Léon n'ont pas réussi davantage à déconcerter la sérénité triomphante de ces forçats de la routine. On ne veut pas de changement, et ... on ne changera pas. C'est donc, transporté dans le domaine de la dévotion, le fameux sens privé des Protestants, et, dans cet ordre de choses, — pas plus que les Protestants — on ne fera à l'Eglise, l'honneur de lui obéir.

Le Rosaire et la Fausse Spiritualité.

L'ignorance pourrait être alléguée comme excuse pour la niasse : soit. Mais, il y a une certaine catégorie de personnes en faveur desquelles il serait plus difficile de plaider les circonstances atténuantes. I ne de leurs caractéristiques, est une singulière obstination à substituer leurs vues personnelles aux directions formelles, catégoriques, impérieuses de l'Eglise ; s'excommuniant ainsi de cette profusion de grâces, représentée par la prière catholique à Marie, le Rosaire, auquel elles n'accorderont tout au plus que ce qu'elles ne peuvent décemmenl lui refuser

dans les offices publics du culte. Elles iront peutêtre jusqu'à se considérer néanmoins comme planant dans les hauteurs de l'union à Dieu et favorisées d'états d'âme extraordinaires. N'allons pas accorder trop facilement créance à ces ascensions. Quel est le confesseur qui n'a pas été aux prises avec cette spiritualité inquiète qui décore du nom de direction, un débordement de verbiage dont les lignes fuyantes, décousues, tourmentées semblent plutôt révéler la nature chaotique d'un cauchemar qu'un phénomène de grâce.

La véritable piété à Marie, celle des dévots du Rosaire, n'a pas de ces exaltations fébriles, de cette loquacité intempérante des âmes vides. Elle est simple, autant que solide et profonde : c'est son caractère distinctif ; elle n'attire pas autrement l'attention. Elle n'a pas de ces problèmes insignifiants autant qu'enchevêtrés et tapageurs dont est prodigue la piété de surface. C'est qu'elle va à Dieu, non par un chemin à elle, mais par le chemin de l'obéissance à l'Eglise, simplement, à cœur ouvert, en droite ligne, à l'exemple de sa Mère qu'elle prie. Voilà le secret de sa tranquilité comme de sa force.

Le Rosaire et les Petites Dévotions.

A la place du Rosaire qui devrait être si bien connu, si cher à tout cœur catholique, on a voulu adopter de petites dévotions, de petits exercices qui ont été approuvés il est vrai, mais pour une certaine catégorie de personnes seulement. Chez ceux qui

sont supposés être un peu avances dans les voies de Dieu, Lesquelles sont aussi les voies de sa Mère, ils détonnent comme un irritant contresens, ainsi que le ferait un jouet d'enfant aux mains d'une personne adulte.

Parlez-leur du Rosaire, au sens de l'Eglise, ils se renferment dans un mutisme qui n'a rien de bienveillant. Mais qu'il soit question de certain petit chapelet, de certain petit exercice, aussitôt ils prennent feu, roulent des yeux d'extase. Ils le recommandent à tous, plaident sa cause auprès des simples, avec une ardeur qui les fait s'étouffer d'admiration, rugir d'enthousiasme: le Ciel, vraiment, est au bout de ces petites pratiques qu'ils prônent, et, à défaut de la parole du Pape, croyez la leur, oh ! croyez-la.

"M'est avis que les dévotions sont en train, en ce 'moment, de faire grand tort à la dévotion. Nos 'pères qui peut-être nous valaient bien, avaient 'une piété beaucoup plus simple que la nôtre : ils 'connaissaient un scapulaire, celui du Mont-Carmel ; 'un chapelet, celui de saint Dominique." Annales religieuses du diocèse d'Orléans.

Le Vrai Rôle des Petites Dévotions dans l'Eglise.

