‹ Le saint voyage de Jherusalem du seigneur d'AnglureChapitre 99 sur 100 · Eglise à Venise · texte numérisé non relu

Eglise à Venise

— Chapelle à Jérusalem, 84.

— Rue à Alexandrie, 282 .

Marcelle, 285. — Marseille (Bouches-du-Rhône).

Marciliains, Marciliziens (les), 285. — Les Marseillais.

Marguerite (sainte), 2o3.

Marie (la Vierge). Voy. Nosire Dame.

Marie, sœur de Lazare, 166.

Marie Cleophe (sainte), 48.

Marie Égiptienne (sainte), 7.

Marie Magdelaine (sainte), i5, 127, 128.

Maries (les Trois), 96, 1 1 1 .

Marseillais (les). Voy. Marciliains.

Marseille. Voy. Marcelle.

Marthe, sœur de Lazare, i65,

Martigny. Voy. Merteny.

Martin (saint), honoré près du Caire, 242.

Martin (saint), de Tours, 354.

Maruwa, en Chypre; le même que Marboa.

Matarieh. Voy. Moiteria.

Mathieu (saint), apôtre, élu pour remplacer Judas, 10 1. — 11 aurait fallu Mathias {Acta Apostolorum, i, 2 3-26).

Maurice (saint). Voy. Moris.

Mecque (la). Voy. Meclia.

Mecha, i85, 238. — La Mecque (Arabie).

Meiry-sur-Seine, 363. — Mérysur-Seine (Aube, arr. d'Arcis, chef-lieu de cant.).

Meis, île. Voy. Chastel Rouge.

Melonta. Voy. Monte (isle de la).

Mentowa (messire Galiache de), i8. Voy. Galiache.

Mergousse, sur le lac [Majeur], devers France, 35 1. — Merozzo, bourg sur la rive occientale du lac Majeur.

Mer Morte (la), i58.

Mer Rouge (la), 210, 221, 264,

Merteny. 354. — Martigny, en allemand Martinach , chetlieu d'un des districts du Valais (Suisse), située à peu de distance du Rhône et à une vingtaine de lieues au sudouest de Sion.

Méry-sur-Seine. Voy. Meiry,

Mets, 1-2 App. — Metz (Alsace-Lorraine).

Miellans, Milan, 348, 349. — Milan (Italie).

— (Le duc de), 343, 344- «que, « premier, fut conte ae Ver- « tus, » 3-5 App. — Jean-Galéas Visconti, né en 1347, mort en 1402, avait épousé en premières noces (^1364) Isabelle de Valois, fille du roi Jean, laquelle lui apporta en dot le comté de Vertus, en Champagne. 11 succéda, en 1378, à son père, Galéas Visconti, dans une part de la seigneurie de Milan, dont il devint seul maître en i385. C'est le i«r mai 1395, deux mois par conséquent avant le départ de nos pèlerins, que Jean-Galéas obtint de l'empereur Wences-

las,auquel il offrit 100,000 florins d'or, le titre de duc de Milan que ses prédécesseurs avaient vainement sollicité [Art de vérifier les datesy t. III, p. 647-648).

MiTRY (Remion de), p. 109.

MoDiN ou MoDON, en Morée, 28, 29, 329, 341. — Modon, en Morée, 'dans la presqu'île placée à l'ouest du golfe de Kalamata ou de Koron.

Moïse, 193, 200, 204, 209,210,

MoiTERiA, 229, 2 33. — La tradition rapportée par le pèlerin au sujet de « la Fontaine- Saincte Marie », située près du Caire, au lieu appelé par les anciens Moiteria et aujourd'hui Matarieh, est consignée dès les premiers siècles du christianisme dans l'Evangile de l'Enfance que le pape Gélase (492-496) déclara apocryphe. Voici le texte même de cette mention: « Hinc ad syco- « morum illam digressi sunt, « quae hodie Matarea vocatur, « et produxit Dominus Jésus « fontem in Matarea, in quodi- « va Maria tunicam ejus lavit.

« Ex sudore autem, qui a Do- « mi no Jesu ibi defluxit, balsaci mum in illa regione prove- « n'it.n (Ev an gehum infantiœ^ ex arabico translatum Henrico Sikio interprète, c. xxiv.) Cette tradition n'est pas entièrement oubliée aujourd'hui : le « figuier de Pharaon » , c'est-àdire le sycomore qui, suivant elle, déroba Notre-Dame et son fils aux émissaires d'Hérode en les cachant dans sa tige, est encore l'objet de la vénération des pèlerins. Cependant, si ron,en croit les auteurs de VEgyyte sous la domination de Méhémet-Ali (p. 182), qui fait partie de la collection de V Univers pitto-

INDEX

resque, la légende de la fontaine se serait un peu modifiée : la source existait avant le passage de l'Enfant divin, mais l'eau en était amère ; elle devint douce aussitôt c^ue Jésus l'eût touchée de ses lèvres.

MoNLT Melian, 3. — Montmélian (Savoie, arr. de Chambéry, chef-lieu de cant.) .

Mont-de-Syon (le), 92. — C'est sur le Mont Sion que David construisit la ville sainte des rois de Juda.

— L'église Nostre-Dame, 92, 97, 98, io3. — C'était, au temps des croisades, l'église d'une abbaye, le seul édifice qui existât alors sur la montagne sainte. Elle était construite, nous dit Ernoul, sur l'emplacement de la maison où Jésus fit la Cène avec ses disciples.

On y montrait aussi le lieu où saint Thomas toucha les plaies du Sauveur. C'est là encore que le Christ apparut le jour de l'Ascension à ses disciples qui, dix jours après, y reçurent la grâce du Saint- Esprit. Enfin, et de là le vocable de l'église, la mère de Dieu était morte en cet endroit (édition Mas Latrie, p. 190- 191).— L'église, de Notre-Dame, convertie en mosquée , porte aujourd'hui le nom de Nabi- Daoud (prophète David), parce qu'on prétend, depuis le xm siècle, qu'elle renferme le tombeau du roi prophète (Liévin, p. 12 1 et i3o),

Mont-du-Chat (le). Voy. Chat (Mont du).

