‹ Le saint Rosaire [microforme]Chapitre 28 sur 172 · LES PRINCIPES · texte numérisé non relu

LES PRINCIPES

Remettons les choses au point en retournant à l'abce des principes. Que pour l'amour de Notre- Dame du Rosaire, on ait la patience de me suivre ; je serai court.

Quoique assez souvent, la méditation et la contemplation soient prises l’une pour l’autre, elles ont cependant chacune leur nature propre qu'il importe de préciser avec soin.

Dans la méditation, l'âme cherche Dieu, par voie de raisonnement ; elle suppose l'effort et ce travail ordinaire des facultés impliqué par la réflexion. Son procédé est discursif.

La contemplation est une ‘‘oue simple de l’esprit” selon la définition de saint Thomas : simplex intuitus veritatis — 2a 2æ qu. 180, art. 3 ad 1”. Son procédé est donc intuitif, excluant l’effort et la recherche. Ce regard tranquille et ferme de l'âme, sur une vérité surnaturelle, appelle comme complément, un élan affectueux du cœur — ibid. art 1, de sorte que la contemplation sup- . pose l'exercice de nos deux grandes facultés, l’intelligence et le cœur.

La méditation et la contemplation étant toutes

deux une oraison mentale, c'est-à-dire, selon le

beau mot de saint Thomas, une ascension d'âme ! vers Dieu, ascensio mentis ad Deum, ont le même | objet et le même but, mais différant entre elles, # de. toute la distance qui sépare un acte simple d'un #

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