‹ Le saint travail des mains (volume 2)Chapitre 7 sur 308 · X • EP1TRE · texte numérisé non relu

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celui qui désigna la place où l'on construirait le Mont-du-Sauveur, près d'Erfort, en Allemagne. Il y parut dans une si rayonnante splendeur, et dans une si aimable et si charmante beauté, que le Maître Architecte, à qui il s'était rendu visible, certifia qu'il perdrait volontiers le meilleur de ses yeux, pour jouir encore une seule fois de cette vue si ravissante l.

IV. La glorieuse Vierge a pris votre saint Ordre sous sa protection, consolant ceux qui étaient inquiétés de quelques tentations, fortifiant les faibles, encourageant et maintenant les forts, donnant de nouvelles lumières aux mieux éclairés, et de célestes ardeurs aux plus enflammés. Dès le commencement , elle envoya saint Pierre à vos premiers Pères que saint Bruno avait mis dans la Chartreuse, près de Grenoble, et les assura par sa bouche qu'elle ne les abandonnerait jamais, et les prendrait toujours en sa particulière sauvegarde, moyennant qu'ils dissent tous les jours l'Office que l'Église a ordonné en son honneur. Cette promesse s'est trouvée très véritable dans tous les siècles, et jamais l'assistance de cette Reine du Ciel n'a manqué à votre sainte Religion, ni à aucun de ses Enfants.

V. Le Saint-Esprit vous communique ses ardeurs avec une telle abondance, et dans des feux si embrasés, que le Cardinal Jacques de Vitry appelle votre Religion, la Fournaise du Saint-Esprit, qui purge l'or et sépare l'écume de l'argent. Dans ce sacré creuset se forment des hommes tout d'or et tout de feu, pour allumer, par leur charité et par la chaleur de

1 Serarius, liv. V, Hist. Mog., p. 86 1 .

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