Monte ou de la Mote (isle de la), 33o et App., 338.— Cette île, située « a vi mille près de la cité de Raguise » et où nos pèlerins s'embarquèrent pour cette ville, doit être assimilée à Molonta, îlot situé à

7 lieues marines environ au sud de Raguse, un peu en deçà des bouches de Cattaro. Cet îlot est désert, mais une petite presqu'île qui lui fait face forme deux ports naturels :

Porto di Molonta grande et Porto di Molonta piccolo (p. 126).

MoRÉE .'la), 27, 326, 327, 328 et App.

— ( le Depost de ) , frère de l'empereur de Constantinople, 327. — Théodore Paléologue, fils cadet de l'empereur Jean Paléologue et de Hélène Cantacuzène, première femme de ce prince, succéda, dans la principauté de Morée, à Mathieu Cantacuzène, son oncle maternel. Il épousa Bartolomea Acciauioli , qui lui apporta en dot la ville de Corinthe, et mourut en 1407.

Prisonnier du sultan Bajazet, il s'était évadé en i395, peu de temps avant cette sorte de croisade que termina le désastre de Nicopolis (Lebeau, Histoire du Bas - Empire j 1. CXVI).

MoRis (saint). — Sai nt Maurice ; ses reliques, 354-

MoRQUELiNES (Pierre de), chevalier de Picardie, 276. — Nous avons préféré la leçon Morquelines du ms. de Metz à la variante N ebrelines du ms. de Paris; cependant l'initiale^ de cette dernière forme est préférable à m, car il s'agit très certainement ici d'un membre de la famille de Nortquelmes, vassale de l'avoué de Thérouenne, qui alors n'était autre que le seigneur d'Anglare lui-même. L'indication de la Picardie, comme patrie de Pierre, ne contredit pas cette explication , puisqu'au xiv® siècle et plus tard le nom Picardie s'étendait à tous les

DE JHERUSALEM

pays parlant un langage roman , compris entre fôise , l'Océan et la Meuse inférieure.

Il aurait donc fallu écrire Norquelmes au lieu de Morquelines. Un Jacques de Nortquelmes (et non Nortquelines, comme l'écrit DomVillevieille, Trésor généalogique, t. II, p. 42) acheta^ en i3gg, d'Ogier d'Anglure, avoué de Thérouenne, un fief de la châtellenie de Saint-Omer, située à Tilques. — Nortquelmes est aujourd'hui Nord-Kelmes ou Noircarmes , hameau de la commune de Zudausques (Pasde-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. de Lumbres); voir, à ce sujet, Courtois, Dict. top. de V arrondis s. de Saint-Omer.

MoTE (ille de la). Voy. Monte (la).

Napolitains (les), 285.

Narbonne, Nerbonne, 285. — Narbonne (Aude^.

Nicolas ^saint), ses reliques en l'église du même nom à Venise, 7.

NicossiE (la cité de), 291, 292, 296, 299, 3oi, 3o6, 307. — Nicosie ou Lefkosia, capitale de l'île de Chypre. — L'église de Saint-François aux Cordeliers, 3oo, 3o6.

Neufchateau. Voy. Nuefchaisteli( (le).

Nissa, en Chypre, 298. — Nîsso (en turc, Dizdar) , au district de Chirça, à 14 kilomètres au sud de Nicosie. L'identité du Nisso moderne avec Nissa nous paraît démontrée par le texte, encore que M. de Mas Latrie

(Notice sur la^ construction d'une carte de l'île de Chypre^ p. 43) ne signale pas d ancienne forme française autre que Nison.

Nortquelmes. Voy. Morquelines.

NosTRE Dame : la maison dont elle monta les degrés pour voir son Fils marchant au supplice, 58 ; la maison où elle allait à l'école, 5g; la place où elle tomba pâmée à la vue de son Fils crucifié, 60; la maison où elle naquit, 62; son tombeau, 67 ; sa pierre de repos, 72 ; sa ceinture, 73; son Assumption, 75 ; le lieu où elle commença à faire pénitence, 76 (Voyez Pélagie); lieu habituel de ses prières, 82 ; celui où elle tenait conseil avec saint Jacques, évêque de Jérusalem, 85 ; la fontaine où elle lava les langes de l'enfant Jésus, 87; celui où elle assistait aux prédications de son Fils, 97 ; sa demeure après la mort du Christ, 99, 100; le lieu de son trépassement, 99 ; le lieu où Jésus lui apparut après la Résurrection, 126; le lieu d'où elle assista au Crucifiement, i35; celui où elle allaita l'Enfant Jésus à Bethléem lors de la Fuite en Egypte, 145; la fontaine où elle fit le Magnificat, 147,148; reste sept années avec son Fils à Babylone d'Egypte, 244.

Nuefchaistelz (le), 3-5 App.

— Neufchateau (Vosges, cheflieu d'arrond.)

OuRCE (T), 3. L'Ouche, rivière, affluent de la Seine qu'elle joint à 2 kilomètres au sud de Bar-sur-Seine.

INDEX

Padoue. Voy . Padowa et Prada.

Padowa, Padua ou Paudouwa.

Padoue (Italie), i8, 19, 342, 3-5 App.

~ Eglise de Saint-Anthoine, 19.

— (monseigneur de), 18. — François de Carrare, dit le Jeune, recouvra en i386 la seigneurie de Padoue que Jean-Galéas Visconti avait enlevée à son père; il y ajouta celle de Vérone en 1404, à la mort de Guillaume de la Scala. Ces succès l'enivrèrent :

il voulut s'agrandir encore et cette fois aux dépens de la puissante république de Venise, qui jura sa perte et celle de sa maison. Vérone et Padoue tombèrent bientôt au pouvoir des armées de Saint- Marc, et François fut étranglé à Venise, ainsi que ses deux fils, par^ ordre du Sénat en 1/^06 {Généalogies historiques des maisons souveraines, t. II, Italie, p. 574).