Je ne voudrais pas me donner, fût-ce la plus légère apparence de m 'insurger contre les petites dévotions comme telles. L'Eglise — et c'est tout dire — les approuve ; sous la condition expresse

toutefois, qu'elles ne sortent point de leur rôle qui est de préparer et d'encourager les débutants à la pratique des grandes. Si elles tentent de les remplacer ou de les détrôner, de se hisser dans l'âme des fidèles, à une place qui ne leur appartient pas, c'est un désordre contre lequel l'Eglise est la première à protester. Encore moins en religion qu'ailleurs, nous est-il loisible de mettre sur le même pied, 1? capital et l'accessoire, l'essentiel et le secondaire, le porche du temple et l'autel.

Que le lecteur me permette de lui faire voir cette vérité dans un exemple à point, le Rosaire Vivant. Institué à une époque où les pratiques de piété avaient sombré dans les ruines de la Révolution Française, ses minimes obligations se réduisaient à la récitation d'une dizaine de chapelet par jour, accompagnée de la méditation d'un mystère, en union avec quatorze autres personnes, de façon à parfaire le Rosaire entier. Comme l'on voit, le fardeau n'était pas de nature à terrifier; mais l'Eglise aussi patiente que sage, y vit un moyen de ramener petit à petit, les fidèles au grand Rosaire, sous sa forme traditionnelle et complète. Ce n'était donc là qu'un procédé de transition, un régime provisoire de convalescence dont étaient appelés à bénéficier, les enfants et les âmes peu solides en piété qu'auraient rebutées des prières en apparence trop difficiles.1

1 .... hanc devotionem Rosarii Viventis non esse nisi tyrocinium ad completum Rosarium .... nihil aliud quam aditus ad confraternitatem SS. Rosarii propriè dietam .... pro pueris puellisque ad recitationem SS. Rosarii assuefaciendis. pro personis in pietate adhuc debilibus. .... Acta SS. Ros. vol. 1, n. 369.

Le rôle des petites dévotions est clairement délimité dans cet exemple qui résume tous les autres. ( 'est un apprentissage, une préparation, un acheminement aux grandes .... c'est pour les enfants, pour les débutants ou les adultes qui ne sont pas encore familiarises avec les exercices de piété. On pourrait leur appliquer ce que saint Paul disail de la doctrine: je vous donne maintenant le lait des enfants; plus tard, je vous donnerai la nourriture solide qui convient aux adultes.

Mais, que les petites dévotions destinées de par les termes mêmes de l'Eglise aux enfants ou à des âmes peu formées de néophytes, soient prônées comme l'idéal par des personnes soi-disant pieuses et éclairées, voila un abus auquel il s'agit de s'opposer avec vigueur. C'est une œuvre de salubrité publique, de stigmatiser cette piété anémique qui, loin de nourrir et de transformer les âmes, conduit, par étapes rapides, à l'affaiblissement, voire même à la destruction de la religion qu'elle (levait, au contraire, répandre et affermir.

Elle est à méditer, cette parole courageuse d'un évêque français: "De notre temps, il y a beaucoup ''de piété; jamais peut-être, il y eut moins de foi. "Nous avons les dehors de la religion, les pratiques "extérieures dont nous nous revêtons comme d'un "manteau; mais, la religion elle-même ne pénètre "pas nos âmes."

Dépouillez ce verdict, de son tour général justifié par la situation du pays qu'il avait en vue, et il s'applique, on ne peut mieux, à l'état d'âme que je viens d'esquisser. Il explique cette affligeante

anomalie que le Rosaire soit encore en butte aujourd'hui, à une opposition systématique autant que sournoise. Oh ! elle ne s'affiche pas au grand jour, ce qui lui serait fatal ; mais, elle opère dans l'ombre, se livre dans les conversations, se glisse avec des allures innocentes, au bout d'une phrase, par quelques mots jetés là négligemment, comme au hasard. Le Rosaire de la Mère partagerait-il avec la Croix du Fils, le privilège d'être un signe de contradiction? Noua allons tenter ici, un nouvel effort, en vue de le faire mieux connaître et d'engager, les fidèles à bénéficier des incomparables faveurs dont il est la source. On réalisera ainsi pour son propre compte, la suave parole de saint Jean : "Il prit la Sainte Vierge chez lui" ; et, dans V Eglise, c'est comme à Lourdes, la Sainte Vierge ne va pas sans son Rosaire.

Page 1