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CHAPITRE XIII

LA VIE DE BENOÎT DE GOEZ, COADJUTEUR TEMPOREL DE LA COMPAGNIE DE JESUS.

I. Sa vocation miraculeuse. — II. Ses vertus : i Son Humilité ; \i sa Prudence. — III. Il est envoyé à la découverte du royaume de Catay. — IV. Sa constance dans la foi. — V. Fatigues incroyables qu'il a endurées.

enoît de Goez était portugais et naquit l'an i5Ô2, à Villefranche, dans l'île de Saint-Mi- M/M^Ê, chel, qui est une des Tercères. C'était un homme de grand cœur et d'un excellent esprit. Il fut ap-

pelé à la Compagnie par un miracle fort notable. Il était soldat dans l'Inde, et vivait avec la licence ordinaire dans les armées. Il s'embarqua avec la troupe qui côtoyait la province de Malabar, et aborda à Travancor, où il entra dans une église de Notre-Dame. Il se mit à genoux devant une de ses images, qui tenait le petit Jésus entre ses bras. Dans la ferveur de son oraison, il vit avec tant de clarté la multitude et l'énormité de ses crimes, qu'il fut en danger de désespérer d'en obtenir le pardon. Toutefois, se sentant excité à se jeter entre les bras et sous la protection de cette bonne et charitable Mère de miséricorde, il la supplia avec une très grande ferveur d'être son avocate auprès de son Fils qu'elle portait sur son sein.

Soudain l'image du petit Jésus commence à pleurer, et les larmes étaient en si grande quantité, qu'elles mouillaient tout l'autel. Ravi de ce spectacle si nouveau, Benoît appelle ses compagnons. Ils accourent, crient: Miracle! trempent leurs mouchoirs dans cette eau qui tombait des yeux du Sauveur, et qui paraissait comme du lait ou quelque liqueur semblable. Ils firent diverses salves d'arquebuses, tirèrent toute l'artillerie en signe de réjouissance, et ornèrent l'église de rameaux et de festons, n'ayant rien en main de plus précieux.

II. Benoît, en faveur duquel ce miracle était fait, montra bien que Dieu l'avait touché vivement au cœur; car il fit incontinent une confession générale de toute sa vie à un Père de la Compagnie, avec un très sensible repentir de ses péchés, et fit vœu de se faire Religieux. Il demanda d'entrer en la même Compagnie, où il fut enfin reçu, après avoir sollicité avec patience un an entier.

i. On lui offrit de l'ordonner prêtre, dans la pensée que, sachant déjà un peu de latin, il deviendrait bientôt suffisamment capable, à cause de la vivacité de son esprit. Il aima mieux le degré de Coadjuteur temporel pour se mieux tenir dans l'humilité, et il y demeura avec constance toute sa vie, quoique plus tard on revînt à la charge et que les

Supérieurs le sollicitassent encore de recevoir les ordres sacrés.

Il était âgé de vingt-six ans quand il s'enrôla en cette nouvelle milice et commença une si rude guerre à ses passions et à ses mauvaises habitudes qu'il en obtint en peu de temps une parfaite victoire.

2. Il fît bien voir que par une soigneuse culture le meilleur grain se produit dans la terre qui était la plus remplie de chardons. On remarquait dans toutes ses actions une sage conduite, un esprit brillant et une générosité qui n'avait rien de commun ; de sorte que tous le jugeaient très propre à quelque signalée entreprise pour la gloire de Dieu et pour la propagation de notre sainte foi.

Une belle occasion s'en présenta. Échebar, roi de Mogol, très puissant et très valeureux, députa un Ambassadeur au Vice-roi des Indes, le priant de lui envoyer quelques Pères de la Compagnie pour s'instruire des mystères de la religion chrétienne.

