CINQUIÈME MYSTÈRE JOYEUX
Le Recouvrement de Notre-Scigneur au Tes ple.
Demandons l'éducation sainte des enfants
La Sainte Vierge et saint Joseph con luisint | fant Jésus alors âgé de douze ans, étaient vor 0 Nazareth à Jérusalem, pour les fêtes de läur Trente-deux lieues séparant les deux villes, e voi age exigeait au moins trois où quatre jours de marche. Après avoir passé sept jours dans la Ville
Sainte, ils reprirent le chemin de Nazareth en compagnie d'autres pèlerins. Cheminant par groupes séparés, Marie supposait que l'enfant était avec son père, tandis que celui-ci le croyait avee sa mère: Jésus n'y était pas. On chercha parmi les parents et les amis, mais toutes les recherches furent inuiles. Le lendemain, au point du jour, le père et la mère plongés dans une tristesse indicible, repartirent pour Jérusalem où ils n’arrivèrent qu'à la nuit. Ce fut seulement le lendemain, et par conséquent le troisième jour que Marie et Joseph trouvèrent leur fils, au Temple, entouré des savants juifs qu'il émerveillait par sa sagesse.
La Sainte Vierge avec la confiante audace que lui inspirait son cœur maternel, lui demande pourquoi
il les a ainsi quittés. ‘Votre père et moi, — ajontet-elle — nous rous cherchions tout affligés."" T1 leur répendit : Ne saviez-vous pas qu'il me faut ‘m'occuper des affaires de mon Père Céleste ?"°
C'est la première parole du Sauveur qui nous ait été transmise, Les larmes des pieux parents étaient séchées, et ils ramenaient avec eux, leur enfant bien-aimé.
Dans ce mystère, Notre-Seigneur nous donne une gande et belle leçon, à savoir. que le service de Dieu, la pratique du devoir qu'il nous commande, doit passer absolument avant tout. Le serrice de Dieu, voilà, en effet, la vocation de tout chrétien. Cette leçon était d'autant plus remarquable qu'il la donnait, à un âge où l'enfant ne s'appartient pas,
mettant ainsi davantage en relief, cette v'rité : que l'enfant relève de Dieu d'abord, et de 5. parents ensuite, fussent-ils pa faits comme Joseph et Marie. S'occuper des affaires de leur Ptre du Ciel, c’est Pour eux aussi, dès leurs tendres années, l'unique nécessaire, le but suprême de leur vie encore dans sa fleur.
MYSTERES DOUFOUREUX.
Au couvent de Prato, ville: de Toscane, non loin de Florence, vivait une religieuse dominicaine du Tiers Ordre Régulier de saint Dominique, issue de li noble famille florentine des Ricci. Elle était entrée en ce monastère, à l’âge de 13 ans, en 1545.
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Humble et pure, elle s'offrit à Dieu, comme victime d’expiation, s'unissant d'esprit et de cœur à la Grande Victime du Calvaire. De 1542 à 1554, c'est-à-dire durant douze ans, Catherine de Ricci eut, toutes les semaines, du jeudi à midi jusqu’au vendredi à quatre heures, la longue extase de la Passion. Suivant pas à pas la voie douloureuse, elle souffrait avec lui, les horribles supplices du Sauveur. Un jour, Notre-Seigneur imprima sur son corps, les stigmates de ses mains, de ses pieds et de son côté; comme son Divin Maître, elle portait les signes sacrés de la croix.
Il est remarquable que les recherches les plus sérieuses n'ont fait que confirmer la vérité du drame de la Passion tel que revécu, toutes les semaines, par sainte Catherine de Ricci. Nous y puiserons certaines indications dont nous ferons précéder chaque mystère, afin d’en rendre la méditation plus facile.