Palisseulle, 347. — Palazzuolo suir Oglio. (Italie, prov. de Brescia, arr. de Chiari;, bourg situé entre Brescia et Bergame, sur la rive gauche de rOglio.

Paul (Saint). Voy. Pol.

Paula,2o,2I, 22,23,24. Pola, en Istrie. — Notre pèlerin parle d'un « tournoyement »

situé hors de la cité de Pola et que l'on désignait alors sous le nom de « palaix Rolant », parce que l'on en attribuait la construction au héros de Roncevaux. Ce « tournoyement » n'est autre chose qu'un amphithéâtre romain que Spon visita en 1675. Le savant antiquaire rapporte qu'on

l'appelait VOrîandme ou maison Roland et en donne la description suivante : « Il est « à peu près de la grandeur de « celui de Rome, et tout bâti « de belles pierres d'istrie, à « trois rangs de fenêtres l'une « sur l'autre, et il y en a « soixante et douze de chaque a ranç. L'enceinte en est fort « entière; mais il n'y paroit « aucuns degrés, et l'on pré- « tend qu'ils étoient de bois, a Palladius, dans son Archi- « tecture, en a donné le plan « et les dimensions que je « n'entreprendrai pas de corri- « ger ». (Spon, Voyage, édit.

de 178, t. le', p. 81.)

Paust (la rivière du), 3. — Le Pô, fleuve de l'Italie septentrionale,

Pavye, 3, 4. ~ Pavie (Italie).

Pélagie (sainte). — C'est par une erreur évidente que notre auteur, au § 76, place sur le versant du mont de Galilée (ou de la montagne des Oliviers) « le lieu ouquel Nostre « Dame commança a faire pe- « nitence», car dès la première moitié du v® siècle aussi bien qu'aujourd'hui ce lieu était consacré à sainte Pélagie qui, d'abord comédienne à Antioche, sous le nom de Marguerite, s'y serait établie en pénitente. Vers l'an 53o, — c'est Théodose qui nous l'ap-

Î)rend, — une église s'élevait sur e sépulcre de la bienheureuse {Itinera latina, édit. Tobler, t. I^'. p. 67). On n'y voit plus aujourd'hui qu'une grotte dite de Sain te- Pélagie que les Juifs désignent comme le sépulcre de la prophétesse Choulda (Liévin, p. 163-164).

Pentecôte (la), 107.

Pera, c( une forte cité tout devant Constant! noble, » 32

Si Péra a été fondée par les Génois, il n'en est pas moins utile de remarquer que son nom est grec et qu'il indique la situation de cette « cité »

au - delà (luépa) du port de Constantinople.

Peschiera. Voy. Piquiere.

Peticolle, 4. — Nous n'avons pu retrouver cette localité qui, au dire de notre pèlerin, serait située sur le Pô entre Crémone et Guastalla. Peticolle est peut-être une faute de copiste pour Torricella.

Pharaon, roi d'Egipte , 225 ,

~-le figuier Pharaon, 232.

~ (Les greniers), 249. — C'est le nom que notre pèlerin donne aux Pyramides, suivant en cela une tradition qui remonte au moins au VI' siècle , puisqu'on la voit déjà énoncée par Grégoire de Tours. « Joseph, » dit cet historien , « ht cons- « truire à Babylone des gre- M niers d'un travail étonnant, « et bâtis en pierres carrées « et en moellons. Ils sont spa- « cieux dans le bas et resserrés « dans le haut, de telle sorte u qu'on y jette les grains par a un petit trou (Historia Fran- « corum, 1. I, c. x). » Ce n'est donc pas aux musulmans, — comme semble le croire M. Clermont-Ganneau (Revue critique^ nouv. série, t. II, p. 325), — que les pèlerins du moyen-âge ont emprunté cette légende.

Philermes (Nostre-Dame de), dans l'île de Rhodes, à deux lieues de la cité, 3 18, 319.

Philtstiens (les), 17, 173.

Picardie (la), 276.

Piémont. Voy. Pymont.

Pierre (saint), 44, 71, 108.

Pierre-Chastel, 3. — - Pierre- Châtel (Ain, arr. et canton de Belley, commune de Virignin).

PiLATE, 61, 63; la maison où il jugea le Christ, 61.

PiQuiÈRE, 34b. — Peschiera sul lago di Garda (Italie, prov. de Vérone, arr. de Bardolino).

Piscine probatique (la), 64; voy.

sous Jérusalem,

Plaisance 4. — Plaisance ou Piacenza (Italie).

Pô (le). Voy. Paust.

PoL (saint), l'appostre, 7, 19, 65.

PoL fsaint), duc de Bourgogne, martyr, 6; — Les anciens historiens de la Bourgogne ne paraissent avoir aucune connaissance de ce prétendu duc de leur pays ; et il y a tout lieu de croire que notre pèlerin se sera trompé sur la qualité de saint Paul, martyr honoré à Venise, dont les reliques furent apportées dans cette ville en suite de la prise de Constantinople en 1204 (voyez au mot Venise).

PoL (saint), ermite, 262,263-270.

Pola. Voy, Paula.

Pont-d'Eing, 3. — Pont-d'Ain (Ain, arr. de Bourg, chef-lieu de canton).

Pont de Mente (le), 4.

Pont d'Escure (le), 4. — Ponte Lagoscuro, petite ville située sur la rive droite du Pô, au nord de Ferrare; elle fait aujourd'hui partie de la commune de Ferrare.

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Pont d'Ueil (le), 4. — Ponte d'Oglio. Ce lieu ne doit pas être différent de Torre d'Oglio, village situé au confluent du Pô et de l'Oglio.

Ponte de Nove. Voy. Pont- Neuf,

Ponte d'Oglio. Voy. Pont d'Ueil (Le).

Ponte Lagoscuro. Voy. Pont d'Escure (le).

Pont-Neuf, 343. — Ponte de Nove, village situé entre Peschiera et Brescia, sur la Chiese (Italie).

PouiLLE. Voy, Puille.