On choisit pour cette expédition le Père Jérôme Xavier, cousin de saint François Xavier, et le Père Emmanuel Pigneiro, deux hommes vraiment apostoliques ; et on leur donna pour aide et compagnon Benoît de Goez. Ils arrivèrent avec de grands dangers et de grands travaux à Lahore, ville capitale du royaume de Mogol, où notre Benoît se comporta avec une si grande prudence et une telle dextérité, que sans jamais sortir de son degré il sut néanmoins gagner si bien les bonnes grâces de ce Prince en faveur des chrétiens, qu'à sa prière l'Empereur renonça au projet d'attaquer avec toutes ses forces le Vice-roi des Indes. En quoi il rendit un service signalé à la Couronne de Portugal et à toutes les Eglises de l'Orient.

De plus le Prince, renvoyant un Ambassadeur au Viceroi, lui adjoignit Benoît pour l'aider et le diriger en plusieurs choses. Pour lui donner un témoignage plus solennel encore de son affection, il lui fit présent, avant son départ, de tous les petits enfants portugais emmenés en

captivité pendant les guerres précédentes, et dont plusieurs avaient été arrachés des bras de leurs parents avant même d'être baptisés. Ce fervent Frère catéchisa lui-même, pendant le voyage, tous ceux qui étaient déjà parvenus à l'âge de raison, et peu de jours après son arrivée, il eut la joie d'être témoin de leur baptême solennel à Gca. Il retira aussi de l'erreur un vieillard portugais âgé de quatrevingt-dix ans, et qui depuis quarante ans avait abjuré la foi chrétienne et s'était fait juif.

III. Cependant depuis près d'un demi-siècle les successeurs de saint François Xavier brûlaient de porter l'Evangile dans le vaste empire du Catay,si fameux par les récits des voyageurs du Moyen Age et dont les caravanes de l'Asie centrale racontaient encore d'étranges merveilles. Tout récemment l'Archevêque de Goa, le Vice-roi des Indes et les Supérieurs de la Compagnie avaient appris de quelques Sarrasins que les habitants de ce royaume étaient chrétiens, quoique infectés de l'hérésie de Nestorius; que leur Roi, nommé Prêtre-Jean, était le Souverain Pontife de son peuple et faisait porter devant lui trois croix, l'une d'or, une autre d'argent, une troisième de cuivre. Sur ce ils prirent la résolution d'envoyer quelqu'un pour tâcher de découvrir la vérité. Pour une si difficile exploration parmi tant de royaumes, tant de hordes indépendantes, toutes mahométanes ou idolâtres, et chez lesquelles jamais voyageur ni missionnaire européen n'avait pénétré, il fallait un homme d'un cœur, d'une prudence et d'une vertu à toute épreuve. On ne trouva personne plus propre à un si haut et si généreux dessein que le Frère Benoît de Goez; on ne crut pas que cette dangereuse et délicate expédition fût au-dessus de ses forces, et elle couronna dignement sa vie, comme le chef-d'œuvre de son courage et de son obéissance.

Possédant plusieurs des langues de l'Asie centrale, il se déguisa en marchand arménien, prenant une robe courte, une toque sur la tête, un cimeterre à la ceinture, et un

arc avec des flèches. Il partit de Goa l'an 1O02, le 29 d'octobre,, et prit le nom de Branda Abedula, que le Père Xavier lui avait donné.

Étant arrivé au Mogol, il communiqua son dessein au Roi, qui le loua fort et lui fit présent de quatre cents écus pour l'aider dans son voyage, avec ce que le Vice-roi de l'Inde lui avait donné.

Il prit pour ses compagnons Léon Grimon, grec de nation, fort bon chrétien, bien versé dans les affaires et dans les langues persique et turque, Démétrius, marchand grec, et un autre chrétien nommé Isaac, qui lui tint fidèle compagnie jusqu'à la fin.

Il eut tant d'adresse et de prudence, et Dieu l'aida si particulièrement, qu'en cinq ans (les autres en mettent sept) il évita une infinité de dangers de mort et s'acquit l'affection de presque tous les Princes et les Rois sur les terres desquels il passa.

