‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 128 sur 308 · La troisième raison de l'institution des fêtes, est pour · texte numérisé non relu

La troisième raison de l'institution des fêtes, est pour

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nous donner plus de cœur et de hardiesse à prier les Saints, et plus d'espérance d'obtenir l'entérinement de nos requêtes par leur intercession.

Si nous avons besoin de lumière parmi les ténèbres dangereuses de ce monde, les Saints sont les flambeaux de tout l'univers, dit saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie. C'est pourquoi Dieu a souvent fait paraître des rayons à leur naissance et à leur mort. Lorsque saint Aidan fut conçu, on vit une brillante étoile qui vint se reposer sur sa mère ; c'est pourquoi il fut appelé le Fils de l'Etoile. Trois étoiles apparurent sur la chambre dans laquelle les saints Préjet, Amarin et Elide furent massacrés. En la fête de saint Siméon Stylite, on voyait une étoile très rayonnante sur la colonne où il avait fait pénitence. Nous ne manquerons jamais de lumière, en nous approchant de quelqu'un d'entre les Saints, particulièrement le jour de sa fête.

Si nous avons besoin de force, ces généreux athlètes nous en obtiendront. L'un délivre du mal de dents ; l'autre, du mal des yeux; l'un guérit ceux qui ont les écrouelles ; l'autre préserve de la rage ceux qui ont été mordus par un chien furieux. Mais tous obtiennent des grâces efficaces pour dompter les passions, et obtiennent les faveurs de l'âme qui sont nécessaires au salut.

Ces dons se communiquent plus abondamment les jours dédiés à notre Sauveur et aux Saints. Saint Isidore de Damiette nous certifie en termes exprès, que Dieu accorde ses grâces principalement les jours de fêtes. Saint Ephrem nous prêche que toutes les fêtes de Notre-Seigneur et de Notre-Dame sont des foires franches, où l'on donne les perles du ciel à meilleur prix qu'en un autre temps. Les marchands s'y assemblent en foule. N'oublions pas notre profit.

4. La quatrième et la dernière raison de l'institution des fêtes, c'est le repos du corps, qui serait accablé sous le faix des travaux s'il n'était soulagé de temps en temps.

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