‹ Le saint voyage de Jherusalem du seigneur d'AnglureChapitre 97 sur 100 · C. XXVI · texte numérisé non relu

C. XXVI

Barbe (sainte). — Ses reliques à Venise, g. — Lieu de son martyre et église à Beyrouth,

Barimathie (Joseph de), 4g, 124.

— La localité dont Joseph à'Arimathie tiraitson surnom a été identifiée par Eusèbeavec Ramathaim-Sophim, et par saint Jérôme avec le lieu où s'élève aujourd'hui la ville de Ramleh, construite dans la première moitié du viii* siècle par les musulmans qui avaient ruiné Lydda. Cette dernière opinion est loin d'avoir un caractère absolu de certitude; mais, ainsi que le remarque M. Victor Guérin, qui a consacré plusieurs pages à son examen, elle repose sur de grandes probabilités (Judée^ p. i.

INDEX

p. 55). — Barimathie est la forme populaire au moyeli âge ; elle se retrouve dans tous les mystères du xv^ siècle. Aujourd'hui même, cette appellation qui provient d'une erreur de copiste {Joseph a Barimathia), est la seule en usage chez les Bas-Bretons.

Baruth ou Barust, 35, 36, 87, 38, 39, 40, 41, 341; l'église de Saint- Georges, i38; l'église de Sainte-Barbe, 38. — Les « deux grans arvos fais a voste « tournée » , sous lesquels était une sorte de terrasse que la tradition du xiv^ siècle indiquait comme la demeure de la jeune fille que saint Georges sauva du dragon, ces deux « arvos », disons-nous, se voient encore aujourd'hui à vingt-cinq minutes de marche, hors de Beyrouth, vers Test, sur la route de Tripoli, ce qui concorde parfaitement avec le dire de notre pèlerin.

Le frère Liévin rapporte que ces deux constructions, qui semblent être de brique, sont en pierre ordinaire du pays; il a remarqué dans chacune d'elles deux loges funéraires (p. 685). — L'auteur que nous venons de citer ne parle pas de la chapelle gui s'élevait au xv" siècle au lieu même de la défaite du dragon par saint Georges et qui, cependant, a été vue par l'abbé Michon.

« Elle paraît complètement c( abandonnée, » dit ce dernier voyageur, « mais son architeca ture est ancienne, et c'est « certainement la chapelle qui M a été visitée par notre pèle- « rin )) (p. 46).

Basseguenigne, Bassignanne, 3 et App. — Bassignana (Italie, prov. et arrondiss. d'Alexandrie).

Baudouym [1er], roi de Jérusalem ; son tombeau, 122, — Bau-

douin I*"" succéda à son frère Godefroy de Bouillon sur le trône de Jérusalem qu'il occupa de 1 100 à 1 1 19.

Beaune, 3. — Beaune (Côte-d'Or, chef-1. d'arr.).

Bertholomi (saint), 33. — Saint Barthélémy, apôtre.

BÉTHANiE, 163-167. — Béthanie est aujourd'hui désignée par les Arabes sous le nom El- Azarîeh, sans doute parce que l'église élevée au commencement du IV* siècle par sainte Hélène, en l'honneur de saint Lazare, aura fini par substituer son vocable à l'ancienne appellation hébraïque. — L'auteur de la relation que nous publions paraîtavoircommis une légère inexactitude en disant (g i63) que le tombeau d'où le Christ tira Lazare se voyait dans la maison même qu'avait habitée celui-ci : les voyageurs modernes visitent la demeure de Lazare et de ses sœurs, Ma~ rie-Madeleine et Marthe, à 40 mètres environ au sud du tombeau. Les musulmans qui montrent aujourd'hui la sépulture de Lazare aux pèlerins chrétiens en ont, paraît-il, le plus grand soin, car ils sont persuadés que la conservation de leur progéniture est attachée à leur respect pour ce monument (Liévin, p. 392- 393).

