‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 200 sur 308 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

AVEC QUELLE DÉVOTION LES FRERES CONVERS DOIVENT ASSISTER A VÊPRES ET AUX AUTRES HEURES CANONIALES.

I. Dieu entend nos prières partout. — II. Il les entend principalement à l'église, surtout quand on y célèbre quelque Office public. — III. Conclusion.

'V^rT/jOus pouvons offrir nos voeux et nos prières à \\Ç\ notre Créateur en tout lieu, et obtenir de lui ce M que nous lui demandons, quand même nous serions au milieu de la fournaise de Babylone, ou dans le ventre de la baleine au plus profond des abîmes.

Saint Grégoire d'Acrite et saint Kentigerne récitaient quelquefois leur psautier plongés dans une eau très froide, par une mortification volontaire ; et Dieu leur y faisait de très grandes grâces. On assure que saint Kentigerne reçut un don de chasteté si excellent qu'il n'était pas plus touché de la vue d'une femme que s'il eût été une statue de pierre.

Sainte Prisque récitant son office en prison, était visitée et consolée par les Anges et les Saints du Paradis. La même grâce fut faite à saint Anastase, frère convers et glorieux martyr.

Dieu est partout, et il désire se communiquer partout où il trouve des âmes disposées à recevoir ses faveurs. La bienheureuse Véronique, sœur converse dans un monastère de Milan, disait son office dans sa petite cellule. Son Ange gardien lui apparaissait visiblement, et récitait à genoux les versets alternativement avec elle. Il tournait les feuillets du livre et l'avertissait de ce qu'il fallait dire ou omettre. Quelquefois Notre-Seigneur même s'y trouvait, et récitait ou chantait les psaumes avec elle.

Ces caresses ne sembleront point incroyables à ceux qui

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