‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 50 sur 308 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LE RELIGIEUX OCCUPE AUX OFFICES DE MARTHE A PLUS D'OCCASIONS D'UNE VRAIE JOIE QUE LES PRÊTRES.

I.' Quatre sources de joie pour les Convers : r L'Oraison ; 2° la Pauvreté ; 3 la Chasteté ; 4 l'Obéissance. — II. Conclusion.

I ^f^P^ 1 nous ne regardons que l'apparence extérieure pg^A et le jugement des hommes peu versés dans la l^c-as vertu, cette proposition semblera un paradoxe, et hors de toute raison et de toute vérité. Mais, si nous prenons la balance du sanctuaire et considérons cette vérité devant les yeux de Dieu, nous jugerons sans doute que la joie d'un vertueux convers est plus inébranlable que celle d'un prêtre, quoique celui-ci soit d'une vertu égale, et même plus excellente.

Contemplons un peu les quatre sources de joie dont nous venons de parler.

1 . L'oraison du convers est ordinairement plus douce et plus pleine d'affection et de tendresse que celle d'un homme savant, il agit plus par la volonté; l'homme savant agit plus par l'entendement, étant accoutumé au raisonnement et à l'examen de toutes les vérités ; et ainsi il se dessèche la tête, perd beaucoup de temps, et s'évanouit dans ses belles et ses doctes pensées. De là vient que la volonté demeure sans suc et sans saveur, et manque de temps pour

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