Bethfagé, 86, 87. — Bethphagé, village au pied du mont des Oliviers, entre Jérusalem et Béthanie, célèbre dans la tradition chrétienne pour avoir été le lieu où Jésus envoya deux de ses disciples prendre l'ânon sur lequel il devait faire son entrée à Jérusalem (Matth.

xxi). Il était à peu près complètement ruiné lors de la première croisade. Saewulf parlant de Bethphagé, écrit, en effet :

« Betphage, ubi Dominus pre- « misit discipulos ad civitatem « est in Monte Oliveti, sed fere c( nusquam apparet » (édit.d'Avezac, p. 36); ces paroles sont à rapprocher de celles d'un de nos contemporains, le frère Liévin, qui s'exprime ainsi :

« Jusqu'aux ruines mêmes, tout a disparu » (p. 166). Plusieurs témoignages du xii^ siècles attestent cependant que Bethphagé possédait une église au temps de la domination des croisés, et les restes de cet édifice ont même été reconnus en 1877 P^'' frère Liévin et le capitaine Guillemot (voir à ce sujet un mémoire publié dans la Revue archéologique, t. II de 1877, p. 366- 388, sous le titre: « La pierre « de Bethphagé, fresques et a inscriptions des Croisés, ré- « cemment découvertes auprès « de Jérusalem «).

Bethléem, 137, 145, 147, 170.

— Eglise [de Notre-Dame], 137, 145. — De bonne heure, le lieu de la naissancedu Christ, Bethléem, fut l'objet de la vénération des fidèles qui y construisirent un oratoire, lequel fut détruit en l'an i35 par l'empereur Adrien ; le culte d'Adonis et de Vénus fut alors substitué à celui du Christ et de sa mère (saint Jérôme, lettre à Paulin). Deux siècles plus tard, en l'an 327, une magnifique basilique y tut commencée par sainte Hélène ; elle fut achevée par l'empereur Constantin, en 333, et le pèlerin de Bordeaux la vit à celte dernière date. Cette église, dédiée à la Vierge, est encore en fort grande partie du iv'^ siècle.

— Eglise de Saint-Nicolas et grotte du Lait ou de )a Vierge, 145. — L'église de Saint-Nicolas fut construite au iv*" siè-

cle sur la grotte du Lait par sainte Paule; il n'en subsiste plus qu'une partie du pavé en mosaïque (Liévin, p. 3i3).

Sur l'état actuel de la grotte du Lait, on peut aussi consulter la Description de la Judée, de M. Guérm (t. I, p. 186- 189).

— Le tombeau des Innocents, 143.— Voy. Guérin, Description de la Judée, t. I, p. 160-

— Le tombeau de saint Jérôme, 143. — Saint Jérôme mourut en 420, à Bethléem, où l'on voit encore son tombeau ; mais les restes du célèbre docteur de l'Eglise sont maintenant conservés à Rome dans l'église de Sainte-Marie-Majeure,

Bethphagé. Voy. Beihfagé.

Bethzel, 170-172. — Ce village situé « assés près de Bethléem , environ une lieue «, doit être certainement reconnu dans Beit-Jâla, à 2,5oo mètres au N. -0.de la ville natale du Christ.

Beyrouth. Voy. Baruth.

Blaise (saint), 332 et App. — Sur l'histoire des reliques de saint Biaise à Raguse, voy.

[Appendini] : Noti:{ie istoricocritiche sulle antichità, storia e letteratura de' Ragusei (Ragusa, 1802, in-4°),t. I,p. 177-

Bon LARROiN (le), 2g3, 295.

BoRGOFORTE. Voy. Brigucfort.

Bosnie. Voy. Bossene.

BossENE (le royaume de), 336.

— La Bosnie. — Bertrandon de la Broquière, qui visitait l'Orient en 1432 et 1433, parle aussi du a royaume de Bos-

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sene » comme d'un royaume tributaire des Turcs, et vit à Andrinople le compétiteur du roi de Bosnie qui venait en faire hommage au sultan (mss. 5993 du fonds français de la Bibl. nat., fo^ 219 v" et 222 v°).

BouciQUAULT (messire), 18. — Jean le Meingre, dit Boucicaut, maréchal de France depuis l'année iSgi, faisait partie de l'expédition dirigée contre les Turcs, en i395, par Jean de Bourgogne, comte de Nevers , et dont le passage en Lorraine eut lieu, selon Froissart (1. IV, c. xlviii de l'édition Buchon), vers le 20 mai 1395, c'est-à-dire moins de trois mois avant l'époque où notre pèlerin vit Boucicaut prêt à soutenir à Padoue un combat singulier contre Ga- Jéas de Mantoue. Cet événement de la vie du chevaleresque maréchal n'a été consigné ni par l'auteur du Livre des fai{ de Jean Bouciquaut ni par Froissart; bien plus, rien dans le récit de l'un ni de l'autre de ces chroniqueurs ne donne à penser que Boucicaut se soit écarté un moment des pays arrosés par le Danube en marchant contre les Turcs qui devaient infliger, le 20 octobre 1396, à l'armée chrétienne, le sanglant échec de Nicopolis.