Prada ou Pradra, 18. — C'est une mauvaise leçon du nom de Padoue (Pado'wa), ce que prouve surabondamment la réunion sous un même titre (Prada) des g 18 et 19.

Prestre Jehan (le), 262.

Prophire, l'evesque qui baptisa saincte Katherine; ses reliques à Venise, 7. — Saint Porphyre, évêque de Gaza en Pa.

lestine.

Pucelle (isle de la), entre le Château- Rouge et Rhodes ; il y avait une chapelle en l'honneur de la sainte Vierge, 3 14.

Puille (royaume de), 337. — C'est le royaume de Naples que notre pèlerin désigne ici sous le nom de Pouille (Apulia) .

Pymont (le), 3. — Le Piémont, province du royaume d'Italie.

Pyramides (les). — Voir Pharaon (les greniers) .

QuANDiE(risle de), 325.— Candie, l'ancienne Crète.

Quarantaine (la), 160, 161, i63. - Le Djebel Kuruntûl ou montagne de la Quarantaine, située à peu de distance et au nord-ouest de Jéricho, est ainsi nommé à cause des quarante jours de jeûne qu'y nt le Christ.

Queir, 3-5 App. — Voy. Lyer.

Raguise ou Raguse (la cité de\ 330-336 , 33o et ss. App.; libre depuis la révolte contre le roi de Hongrie, 332. — Raguse, en Dalmatie.

— Eglise de Saint-Biaise, 332.

— Eglise des Jacobins, 333.

Raigecourt (Jehan de) , p. 109.

Rames, 45-5o; église de Saint- Georges , 4.5 ; sépulcre de Sainte Marie-Cléopnas, 48, — Ramleh, en Palestine, sur la route de Jalfa à Jérusalem.

Remotine (les bouches de), détroit voisin du cap Saint-Ange (auj. cap Malia), 326.

Rhône (le). Voy. Rosne.

Rodes ou Roide (isle de), 29, 3o, 3i, 34, 289, 3o8,3o9,3io, 3i3, 3i4, 3i6, 324, 337 ; 324 App. ; — l'empereur de Constantinople la donna à l'Ordre de l'Hôpital, 3 18. — L'île de Rhodes.

— ville capitale de l'île, 32, 33;

la cité et le château, 32, 3 20; l'hôpital de Saint-Jean, 32; les frères [hospitaliers] de Rhodes, 32 ; l'église de Saint-Jehan- Baptiste, 32, 33, 321 ; le port.

RoLANT, neveu de Charlemagne et fondateur de Paula, 21. — Sur le« palaix Rolant » à Pola, voy. Paula.

RoMMENiE, que l'en souloitappel- 1er Grecce, 32 5.

RosNE (le), 3, 354, 355. — Le Rhône, fleuve de P'rance.

ROSSILLON, ROUSSILLONS, 3 et

App. — Rossillon (Ain, arr.

de Belley, canton de Virieule- Grand).

Sabine (Sainte), ses reliques à Venise, 9.

Saeto, truchement, 24g en note.

Saint-Ange (cap) voy. Taut^ Saint- Ange.

Saint-Anthoine, s. Anthonne es desers d'Egipte, i, 2, 253- 257, 260-262, 265, 270, 271, 272, 278. — Ce monastère, le plus fameux des monastères de l'Egypte, existe encore à environ 26 lieues de la rive orientale du Nil. Le chemin qui y conduit part de Barounbul, village situé sur le fleuve à 10 kilom. au sud de la ville d'Atrîh.

Saint-Anthoine sur le Nil, 255- 257, 270. 274. — C'est le couvent de Saint - Antoine qu'on trouve encore figuré sous ce nom dans Carte topofçraphique de l'Egypte levée pendant l'expédition de l'armée française (feuille 18). II

est situé sur la rive droite du Nil, à 8 kilomètres au sud du chemin qui conduit aux monastères de Saint-Antoine et de Saint- Paul du désert, et à 17 de la ville d'Attîh.

Saint - Anthoine de Padoue , église à Padoue, 19.

Saint-Anthonv, 3. — San-Antonino, village situé entre Suse et Rivoli (Italie).

Sainte-Catherine du Mont de Synay, i, 2, i58, 170, i85, 189, 190-216, 217, 261, 265, 275. — Ce monastère, fondé par l'empereur Justinien, est situé sur le plus élevé des deux sommets du Mont Sinaï.

Sainte-Croix, en Chippre, 292- 297, — Le Mont Sainte-Croix ou Stavro-Vouni, à 20 kilom.

à l'ouest de Larnaka.

Sainte-Groix (église de), près de Jérusalem, 1 52. — Cette église, bâtie au vn« siècle par l'empereur Héraclius, sur le lieu où la tradition rapporte o[u'on prit l'arbre dont tut faite la croix du Sauveur, est encore aujourd'hui, comme au temps de notre pèlerin, l'église d'un couvent grec (Liévin, p. 268).

Elle est située à 10 minutes de marche à l'ouest de Jéru^ salem.

Sainte- Marie -Cresequier, église à Venise, 9.

Sainte-Suffie, i33, note. — L'église Sainte-Sophie de Gonstantinople.

Saint-Eleazar, 3. — San-Nazaro de Borgondi (Italie, prov. et arr. de Pavie, chef-lieu de mandement).

Saint Esprit (le), 107.

Saint - François , couvent des

INDEX

Cordeliers à Nicossie en Chypre, 3oo, 3o6.

Saint-Gelin ou Saint- Jullien, 3 et App. Saint -Julien (Savoie, arr. et canton de Saint- Jean-de-Maurienne).

Saint-George (église de), située dans une « grosse ville champestre », à une lieue et demie environ au-dessous de Ramleh, 46.— La« grosse ville champestre » ( c'est-à-dire la bourgade construite en plaine) où s'élevait cette église, représente l'ancienne cité de Diospolis ou de Lydda, à 4,000 mètres environ au N.-N.-E. de Ramleh.

