‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 10 sur 308 · EPITRE XIII · texte numérisé non relu

EPITRE XIII

Saint est le Dieu des armées; Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit ?

IX. Ces considérations me font concevoir pourquoi les Peuples, les Princes, les Evêques et les Souverains Pontifes ont donné des noms si vénérables et si augustes à vos Monastères. Les uns sont appelés VÉchelle-du-Ciel, la Porte-du-Ciel, le Mont-Dieu, le Trône de la Sainte-Trinité. Les autres se nomment la Porte de la Bienheureuse-Vierge-Marie, sa Fontaine, son Jardin, et son Trône. Les autres s'appellent le Val-de-Grdce, le Val-des-Vertus, le Val de Tous-les-Sai7its, le Mont-des- Anges .

X. Je ne m'étonne plus des éloges que tous les Écrivains et tous les Docteurs donnent à une si céleste et si divine Religion. Thomas à Kempis nomme votre sainte Congrégation, la Lumière de la vie, et Laurent de Liège assure qu'elle est l'Elite et la Fleur de tout le monde. Les Papes, comme les Vicaires de Jésus-Christ, l'ont constituée l'Asile et le Port de tous les hommes du siècle, et le dernier refuge des Religions les plus austères et les plus éclatantes en probité et en science, donnant une générale permission à tous les autres Religieux qui ne trouvent point à leur gré asse^ d'union avec Dieu dans leurs Monastères, de la chercher dans vos Cellules et dans votre Chœur.

XI. Ils savent très bien, par une longue expérience de tant de siècles, que le relâche, si ordinaire dans les plus élevées et glorieuses entreprises, n'a jamais trouvé aucun lieu dans vos Cloîtres ; mais que l'exactitude au silence, la demeure en la solitude, la vigilance et les visites des Supérieurs, ont non seulement maintenu les Règles dans une fermeté inébranlable,

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