IV. Une fois néanmoins un de ces rois barbares le menaça de le faire fouler aux pieds par ses éléphants, parce qu'il confessait la foi de Jésus-Christ. Mais Benoît lui répondit qu'il ne craignait nullement ses menaces, et qu'il n'avait point de plus brûlant désir que de mourir pour la loi du vrai Dieu, Créateur de l'univers. Cette résolution généreuse abattit la fureur du barbare et changea sa rage en admiration et vénération.

Son zèle était si ardent, qu'il ne perdait point d'occasion de prêcher le saint Évangile à ceux qu'il pouvait. Avant d'arriver à la cité de Lahore, il convertit à notre sainte foi quatre serviteurs sarrasins qu'on lui avait donnés.

Le Roi d'Hircande ayant désiré voir le livre des saints Evangiles, le Diurnal et la sainte Croix, il lui déclara le mystère de la croix, de l'ascension, et ce qui concerne la pénitence ; parce que, lisant à la prière de ce Prince quelque chose, il avait trouvé dans l'Evangile : Viri Galilœi,quid statis adspicientes in cœlum? Hommes

de Galilée, pourquoi demeurez-vous regardant au Ciel? et dans le Diurnal : Miserere mei, Deus ; Ayez pitié de moi, mon Dieu. Les infidèles restèrent tout étonnés de ces belles vérités, et estimèrent toujours de plus en plus ce grand Serviteur de Dieu, qui prêchait avec liberté les merveilles de sa Religion. Il entretint d'autres fois le Roi touchant plusieurs mystères, et les lui expliqua avec tant d'énergie, de subtilité et de clarté, que le Prince s'écria : // semble que c'est un mollah, c'est-à-dire un docteur ou prédicateur ; car ils appellent ainsi les leurs.

Un des principaux officiers du Roi l'ayant invité à sa maison, le pressa de chanter avec lui le Salema à Mahomet, c'est-à-dire la formule de la profession du mahométisme, afin, disait-il, qu'il pût être sauvé, rien ne lui manquant que cela. Et pour l'exciter davantage, il commença avec de grands cris et de profonds soupirs à l'entonner ; mais quand il vit que Benoît ne le suivait pas, il s'attrista fort. Quelques-uns des assistants grinçaient des dents et demandaient une épée pour la lui plonger dans le corps.

Tous ces frémissements et ces emportements de furie n'ébranlèrent point ce valeureux champion de Jésus-Christ, qui par sa prudence et sa dextérité évita leur barbarie, se réservant à de plus longs travaux pour son Dieu.

Un autre qui le pressait de changer de loi, fut bien étonné lorsqu'il lui dit : Monsieur, pourquoi travaillezvous en vain ? Ne vous trompez pas dans la pensée que je doive quitter ma croyance. Elle est la prunelle de mes yeux et l'amour de mon cœur. Si votre poursuite a pour but l'acquisition de mes marchandises, prenez-les selon votre bon plaisir, et si vous le jugez à propos, mettez fnon corps en mille pièces, je n'y ferai nulle résistance ; et ce me sera le plus grand bonheur qui me puisse arriver. Le Sarrasin, admirant son courage héroïque, le laissa dans un entier repos et ne lui fut plus importun.

Il y a cent mosquées dans la ville d'Hircande, et tous les

vendredis un Sarrasin vient sur la place, criant à pleine tête : Que chacun se souvienne que c'est le Jour qu'il faut aller a la mosquée principale faire les cérémonies et l'oraison de l'Alcoran. L'oraison étant faite, douze hommes sortent de la mosquée avec de longues courroies en main, et en donnent des coups à tous ceux qu'ils rencontrent en chemin, qui n'ont pas assisté à l'oraison, et de la sorte ils croient que ceux qui ont été frappés sont absous de ce péché.

