‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 179 sur 308 · Qui êtes aux deux. Dieu est en tout lieu par es · texte numérisé non relu

Qui êtes aux deux. Dieu est en tout lieu par es

sence, par présence et par puissance, comme je l'ai expliqué ailleurs ; mais, de plus, il est au ciel, comme dans son palais, dans son temple, et dans le lieu où il manifeste ses grandeurs et ses libéralités.

Prenez dans ces paroles les sentiments d'un voyageur. A cet effet, résolvez-vous à ne point attacher votre cœur au limon de la terre ; mais à la fouler aux pieds pour aller avec allégresse à votre patrie, vers votre Père, qui vous aime et vous appelle. Excitez en vous l'espérance d'arriver au ciel pour y posséder des biens éternels. Faites un ferme propos de mener une vie céleste. — Voyez avec peine que vous tardiez tant dans votre exil. — Ayez un grand respect pour un Dieu plein de majesté qui est sur votre tête, et qui peut accabler tous les impies par ses foudres et ses tempêtes.

4. Que votre nom soit sanctifié. Ce sont les paroles d'un ami qui cherche la gloire de son ami. Par ces paroles nous manifestons notre désir que le saint Nom de Jésus soit reconnu et glorifié de tous les hommes et de tous les Anges. Par suite de ce désir, nous devons chercher les âmes, pour les donner à Dieu, qui a versé tout son sang pour les racheter. Nous ne pouvons ni prêcher ni confesser; mais nous pouvons prier, jeûner, nous mortifier, appliquant nos bonnes œuvres à l'avancement religieux de la Chine, du Japon, des Indes et du reste de l'univers, afin qu'on y loue et qu'on y bénisse Dieu. Ranimez votre zèle, et il arrivera souvent que vos oraisons et vos actions leur seront plus efficaces pour arriver en paradis que les paroles des prédicateurs.

5. Que votre royaume nous advienne. Nous sommes soldats de Jésus-Christ, et nous combattons sous ses enseignes. Nous devons nous réjouir de ce que nous combattons pour des sceptres et des couronnes, et exciter en nous un désir de les obtenir au plus tôt; — une espérance que dès cette vie Dieu régnera en nous par la vertu ; — une confiance moralement assurée qu'il empêchera efficacement les révoltes et les séditions dangereuses de nos passions.

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