L'église de Saint-Georges y avait été construite, soit par Constantin, soit par Justinien (Acta Sanctorum, t. Ill aprilis, p. 109), et au xn* siècle, sous la domination franque, elle donnait son nom à la ville de Lydda avec laquelle elle fut dévastée en 11 77 par le sultan Saladin. Le chroniqueur Ernoul à qui nous empruntons ce fait, rapporte que la « cité » de Saint-Georges était située « es plains de Rames », à 7 lieues d'Ascalon et qu'on y voyait « le lieu où (saint Georges avoit esté martiriés. » De même qu'au xiv® siècle, Lydda — cette ville a repris son ancien nom, Ludd en arabe — n'est plus qu'une bourgade, mais de sa célèbre basilique, elle n'a conservé que l'abside (Liévin, p. 32).

C'est donc par erreur, que le dernier éditeur de la relation du pèlerinaged'Ogerd'Anglure (page i3) a voulu retrouver l'église de Saint-Georges dans le village de Bougosch ou plutôt Abu-Ghosch, à 2 5 kilomètres au sud-est de Ramleh, c'est-à-dire dans la direction de Jérusalem, L'édifice religieu'^ qu'il a vu dans ce lieu, — le Kariath-Yarim des Hébreux, — et qui sert aujour-

d'hui d'étable, n'est autre que l'église de Saint-Jérémie ^ui faisait partie d'un monastère détruit en 1489 (Liévin, p. 43).

Au reste, la situation d'Abu- Ghosch dans une région quelque peu montagneuse ne permet pas d'y voir la « ville champestre » de notre voyageur. — Les ruines de l'église de Saint-Georges ont été soigneusement décrites par M. de Vogue {les Eglises de la Terre - Sainte, p. 363 et ss.).

Saint-George (église de), à Ve nise, 6.

Saint-Jehan de Losne. Voy.

Saint-Jehan sur la Sosne.

Saint-Jean-de-Morienne, 3. — Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie, chef-lieu d'arrond.).

Saint- Jehan sur la Sosne, 35q.

— Saint-Jean-de-Losne, petite ville située sur la rive droite de la Saône (Côte-d'Or, arr. de Beaune, chef- lieu de canton).

Saint-Julien (Savoie). Voy. Saint- Gel in.

Saint-Maurice (Valais). Voy.

Saint-Moris en Chambely,

Saint-Michel, 3. — Saint-Michel, petite ville (Savoie, arr.

de Saint-Jean-de-Maurienne, chef-lieu de canton).

Saint-Moris en Chambely sur le Rosne, 354; le port de Saint- Moris, 355. — Saint-Maurice, chef-lieu d'un des districts du Valais (Suisse), petite ville située sur la rive gauche du Rhône entre Martigny et la pointe orientale du Léman, dans l'ancien pays de Chablais, ici désigné à tort sous le nom de « Chambely ». Les reliques dont notre pèlerin parle avec une certaine admiration

ont fourni à M. Edouard Aubert le sujet d'une splendide publication : Trésor de Vabbaye de Saint-Maurice d'Agaune, décrit et dessiné par Edouard Aubert{^2iV\s, 1872, Morel, in-folio de 262 pages et 32 planches), où il a su, une fois de plus, se montrer aussi habile artiste que savant archéologue. Le texte si précieux du voyageur de iSgô a toutefois échappé aux recherches de l'auteur, et lui a été signalé par M. Louis Courajod. (Bulletin monumental , t. XLII , p. 99).

Saint-Nicolas 'église de), à Venise, 7 ; — à Bethléem , 145.

Saint- Pion en la montaigne.

352.— Sous cette orthographe fantaisiste, l'auteur de notre relation veut parler du village de Simplon, situé sur la montagne du même nom. Ce village fait partie de la Suisse (Valais, district de Brigue).

Saint-Pol es desers d'Egipte, 1,2, 263-267, 278. — Le monastère de Saint- Paul (Mar-Bolos) est situé à environ six lieues au sud - est du monastère de Saint-Antoine et à quatorze kilomètres environ de la mer Rouge.

Saint-Sacrement (la fête du),

Saint-Saine, 36o. — Saint-Seinel'Abbaye (Côte-d'Or, arr. de Dijon, chet-lieu de canton).

Saint-Thivier, 3. — Saint-Trivier-de-Courtes (Ain, arr. de Bourg, chef-lieu de canton).

Salins, 358. — Salins (Jura, arr. de Poligny, chef-lieu de canton).

SaLEBRUCHE ou SAREDRUCHE(Si-

mon de), 3o6, 307.— Beau-père

d'Obier VIII d'Anglure par son mariage avec Isabeau deChâtillon, dame douairière d'Anglure et veuve d'Ogier VII (voy.

plus haut la Notice sur Ogier VIII) ^ Simon de Sarrebruck était l'aîné des trois fils d'Amé deSarrebruck, seigneur de Commercy et Fère-Champenoise, et d'Isabeau de Joinville, dame d'Etrelles. Sa mère s'étant mariée en secondes noces avec Charles deChâtillon, seigneur de Souain et de Jonchery et frère de la dame d'Anglure (Du Chesne, Hist. de la maison de Chdtillony p. 574; Anselme, Hist. de la maison de France, t.VIII,p. 534), Simon devint ainsi le beau-fils et le beau-frère de Charles.

Le mariage de Simon de Sarrebruck est antérieur au 4 février i385 (v. st.), date à laquelle il fit nommage, de la terre d'Anglure, — comme époux d'Isabeau, — à l'évêque de Troyes (Du Chesne, Hisi.

de Chdtillonj preuves, p. 25o).

Il mourut sans postérité, en 1396, dans l'île de Chy{3re, laissant pour héritiers Amé et Jean de Sarrebruck, ses frères puînés; tandis que sa veuve recevait en douaire la terre d'Etrelles, voisine d'Anglure fibid., p. 426; preuves, p. 25 1).

Du Chesne, qui n'a pas connu le texte de notre pèlerinage place la mort de Simon vers l'an 1402.

Salomon, roi des Juifs, 78; son tombeau, q8.

Samaritains (les), 174, 174 bis.

Sampson le fort, 173.

