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La contemplation infuse pousse les âmes dans les
voies extraordinaires; la contemplation ordinaire
n'est qu'un développement normal de l'âme chréienne ; c'est un sommet, mais le sommet où l’achemine le simple exercice des vertus morales. II ne faut donc pas y voir un article de luxe, une entrave à la vie active, laquelle, au contraire, doit y chercher son aliment et son soutien de tous les jours. Par conséquent, la contemplation des mystères du Rosaire telle que la demande l'Eglise, ne requiert aucunement, une autre nature que la nôtre, mais, cadre parfaitement avec ce que nous sommes. L'essentiel, c’est d'abord de la bien connaître.
Ne nous en laissons donc pas imposer par cette piété bien intentionnée mais à courte vue, élevant ses préjugés à la hauteur de dogmes, les dressant comme une nouvelle muraille de Chine, pour enrayer la marche triomphale d’une dévotion si chère au Cœur de Marie et à l'Eglise.
En dépit de tous les efforts en sens contraire, il reste acquis que grâce au Rosaire, la méditation et la contemplation sont aujourd'hui l'apanage de tous, le pain même des petits enfants. Certes, — et nous pouvons le déclarer bien haut — il n'a jamais été dans les intentions de l'Eglise d’en réserver le privilège à une espèce d'aristocratie fermée, une sorte de Confrérie Sérénissime des hauts et puissants mandarins de ia vie intérieure. Tous ses enfants y ont
droit à titre égal ; teint tous,
c'est même un devoir qui les at.
seur de S. Dominique, en 1222, comme Général des Dominicains : ‘Maître, le Pater
» que sur les lèvres des gens d'église, qui, eux, savent.” — «:
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