‹ Le saint Rosaire [microforme]Chapitre 11 sur 172 · LE ROSAIRE ET LA FAUSSE SPIRITUALITÉ · texte numérisé non relu

LE ROSAIRE ET LA FAUSSE SPIRITUALITÉ

t être alléguée comme excuse Mais, il y a une certaine catén faveur desquelles il serait plus difficile de plaider les circonstances atténuantes. Une de leurs “aractéristiques, est une singulière obstination à substituer leurs vues personnelles aux directions formelles, catégoriques, impérieuses de l'Eglise ; s’excommuniant ainsi de cette profusion de grâces, représentée par la prière catholique à Marie. uquel elles n’accorderont tout au plus

le Rosaire, à que ce qu'elles ne peuvent décemment lui refuser

L'ignorance pourrai pour la masse : soit.

sorie de personnes €

dans les offices publies du culte. Elles iront peutêtre jusqu'à se considérer néanmoins comme planant dans les hauteurs de l’union à Dieu et favorises d'états d'âme extraordinaires. N’allons pas accorder trop facilement créance à ces ascensions. Quel est le confesseur qui n'a pas été aux prises avec cette spiritualité inquiète qui décore du nom de direction, un débordement de verbiage dont Îles lignes fuyantes, décousues, tourmentées semblent plutôt révéler la nature chaotique d'un cauchemar qu'un phénomène de grâce.

La véritable piété à Marie, celle des dévots du Rosaire, n’a pas de ces exaltations fébriles, de cette loquacité intempérante des âmes vides. Elle est simple, autant que solide et profonde : c'est son caractère distinctif ; elle n’attire pas autrement l'attention. Elle n'a pas de ces problèmes insignifiants autant qu'enchevêtrés et tapageurs dont est prodigue la piété de surface. C’est qu'elle va à Dieu, non par un chemin à elle, mais par le chemin de l'obéissance à l'Eglise, simplement, à cœur ouvert, en droite ligne, à l'exemple de sa Mère qu'elle prie. Voilà le secret de sa tranquilité comme de sa force.

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