San-Antonino. Voy. Saint- Anthony.

San-Nazaro de Borgondi. Voy.

Saint-Elea:(ar.

Saône (la). Voy. Sone (la).

INDEX

Sarrazins (les , 35, 41, ij^bis Qtpassim.

Sarrebruck (Simon de). Voy.

Salebruche.

Sathalie (le gouffre de), 84, Sog.

— Le golfe qui existe sur la côte méridionale de l'Asie-Mineure, au nord- ouest de l'île de Chypre. Sathalie représente ici la ville actuelle d'Adalia — en latin Attalia — la plus importante cité de cette partie du littoral.

Savoie (la), pays, 3.

Saul, roi des Hébreux, 17.

Selvestre (saint), 53. — Saint Silvestre, pape (3 14-335).

Seny (Mont), 3. — Le Mont Cenis, montagne sur la frontière de France (Savoie) et d'Italie entre Lans-le-Bourg et Suse.

Sermide. Voy. Cenneu.

SiGOLi (Simone), pèlerin italien, auteur du Viaggio, p. x et note.

SiLOË (la fontaine de), 88, 89.

— Cette célèbre fontaine est située dans la vallée de Josaphat entre la fontaine de la Vierge et Haceldama, à une distance à peu près égale (3oo mètres environ) de ces deux points. Le nom actuel de Siloë estSilwan.

Silvestre (saint) .Voy. Selvestre.

SiMÉoN le Juste (saint), 142, i53, 332. — Les Chrétiens prétendent encore aujourd'hui retrouver la maison de saint Siméon dans les ruines que les Arabes nomment Khirbetel-Kathamoun, lesquelles ne remontent pas certainement à l'époque romaine (Guéri n,

Judée, t. p. 248-249). Ce lieu est situé à 2 kilom. environ au sud-ouest de Jérusalem, et la première mention de la tradition qui s'y rapporte semble être celle qu'en fait notre pèlerin.

Simon le Cyrénéen, 54.

SiMPLON. Voy. 3aint-Pion.

SiNAi. Voy. Synay.

SioN (Suisse). Voy. Syon.

SioN (mont de). Voy. Mont-de- Sion .

S0DOME, l'une des cinq villes maudites, i58.

SoNE OU Sosne (la), rivière, 3, 359. — La Saône, affluent du Rhône.

Soudan (le), i55, 289, 249, 275, 285 ; son lieutenant à Jérusalem, 5 1. — Le sultan d'Egypte était alors Barkok, le premier sultan de la dynastie des mamelouks bordjites. Il parvint au trône en renversant (1890) les mamelouks baharites, et mourut en 1399.

SouKKARiEH. Voy. Sucdrelle.

Soute, 353. — Susten, hameau situé sur la rive gauche du Rhône (Suisse, canton du Valais, district et commune de Louèche).

SucARELLE, 1 72. — Ce quc notre auteur rapporte de la situation de Sucarelle paraît convenir à Soukkarieh, village qu'on trouve sur la route de Jérusalem à Gaza, à 46 kilom . sudouest de la première, et à 32 kilom. est-nord-est de la seconde de ces villes. Soukkarieh , abandonné depuis une trentaine d'années, remplace une localité antique « comme le

lyO LE SAINT VOYAGE DE JHERUSALEM

« prouvent, » ditM. Guérin,« de « nombreux blocs » provenant d'anciennes constructions et employés dans les bâtisses modernes (Judée, t. II, p. 304).

Sur en Surye, 41. — L'ancienne Tyr, dont le nom se prononce actuellement Sour : la dénomination de Syrie est dérivée de celle de Sur ou Sou7'.

Surye (la), 35, 41, 238, 336.— La Syrie.

SusE. Voy. Suy!(e.

SusTEN (Suisse). Voy, Soute.

SuYZE ou SuzE, 3 et App. — Suse, en Piémont.

Synay (mont de), i, 190-216, 281; le buisson ardent, iq3, — Le mont Sinaï, aujourd'hui Djebel Mousa (montagne de Moïse) ou Djebel Tor, dans la presqu'île arabique de la mer Rouge.

Syon, 35o. — Sion, ville située sur la rive droite du Rhône, capitale du canton du Valais (Suisse).

Syrie. Voy. Surye.

Tabita, la damoiselle des appostres, 44. — Nous ne savons pas au juste ce que l'auteur entend ici par « damoiselle », car dans les Actes des Apôtres on lit seulement que Tabitha, dont le nom se traduit en grec par Aopxaç (biche), était une des disciples de la nouvelle religion, au temps où saint Pierre, après la mort de Jésus, demeurait à JafFa chez Simon le Corroyeur, et qu'elle fut ressuscitée par le vicai-

re du Christ (Act. Ap., ix, 36 et ss.). — On montrait au XVII* siècle (Quaresmius ) et on montre encore aujourd'hui à peu de distance de JafFa, dans la direction de Jérusalem, la maison de Tabitha où le miracle aurait eu lieu (Liévin, p. 26; Guérin, Judée, t. I, p. 17). Cette tradition, comme le remarque M. Guérin, ne paraît pas en accord complet avec le texte des Actes, suivant lequel Tabitha habitait in Joppe; notre pèlerin, en disant cju'à Jafïa « est le lieu ou saint Pierre « ressuscita Tabita », semble plus en accord avec l'Ecriture- Sainle. Mais on a tort peutêtre de prendre les expressions in Joppe (à JafFa) dans leur acception la plus rigoureuse.

TTjARANTE (monseigneur de), 4.

— Le ms. de la Bibliothèque nationale désigne le pont de Mente, sur le Pô, près de Borgoforte, comme la « première entrée de la terre de monseigneur de Arante », et un annotateur anonyme de ce volume a cru devoir indiquer qu'il s'agissait ici d'une terre que les <c princes d'Orange » possédaient en Italie.

Bien qu il soit assez difficile de persuader le lecteur, quelque peu versé dans la géogra phie médiévale, de la synonymie d' Arante et d'Orange, cette indication a été reproduite dans la dernière édition de la relation du pèlerinage accompli par Oger d'Anglure.

