‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 131 sur 308 · LIVRE SECOND. CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. CHAPITRE XI

dront, et l'on se fera un esprit incapable de toute dévotion.

Pierre d'Enna, frère laïque capucin, qui avait mené une vie très austère, apparut après sa mort à son Père confesseur, et l'avertit que par la grâce du Seigneur il était très bien et jouissait de l'ineffable félicité qui est promise à ceux qui aiment Dieu. Il ajouta un avis très important pour notre sujet. « Avertissez, dit-il, tous mes frères religieux, qu'ils se tiennent en garde contre le démon aux principales fêtes de Notre-Seigneur et des Saints. C'est alors qu'il tourne de tous côtés, et qu'il cherche moyen de tromper et de dévorer. Il fait alors son plus puissant effort afin de troubler les âmes, et d'empêcher la dévotion de ces saints jours. » Ainsi parla ce vertueux et heureux frère. Ne nous tenons jamais assurés, et cette sainte crainte nous mettra dans une totale assurance.

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