— Sur les rapports de Boucicaut et de Galéas de Mantoue, voir l'article consacré à ce dernier personnage.

Bouillon (Godefroy de). Voy.

Buillon.

BouRC EN Bresse, 3 et App, — Bourg-en-Bresse (Ain, cheflieu du dép.).

Bourg-en-Bresse. Voy. Boiirc.

Brescia. Voy. Bresse.

Bresse, « une cité de Lombar-

die, » 346, et 3 App. — Brescia (Italie).

Brieg. Voy. Brigue.

Brigue, 352. — Brieg, en français « Brigue », bourg de Suisse situé sur la rive gauche du Rhône, à 5o kilom. environ à l'est de Sion (Valais, chef-lieu de district).

Brigue (le mont de), 354, 352.

Le mont Simplon , dans la chaîne des Alpes Lépontiennes, entre le Valais et le Piémont.

Briguefort^ 4. — Borgoforte, ville d'Italie, située sur la rive gauche de Pô, à i3 kilom. au sud de Mantoue de la province et l'arrondissement duquel elle fait partie.

Buillom (Godeffroy de) , son tombeau, 122. — Godefroy de Bouillon, le premier prince latin qui régna à Jérusalem, mourut au mois de juillet de l'an II 00 et fut enseveli dans l'église du Saint-Sépulcre. Son tombeau et celui de Baudouin V, son successeur, furent détruits en 1808 par les Grecs lors de la restauration du Saint-Sépulcre et remplacés par deux bancs de pierre (Liévin, p. 507).

Gaffa. 326. — CafFa, la Theo^ dosia des anciens, ville de Grimée. En 1266, elle fut prise sur les Tartares par les Génois qui y établirent le centre de leur commerce dans l'Orient; aussi l'auteur de l'Atlas catalan, qui dessinait ses cartes en i375, fait-il flotter le pavillon génois à Gaffa, comme à Gênes et à Péra

(voir l'édition de l'Atlas catalan donnée par Buchon et Tastu dans le tome XIV {i" partie) des Notices et extraits des manuscrits.

Caïpha ou Haïpha. Voy. Chastel- Carmeliju

Caire (le,,, i85, 233-241, 242, 243, 248, 24g, 202, 279. — Le Caire (Egypte). — Voy.

aussi Babiloine.

Calvaire (Le mont du) ou d'Es- CALON, 1 14 et ss.

Candie. Voy. Qiiandie.

Candiens ( les) ou Condroites, 285. — Les habitants de l'île de Candie, l'ancienne Crète, qui fut au pouvoir des Vénitiens de 1204 à i66g.

Caronno. Voy. Kavonne,

Castellaîns (les), 285. — Les habitants de la Castille.

Cau, Caut-Saint-Ange , 326- 328. Voy. Tau.

Caudemar. Voy. Archeldemach.

Cazopoly, île déserte entre Pola et Corfou, 24 ; chapelle de N.-D. de Cazopoly, 24. — L'île de Saseno, dans la mer Ionienne, près de la côte albanaise, vis-à-vis de Valona ; c'est ïinsula Saso ou Sasonis de l'Itinéraire d'Antonin. Notre pèlerin ii'est pas le seul auteur du xiv' siècle qui lui attribue le nom inscrit en tête de cet article ; on trouve, en effet, le vocable Ca:{opoli appliqué à l'île située en face de Valona par l'Atlas catalan de 1375, mais les éditeurs de ce précieux document, ne connaissant pas la relation de voyage dont nous donnons une édition, ont cru que le nom de Cazopoli s'appliquait

au « cap de PoUina, près du cap Valona » (p. 88).

Cedron, ruisseau, 66. — Le torrent de Cédron coule dans la vallée de Josaphat, à Test de Jérusalem, entre cette ville et la montagne des Oliviers ; il se jette dans la mer Morte.

CÈNE, Sene (la sainte), 92, io3.

Cenis (mont). Voy. Seny.

Céphalonie. Voy. Chifornia.

Cermeu, 4. — Sermide, petite ville sur la rive droite du Pô, à 8 1. n.-o. de Ferrare ; c'est aujourd'hui un chef-lieu de mandement dans la province et l'arrondissement de Mantoue (Italie).