Cependant , Arante est un nom corrompu par un copiste, et cette opinion pourrai tmême, à la rigueur, être déduite de la présence de la préposition de, sans élision du e, devant le mot Arante: l'auteur du ms.

de la Bibliothèque nationale a donc probablement omis une consonne initiale. C'est ainsi que l'on est conduit à écrire

JNDEX

((Tarante » au lieu d'(( Arante».

— « Monseigneur de Tarante»

est bien certainement Otton, duc de Brunswick-Grubenhagen, qui passa une partie de sa vie dans les pays italiens qu'arrosent le Pô. Parent de Jean Paléologue, marquis de Montferrat, il reçut de ce prince plusieurs châteaux et fut désigné par lui , conjointement avecAméVI, comte de Savoie, pour servir de tuteur à ses enfants; aussi administra-t-il successivement le marquisat de Montferrat, sous Secondotto, en 1372 et sous Jean III (i 378i38i). 11 épousa, le 25 mars 1376, la reine Jeanne de Naples, déjà veuve de trois maris; c'est alors qu'il prit le titre de prince de Tarente, également prétendu par d'autres alliés de la maison royale de Naples. Défait en i38i par Charles de Duras qui enleva le trône et la vie à la reine Jeanne, il fut, dit-on, son prisonnier durant trois années après lesquelles il s'échappa.

En i389, il soumit Naples à l'obéissance de Louis II d'Anjou, dont il abandonna ensuite le parti pour suivre la fortune de Ladislas, fils et héritier de Charles de Duras, Certains auteurs placent sa mort à l'année 1393, mais Muratori dit qu'il mourut tranquillement dans sa principauté de Tarente en iSgq (le Père Anselme, Hist. généal. de la maison de France, t. I, p. 41 1. — Art de vérifier les dates, t. III, p. 838.— Unratovï,Annalide Italia, t. XVI, p. 33o).

Tarse (Turquie d'Asie). Voyez Terso.

Tau ou Taut Saint-Ange (le), en Morée, 326, 327, 328. — Au lieu de Tau ou de Taut-SoÀnt- Ange, il eût sans doute fallu imprimer Cai<, c'est-à-dire Cii/-;

en effet, il s'agit, dans le récit de notre pèlerinage, du cap Saint- Ange, nom que Bellin donne encore en 1771 {Descript.

géogr. du golfe de Venise et de la Morée, pl. 35) au cap Malia, c'est-à-dire au promontoire sud-est de la Morée situé entre le golfe de Marathonisi et celui de Nauplie, en face de l'île de Cérigo.

Temple de Jérusalem (le), 78,

Terso (l'arcevesque de\ 307. — Jean III, archevêque de Tarse en Cilicie, qui, dès le 17 mai 1396, était remplacé sur le siège archiépiscopal par Julien Hectoris, religieux (de l'ordre de Saint-François (Le Quien, Oriens christianus, t. III, c. 184).

Thomas (saint), l'apôtre, 73, 106.

ToRNus, 3. — Le ms. porte Tonnarre et l'on croirait qu'il s'agit deTonnerre (Yonne), si la route suivie par nos pèlerins ne montrait qu'il faut lire Tornus, auj. Tournus, sur la Saône (Saône-et-Loire, arr. de Mâcon, chef-lieu de canton).

TouR-RouGE (la), château détruit, i55, i63, 167 (note) — Ce château, déjà clétruit au temps de notre auteur, était, dit-il, situé sur une montagne, voisine de Tauberge des pèlerins qui se rendaient de Jérusalem au Jourdain. L'emplacement de ladite auberge étant fixé avec certitude à Khan-el- Atrour, c'est-à-dire à 12 kil.

au N.-E. de Jérusalem (voir dans cette table, le mot Hauberge), celui de la Tour-Rouge peut être aisément reconnu par le voyageur. C'est évidemment les restes de ce château que le frère Liévin décrit en les termes suivants : « Sur la colline, au (( nord-est de Khan-el-Atrour,

« se trouve une forteresse as- « sez considérable ; elle est « environnée de fossés et on « y voit des arcs en plein-cintre « et d'autres de forme ogivale.

« Il est probable que cette u forteresse est très ancienne, « or, dans un lieu aussi af- « freusement désert, une force resse a été utile en tout « temps pour protéger les « voyageurs contre les voleurs « (p. 3i3) ».

Trois Rois mages (les), 140, 141 .

Troyes en Champaigne, 3, 362.

Troyes (Aube).

Turcs (les), 339.

TURQ.UIE (la), 3oq, 3 10, 3u, 3i5, 3i6, 326.

Tyr. Voy. Sur.

Varaise, 35o. — Varese (Italie, prov. de Corne, chef-lieu d'arrond.).

Vaubery, 347. — Vaubery est, dans la relation que nous publions, le nom d'une station placée entre Palazzuolo et Milan. Le bourg de Vaprio d'Adda (Italie, prov. et arr. de Milan, mandem. de Cassano d'Adda), sur la rive droite de l'Adda, est précisément situé à mi-chemin de ces deux villes; nous ne le proposerons cependant que sous toutes réserves comme représentant le Vaubery de notre pèlerin.

Veniciens (les), 21, 282, 285, 325, 328, 329, 341 .

Venise , Venixe , 4-18, 20, 2 3, i 338-342; 3-5 et 6 App. — i Venise (Italie). i

— Eglise de Saint-Daniel, 14.— « Le corps de saint Jehan le martir » [d'Alexandrie] fut apporté en 121 5 de Constantinople dans cette église, par Roaldo qui en était prieur (Riant, Des dépouilles religieuses enlevées à Constantinople au xiii* siècle , p 198;.

— Eglise de Saint-Georges, 6.

— Le bras de saint Georges, celui de sainte Lucie et le corps de saint Paul de Bourgogne (voy. ce nom), martyr, conservés en 1395 dans l'église de Saint-Georges, à Venise, y avaient été apportés de Constantinople en 1204, i2o5 et 1222 par les croisés vénitiens (Riant, Des dépouilles religieuses enlevées à Constantinople au XIII* siècle, p.

