‹ Le saint Rosaire [microforme] (volume 2)Chapitre 29 sur 115 · LENCE, LA METHODE CATHOLI- QUE DE MEDITATION OÙ DE CONTEMPLATION · texte numérisé non relu

LENCE, LA METHODE CATHOLI- QUE DE MEDITATION OÙ DE CONTEMPLATION

Comment pourrait-il en être autrement après tout ce que nous avons dit des titres qui établissent son incontestable supériorité; supériorité que tous les éloges des Papes font consister avant tout dans la contemplation des mystères, comme telle. Evidemment, toutes les oraisons sont bonnes dès lors qu'elles conduisent à Dieu ; mais, quelle est celle qui peut se prévaloir, comme le Rosaire, de nous venir des mains mêmes de Marie, — inventrix et magistra — soit à Prouille, soit à Lourdes. Quelle est la méthode d'oraison qui, en même temps qu’elle poursuit son but essentiel d'élever à Dieu, les âmes, représente comme le Rosaire, — appelé à bon droit le sacrement de la Vierge — toute la force d'intercession de Marie en faveur de l'Eglise Militante, et, par d'innombrables indulgences, sa tonte puissante miséricorde, dans les prisons de feu de l'Eglise Souffrante? Aucune, absolument aucune. Quelle est la méthode d'oraison qui porte à un si haut degré, ce caractère frappant d'universalité — sceau bien reconnaissable des œuvres de Dieu — Ja simplicité

dans la profondeur; ravissant la piété du génie de Léon XII, et charmant l'âme candide d'une humble fille des champs, Bernadette Soubirous. Aucune n’a cette ampleur, cette envergure du manteau déployé de ia Vierge.

‘Si une pratique de piété — remarque le cardinal ‘‘Perraud — devait trouver grâce devant une société ‘passionnée pour les principes égalitaires et démo- ‘‘cratiques, c'est bien le Rosaire qui unit dans la ‘récitation des mêmes prières et la méditation des ‘‘mênus mystères, le savant et l’ignorant, le riche ‘‘et le pauvre, le théologien le plus familiarisé avec ‘les profondeurs du dogme et la pauvre bergère in- ‘capable d'épeler ses lettres.”

Quelle est la méthode d'oraison qui ait été comme le Rosaire, endosste officiellement par l'Eglise, recommandée à tous ses enfants, avec une splendeur de verbe, une vibrance d’accent qui laissèrent le monde sous le charme. Elle nous disait que cette façon de contempler nous venant de Marie, est toute belle comme elle, —pulcherrima—toute sainte comme elle, — sanctissima — toute bonne comme elle, — optima — toute bienfaisante comme elle, — saluberrima — toute aimable comme elle, — peraccepta — toute lumineuse comme elle, — splendidissima — sans égale, comme elle, — prastantissima. — Voix pui?

‘‘Ah ! si une pensée de foi nous faisait ressouvenir ‘‘de cette prière, — écrit le savant Père Vermeesch, ‘‘de la Société de Jésus — nous comprendrions pour- ‘‘quoi elle faisait les délices d’un S. François de

ati

ie de À ‘Sales et d'un S. Alphonse de Liguori ; nous serions amble “de ceux qui ne voudraient l'omettre pour rien au 1e na & monde, et notre fidélité nous remplirait de force ‘ployé À ‘ans les traverses et les difficultés de la vie.”

, Méditations, vol. 1, p. 145.

rdinal ociété démoins la n des riche 6 avec re in-

$. François de Sales, dont le nom vient d’être mentionné, attribuait une telle importance au Rosaire que sainte Jeanne de Chantal disait, au procès de sa canonisation : ‘‘Il employvait une heure à œtte ‘sainte pratique, car, il méditait chaque mystère, ‘et il était si attentif à n'y pas manquer, que les ‘affaires l'en ayant empêché pendant le jour, il por- “tait le chapelet autour du bras, pour se rappeler “de le dire avant de se retirer pour la nuit.”

Pour ce qui est de $. Alphonse de Liguori, sa vie Sdeur tout entière fut un long et ardent témoignage de ntle confiance au Rosaire. Il disait dans un sermon : tte fa. M Parmiles hommages qui lui sont dus, je n’en con- Motte ‘“nais pas de plus agréable à la Mère de Dieu, que le omme M Rosaire. Oh! qu'ils ont une belle espérance de | ‘se sauver, ceux qui le disent tous les jours ave luber- M amour et persévérance.” pta — à Quelles belles et réconfortantes paroles ! Et luima — % mème les vivait. Le Rosaire fut toujours, en effet, Voir Æ sa dévotion favorite: dans sa vieillesse surtout, il

avait l'habitude de le réciter, plusieurs fois par jour. uvenir M On le voyait du matin au soir, le chapelet à la main. eesch. Avant de mourir, il disait au prêtre qui l’assistait : s pour- Îj “Vous ne savez pas que de cette dévotion, dépend ois de ‘mon salut.”

omme se, re-

C'est ainsi que pensaient et agissaient les plus

grands saints, nos modèles. Nous ne courons donc

pas le risque de nous égarer, en voyant avec eux, dans le Rosaire, notre propre salut.

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