Ils ont encore en chaque quartier de la ville une mosquée pour tous ceux du quartier, qui y doivent faire oraison cinq fois le jour, et s'ils n'y vont pas, on leur fait payer certaine amende. Notre Benoît n'allant point à ces oraisons, qu'ils appellent rama^as, fut cité devant les Caciques ou Mustas, qui sont les ministres de la loi de Mahomet, lesquels voulaient lui faire payer cette amende. Mais il alla se plaindre au Roi, lui disant que les Mollahs ne le laissaient pas vivre en paix, et qu'ils lui demandaient de l'argent. Le Roi se prit à rire avec tous les assistants, et manda aux Caciques qu'ils ne le tourmentassent plus, les reprenant aigrement de ce qu'ils avaient fait, et donnant congé à Benoît de vivre à sa manière ordinaire.

V. Continuant donc son chemin, il sortit d'Hircande vers le Catay, mais tous ses compagnons l'abandonnèrent, à la réserve d'Isaac, ce qui augmenta ses douleurs et ses fatigues. Un Cacique le pressa de dire le Salema à Mahomet, lui présentant le poignard sur la poitrine et menaçant de le tuer s'il ne le faisait ; mais il ne fît que rire de ses menaces, et les marchands étrangers arrêtèrent la main et la rage de ce furieux.

Il passa le fâcheux désert de Pamech, où il perdit cinq chevaux, à cause de la rigueur du froid et de la malignité de l'air, qui y est si fort qu'il empêche la respiration ; de sorte que les chevaux et les hommes même tombent souvent raide morts à terre, faute de pouvoir reprendre haleine. Le remède pour les hommes est de manger des aulx et des oignons, ou quelques abricots secs ; et l'on oint la

bouche aux bêtes avec des aulx. Ce désert se passe en quarante jours quand il est embarrassé de neige, et en moins de temps lorsqu'il en est libre. Il est fort infesté des voleurs et des assassins. Notre pèlerin étant un peu à l'écart, fut attaqué par quatre de ces voleurs; il leur jeta sa toque, où il y avait une pierre de grand prix, et pendant qu'ils se battaient à qui l'aurait, il se joignit au gros de ia caravane.

A son arrivée dans la cité de Chalis, il apprit que le Père Matthieu Ricci était à Pékin, première ville royale de la Chine : ce qui lui donna courage de prendre le devant de la caravane et de tâcher d'entrer le plus tôt qu'il pourrait dans ce grand royaume, qui surpasse en richesses et en nombre d'habitants toute l'Europe.

Comme l'on dressait ses patentes, le Prince lui demanda comment il désirait y être nommé, et quelle loi il voulait professer. Il répondit sans hésiter que son désir était qu'on déclarât qu'il professait la loi de Jésus-Christ, qui en la langue des Sarrasins s'appelle Addula Issac. Ce qu'entendant, un des vieux Caciques ôta son turban de sa tête, et l'ayant mis à terre, s'écria : Celui-ci est un véritable observateur de sa loi, il n'hésite pas à la confesser en présence de Votre Altesse et de nous autres. Nous n'aurions pas, nous, une pareille intrépidité, et parmi les chrétiens nous renierions notre foi par crainte de quelques-uns ou pour d'autres respects humains.

Enfin notre Benoît arriva aux murailles tant renommées de la Chine, où il connut par expérience qu'il n'y avait point d'autre Catay au monde que le royaume de Chine. Il s'arrêta en la ville de Sou-Tcheou, attendant la réponse de Pékin et le congé de l'Empereur pour y aller. Il séjourna en ladite ville quinze ou seize mois. Le Père Ricci, ayant obtenu la permission de le faire venir, lui envoya un de nos frères, appelé Jean Fernandez. Mais celui-ci trouva Benoît malade à mort.

Ce fut une grande consolation pour Benoît de voir, en ces dernières Provinces du monde, un de ses frères que

Dieu lui envoyait pour sa consolation et pour son secours dans ce dernier passage, et principalement d'entendre les bonnes nouvelles de l'entrée de nos Pères dans la ville capitale de la Chine, et du fruit qu'ils y faisaient pour le salut des âmes.