178 et 198).

— Eglise de Saint- Marc de Venise, 16.

— Eglise de Saint-Nicolas, 7.

— Eglise de Saint-Pierre-le- Chatcl, II.

— Eglise de Saint-Zacharie, i3.

— Le corps de saint Grégoire de Samos avait été apporté de Samos à Venise, ainsi que le corps de saint Théodore, dont notre pèlerin ne parle pas (Riant, Des dépouilles religieuses enlevées à Constantinople au xui® siècle, p. 204).

— Eglise des Saints-Innocents, à Mara, 8.

— Eglise de Sainte-Hélène, i5.

— Notre pèlerin identifie la sainte Hélène, dont le corps était conservé dans cette église, avec la mère de l'empereur Constantin, l'inventrice de la Sainte-Croix; c'est là uneerreur.

Il n'a pas vu le corps de cette

INDEX

princesse , mais bien celui d'une martyre de même nom qui fut apporté de Constantinopleen 12 15 parle chanoine Aycardo (Riant, Des dépouilles enlevées à Constantinople au xiii*» siècle, p. 198).

— Eglise de Sainte-Lucie, 10.

Voy. Lucie {sainte).

— Eglise de Sainte-Marie-Céleste, 12.

— [Eglise de] Sainte - Marie - Cresequier, 9.

— Maison-Dieu, 17.

Veronne, 344 ; 3-5 App. — Vérone (Italie).

Vertus (le comte de), 3-5 App.

— Vertus (Marne, arr. de Châlons, chef-lieu de canton.

— Jean-Galéas Visconti, premier duc de Milan, était d'abord comte de Vertus, par son mariage avec Isabelle de France, fille du roi Jean.— Voyez Milan (duc de).

Vevey. Voy. Viviers.

VicENCE. Voy. Vincence.

Vierge (la sainte). Voy. Nostre- Dame.

ViLLAiNES, 3. — Avigliana, bourg du Piémont, situé dans le val de Suze à 12 kil. à l'ouest de Rivoli.

Villa Nova. Voy. Villenove.

ViLLENOVE, entre Vicence et Vérone, 344. — Villa Nova, village situé sur la rive gauche de l'Alpon, à 32 kil. à l'est de Vérone (Italie).

Vincence ou Vinsense, 343 et 3-5 App. — Vicence ou Vicenza (Italie).

ViTULO, port et château en Morée, 325. — Vitylos, en Morée, sur la côte orientale du golfe de Kalamata ou de Koron.

Viviers, sur le lac de Lozanne, 355. — Vevey, petite ville située sur la rive droite du Léman, chef-lieu du district de même nom au canton de Vaud (Suisse). Les Allemands l'appellent Vivis, dénomination c[ui se rapproche plus à la fois de la dénomination Viviers employée par notre auteur, de l'anrienne forme française Viveis ^ exclusivement employée au xiii* siècle (Cartulaire du chapitre de Notre-Dame de Lausanne) , et enfin du nom primitif Vibiscum qui figure dans l'Itinéraire d'Antonin.

VoA, 357. — Oye, sur le Doubs (Doubs, arr. et canton de Pontarlier, commune d'Oye-et- Palet).

Wastala, 4. — Guastalla (Italie, prov. de Reggio dell'Emilia, chef-lieu d'arr.).

Yaccoppites, Jacopin ou Jaicobtn (chrétiens), 247, 262.-— Coptes.

Yenain, 3. — L'édition de 162 1 donne Yenam, leçon que l'éditeur de i858 a cru devoir remplacer à l'aide du ms. par Yevain. Ni l'une ni l'autre forme ne saurait être admise, car la mention de ce lieu comme station intermédiaire entre Pierre-Châtel et le Mont du Chat prouve qu'il ne

peut être question, ici, que de Yenne (Savoie, arr. de Chambéry, chef-lieu de canton). — Faut-il conclure de là que, en ce c^ui concerne la France, l'itinéraire suivi par nos pèlerins a été rédigée sur des notes prises en latin, auquel cas il faudrait lire à Yenam, locution représentant le apud Yenam des notes primitives du rédacteur t Nous penchons aujourd'hui vers cette opinion.

Yenne. Voy. Yenain.

YsAYE, 8g. — C'est encore près de la piscine de Siloë qu'on montre aujourd'hui le lieu où le prophète Isaïe fut scié en deux par ordre du roi Manassès; mais ce lieu, indiqué au XV" siècle par une grosse pierre placée au coin du chemin, l'est aujourd'hui par un tertre factice surmonté d'un mûrier blanc (Liévin, p. 194).

Le prophète, dit-on aujourd'hui, fut enseveli à peu de distance du lieu de son martyre : ce n'était pas là la légende du IV' siècle, car le pèlerin de Bordeaux désigne comme tombeau d'Isaie le fameux monument attribué aujourd'hui à Absalon et qui, on le sait, est situé dans la vallée de Josaphat, à goo mè-

tres environ au nord de la piscine de Siloë.

Zacarie (saint), père de monseigneur saint Jean-Baptiste, i3, 14g. — La demeure de Zacharie, dans laquelle le précurseur du Christ aurait été circoncis, est distinguée par notre pèlerin du lieu d'habitation de sainte Elisabeth où naquit saint Jean. Déjà, en i32o, Pipino, parlant de deux maisons de Zacharie [situées au village actuel d'Ain-Karim], rapporte que l'emplacement de l'une était occupé par l'église de saint Jean, tandis qu'une église dédiée à saint Zacharie s'élevait sur le terrain de l'autre (Guérin , la Judée, t. I", p. 94). Cette dernière église doit donc être certainement reconnue dans la « petite chappellette w dont parle le compagnon d'Oger d'Anglure; c'est aujourd'hui, pour les chrétiens, le sanctuaire de sainte Elisabeth ou de la Visitation, mais les Arabes lui ont conservé le nom de Mdr-Zacaria, c'est-à-dire Saint-Zacharie (Guérin, p. 97- 101).

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