Chablais. Voy. Chambely.

Chalon sur la Sone, Challon, Chaullons, 3 et App. — Chalon-sur-Saône, ancienne ville épiscopale (Saône -et -Loire, chef-lieu d'arrond.).

Chambely, 364. — Le Chablais.

Voy. Saint-Moris.

Chambery. Voy. Chambry.

Chambre (la), 3. — La Chambre (Savoie , ar. de Saint- Jean-de-Maurienne, chef-lieu de canton.)

Chambry, Chamberi en Savoie, 3 et App. — Chambéry (Savoie, chef-lieu du département).

Chansiaux, 36o. — Chanceaux, village (Côte-d'Or, arr. de Semur, canton de Flavigny).

Chasteillon. Voy. Chastillon.

Chastel-Carmelin, 42. — Ce château, qui prenait son nom du mont Carmel, pourrait être identifié avec Haifa ou Caï-

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pha, ville située sur le golfe d'Acre, au pied oriental du mont Carmel, entre le cap Carmel et Césarée.

Chastel-David (le), 5o.— C'est la citadelle de Jérusalem, construction féodale du xii" siècle, attenante à la ville, contrairement à ce qu'on pourrait induire du texte de nôtre pèlerin, « La partie la plus u intéressante de ce monu- « ment. » dit M. l'abbé Michon (p. 53), « est la tour de « David, forte masse compo- « sée de quatorze assises de « pierres énormes superposées « sans ciment, retenues par

« des crampons de fer Au

a dessus de la tour est la cha- « pelle des rois francs, dédiée « a saint David. »

Chastel-Pellerin, 42. — Sur cette forteresse, aujourd'hui Athlit, sur la côte de Syrie, entre Acre et Césarée, voir G.-Rey, Etude sur les monuments de V architecture militaire des croisés, p. gS à 100, et planche xi.

Chastel ou Chastiau Rouge (le port de), 84, 309-314.— Le Chastel-Rouge (port et château), situé, au dire de notre pèlerin, dans une petite île éloignée d'une demi-lieue à peine du rivage de la Turquie [d'Asie], est également mentionné dans l'Atlas catalan de 1375 comme voisin de Macri, sous le nom de Castelros que Buchon et Tastu ont lu mal à ^ïO'po?, Castel Ro g (p. io5).

Un autre document géographique de la même date, ou à peu près, l'Itinéraire brugeois, mentionne aussi Castiel-Rouges (Lelevi^el, Géographie du moyen dge, épilogue, p. 3oi).

Les cartes modernes indiquent égalementprès du rivage turc, la petite île a Meis ou Kastelloryzo » à une trentaine de lieues à l'est de Rhodes.

Chastillon, Chasteillon-sur- Seine, 3, 36 1. — Châtillonsur-Seine (Côte-d'Or, chef-lieu d'arrond.).

Chat (le mont du), 3. — Le mont du Chat, montagne située entre la vallée d'Yen ne et le lac du Bourget (Savoie).

Chatillon-sur-Seine. Voy. Chastillon.

Chaullons. Voy. Challon.

Chieri. Voy. Lyer.

Chifornia (isle de), 25. — Céphalonie, la plus grande des îles Ioniennes.

Chioggia. Voy. Cluge.

Chipre, Chippre (l'isle de), 34, 289, 290, 293, 307.— L'île de Chypre.

— (le roi de), 290-3, 296 et ss.

Jacques de Lusignan régna en Chypre de i382 à 1398.

Chippriens (les), 285. — Les Chypriotes, ou habitants de l'île de Chypre.

Choron, Couron, ville fermée, en M orée, 328 et App. — Koron,en Morée, sur la côte occidentale du golfe de Kalamata, dit aussi golfe de Koron.

Christofle (saint), 9.

Chypre. Voy. Chippre.

Clées (Les), en Suisse. Voy.

Esclées (V) .

Cluge, 4. — Chioggia, vijle de Vénétie ^chef-lieud'arr.), construite dans une île voisine des lagunes. Son nom primitif était Fossa Clodia, changé de bonne heure en Clugia.

Cocheca, truchement, 249.

GoNDRoiTES (fondique des), 285.

Voy. Gandiens.

CoNSTANxm (saint), empereur, 53, i33, 293. — Cest legrand Constantin, fils de Constance Chlore et de sainte Hélène.

CONSTANTINOBLE, 54, l3l, l33,

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