Il prit les lettres que le Père Ricci lui écrivait, et après les avoir baisées avec grande dévotion, levant les mains au Ciel, il entonna le cantique de saint Siméon : Nunc dimittis servum tuum, Domine, secundum verbum tuum in pace. 11 l'acheva, noyé dans des larmes de joie et de dévotion. Toute la nuit, il tint entre ses bras les dites lettres, rendant grâces à Dieu d'être arrivé au bout du pèlerinage de cette vie, après avoir achevé celui qu'il avait entrepris pour la gloire de Dieu.

Il avait su par révélation divine l'arrivée de ce Frère, et eût bien voulu avoir un prêtre pour recevoir les saints Sacrements.

Il ne fut pas néanmoins troublé d'être privé de ce secours, se conformant à la volonté de Dieu et sentant sa conscience nette. Il dit une parole admirable, étant près de rendre l'âme : Il y a cinq ans que je n'ai pas eu le bonheur de me confesser, et je meurs encore sans le pouvoir faire. Et pourtant je me console de ce que ma conscience ne m'accuse d'aucun péché qui me mette en peine.

Il mourut l'an 1607, le 1 1 avril, digne d'une gloire immortelle devant Dieu et devant les hommes, à cause de sa fermeté et de sa constance à poursuivre une des plus glorieuses entreprises de découverte dont parle l'histoire, à cause de sa générosité dans la profession de sa foi parmi tant de Sarrasins, ennemis jurés des chrétiens, et en raison de la pureté de son âme dans tant d'occasions de pécher.

Il vécut vingt ans en la Compagnie, partie dans nos Collèges, partie dans la Cour du grand Mogol, partie en de longs et dangereux voyages ; et il fut toujours égal à lui-même, trouvant Dieu partout et se tenant toujours en sa sainte présence.

REFLEXIONS

i. Souvent Dieu permet quelque péché dans la jeunesse pour humilier ses Serviteurs toute leur vie.

2. Souvent un fervent pénitent est plus agréable à Dieu, et fait des œuvres plus héroïques, qu'un autre qui est demeuré dans une notable innocence, et qui n'est pas ardent en la recherche de la perfection.

3. Il n'y a point de si long pèlerinage qu'on n'en trouve bientôt la fin.

4. Ce n'est pas le lieu qui conserve ou qui perd l'innocence, mais la ferveur ou la chasteté du cœur.

Il sera très utile que tous les Religieux cherchent les Frères convers qui ont fleuri en leurs Ordres, et qu'ils en lisent souvent les Vies. Les exemples domestiques les toucheront encore plus vivement que les exemples étrangers, et leur seront un plus pressant aiguillon pour marcher dans la voie de la perfection qu'ils verront battue devant leurs yeux.

Les Frères coadjuteurs de notre Compagnie pourront lire les Vies des frères André Dordonne, Benoît Fernandez, Damien Fujaye, Dominique Colin, Edouard de Silva, Emmanuel Lopez, Emmanuel le Noir, François Aranea, Guillaume Sautemouche, Jacques Biwa, Jacques Montauban, Jacques Serrano, Jean Corse, Jean de Frias, Jean de Bannos, Jean Kisaï et autres, qui sont écrites par Niéremberg, Sacchini, Raderus, d'Oultreman et divers autres Auteurs. La lecture leur donnera un désir d'imitation de ces grands Serviteurs de Dieu, et leur imitation leur fera pratiquer parfaitement ce que nous avons mis dans ce Traité et ce que la Religion demande de nous tous. Ainsi soit-il.

SECTION II

Abrégé des vies de quelques religieuses excellentes en sainteté.

Mon dessein étant d'aider aussi les Sœurs converses, je me trouve obligé de leur mettre devant les yeux quelques excellents miroirs de vertu, pour s'y contempler et en imiter les perfections.

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