‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 190 sur 308 · LIVRE SECOND. CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. CHAPITRE XVI

ou les bons exemples ; priez-le qu'il vous obtienne de Dieu les mêmes grâces qui l'ont fait agir dans une si grande ferveur.

A la fin de votre lecture, faites une solide réflexion sur ce que vous avez lu, et sur la manière dont vous vous y êtes tenu, afin de vous y perfectionner de jour en jour, et de ramasser quelque chose pour votre profit.

Si, l'orsque nous avons pris notre réfection corporelle, nous recueillons les miettes et les petits morceaux qui restent sur la table, comme Notre-Seigneur fit faire aux Apôtres après la multiplication des cinq pains, à combien plus forte raison sommes-nous obligés de recueillir quelque petite parcelle de notre lecture, pour enrichir notre mémoire et pour nous en servir à l'occasion, soit pour la direction de l'entendement, soit pour l'affection de la volonté, soit pour la perfection des actions? Nous en pouvons aussi marquer un ou deux traits notables pour la conversation avec le prochain.

Mais évitez l'avidité d'un ramas tumultueux et précipité. Ne remarquez qu'une chose, ou deux pour le plus; autrement la multitude accablera votre mémoire, étouffera votre dévotion, vous rendra mélancolique et nuira à la persévérance dans ce louable dessein. Qui trop embrasse mal étreint. Si vous prenez une trop pesante charge sur vos épaules, vous la jetterez par terre au milieu du chemin, perdant votre travail par une ardeur peu considérée, et vous rendant timide et quelquefois inutile pour des charges modérées. Nous parlerons de la lecture du réfectoire en son lieu. Voyons présentement la manière d'entendre avec profit les prédications.

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