‹ Le Salaire des FemmesChapitre 25 sur 39 · ARTICLES > RE · texte numérisé non relu

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Cette répartition du travail laisse même la faculté de développer l’habileté professionnelle des ouvrières. Certains ouvroirs y sont parvenus en prenant la précaution de donner d’abord des ouvrages peu difficiles, puis de distribuer progressivement des travaux plus compliqués. On oblige de la sorte les ouvrières à se perfectionner.

L'œuvre du travail à domicile n’est pas le syndicat, elle s'en rapproche cependant. Elle marque tout au moins un acheminement vers l’organisation syndicale des ouvrières en chambre. Elle ébauche entre elles l’union qui fait la force. Son plus beau succès serait de subir à la longue cette transformation et de passer du rang d'œuvre à celui d'organisme social. En tout cas, dans la forme où nous l’avons entendue ici, l’œuvre du

travail à domicile est un moyen direct d'améliorer les salaires féminins.

Les Industries locales

À propos du travail de la femme chez elle, n'est-ce pas l’occasion de déplorer ici la disparition lente, mais presque définitive, des modes locales qui assuraient dans chaque région, dans chaque canton, dans chaque village, une partie du travail que fait aujourd’hui la grande industrie. La vanité des femmes les à poussées à quitter leurs jolis bonnets blancs qui seyaient si bien au teint hâlé de la paysanne. On les reconnaissait à leurs «coiffes » les filles des bords de la Loire, ou les Vendéennes, ou les Bretonnes, à leurs bonnets d'architecture parfois compliquée, mais toujours artistique, ayant comme l'architecture des monuments un caractère propre et répondant bien au caractère du pays. La confection de ces coiffures était toute une branche importante de la petite industrie rurale, et les lingères de village pouvaient bien vivre. CII y avait jadis dans chaque bourg et jusque dans les moindres, des brodeuses qui confectionnaient les hautes coiffes, qui brodaïient les petits bonnets avec un goût si parfait! Peu à peu les ateliers ont été obligés de cesser le travail, les bonnes ouvrières sont allées chercher de l’ouvrage dans les villes, emportant avec elles le secret de ces beaux dessins de broderies, Des

fameux ateliers de broderies de Touraine, quelquesuns seulement subsistent dans des chefs-lieux de cantons, mais les brodeuses sont en bien petit nombre. C’est toute une industrie, et une industrie qui n’a pas eu son historien, qui disparaît de la sorte (1) ».

Mais, ces métiers locaux disparus, faut-il désespérer de conserver et de restaurer même certains métiers que les femmes pourraient faire avantageusement sans quitter la maison et qu’on appelle pour cela métiers de famille. Nous voulons désigner sous ce nom les métiers qui peuvent s’accomplir au foyer et encourager la femme à y demeurer en lui procurant une rétribution raisonnable. Ce remède n’est pas encore un remède général. De même que les œuvres d’assistance par le travail, il ne peut prétendre qu’à rendre des services limités.

L'importante industrie de la dentelle, par exemple, possède toutes les qualités de l’industrie locale. Elle a, en effet, l'avantage de pouvoir s'exercer à la campagne, d’y retenir les ouvrières, de ne nécessiter ni mise de fond, ni machine compliquée. Au temps où il était pratiqué, — il a été depuis rudement battu en brèches, — «ce métier était égal, sans à-coups ni interruption, tout à fait en rapport avec les diverses exigences de la vie ordinaire, car il pouvait être quitté, et repris sans dommage. Ainsi au temps de la moisson, quand la récolte réclamait tous les bras, la dentellière lais-

.…. () Louis Dubreuil-Chambardel. Réforme Sociale, 16 janvier 1905,

sait de côté son métier pour aller donner un coup de main aux hommes (1). »

L'industrie dentellière a depuis subi une crise qui en certaines régions l’a presque anéantie. La concurrence, la machine, l’entreprise et les fluctuations de la mode coalisées en sont venues à bout plus d'à moitié, mais aussi on n’a pas pris tous les moyens qu’il fallait pour résister au choc. Jadis, les petites filles apprenaient cet art délicat dès leur bas âge. En Normandie, suivant M. Engerand, «on peut dire que tous les enfants apprenaient la dentelle ; c'était un métier qu'elles trouvaient, pour ainsi dire, dans le berceau. Grâce à lui, dès l’âge le plus tendre, elles prenaient le goût du travail, l'amour du foyer, leur jeune esprit s’accoutumait à envisager le côté sérieux de la vie et à comprendre la noblesse de leffort; les gains qu’elles faisaient fortifiaient chez elles le sentiment inné de l’épargne, et par là, le bienfait moral de cette industrie était considérable. » Maintenant les goûts ont changé. Les petites filles n’apprennent plus de leurs grand’mères, leurs mères le savent à peine, manier les fuseaux. L'apprentissage est trop long : la fine Valenciennes exige cinq à six ans d'apprentissage, et la Malines de six à huit ans. On n’a plus assez de patience, on aime mieux quitter la campagne et entrer à l’usine. Et puis, pour comble de malheur, les lois scolaires ont encouragé cet abandon du métier traditionnel.

(1) Fernand Engerand. La dentelle à la main (Brochure de l'Action Populaire).

Les programmes scolaires ne comportaient pas l'enseignement professionnel de la dentelle dans les régions où l’industrie dentellière était florissante depuis des siècles. À 12 ou 13 ans, quand les enfants sortaient de l’école, le temps d’un long apprentissage était passé. L'apprentissage avait vécu et l’industrie dentellière était tarie à sa source.

Avant de songer à reconstituer le métier, il fallait donc songer à refaire des ouvrières. M. Engerand, député du Calvados, prit l'initiative d’une loi qui doit avoir ce résultat. La loi du 5 juillet 1903, plus connue sous le nom de loi Engerand, s'occupe, en effet, de «l'apprentissage de la dentelle à la main. » Elle ne compte que les deux articles suivants :

€ Art. 1%. — L'enseignement professionnel de la dentelle à la main sera organisé dans les écoles primaires de filles des départements où la fabrication est en usage et dans les écoles normales d'institutrices de ces mêmes départements. Ces écoles seront désignées par décret.

Art. 2. — Il sera créé dans les principaux centres dentelliers des cours et des ateliers de perfectionnement ou des écoles propres à développer l'éducation artistique des ouvrières et des dessinateurs. »

En Belgique, où il existe 160 écoles pour l’enseignement de la dentelle, c’est la perpétuité de cet enseignement qui a soutenu l’industrie. Les couvents, en particulier, en ont été les protecteurs et « dans tous les centres où l’industrie dentellière a

conservé sa vitalité, c’est à la présence d'un couvent qu'on le doit. Le couvent vient-il à disparaître ou cesse-t-il de s'occuper de dentelle, la fabrication de celle-ci ne fait plus que végéter. Dans plusieurs centres, les couvents ont créé l’industrie de toutes pièces : c’est, notamment, ce qui s’est passé à Liedekerke où la dentelle était absolument inconnue jusqu’à ces dernières années, tandis qu’elle y occupe aujourd’hui plus de 700 femmes. »

En revenant à la fabrication de la belle dentelle à la main, les ouvrières ne succomberont pas devant la concurrence faite par les machines. Malgré le fini des imitations, elles se distinguent encore assez des originaux pour garder à ceux-ci leur valeur. La conservation jalouse de l’art de la dentelle en maintiendra le renom d'ornement de luxe et de parure de haut prix.

La loi Engerand n’a pas encore fait ses preuves. Elle est, peut-on dire, une mesure de longue haleine et dont les effets auront une portée éloignée. Cependant, comment ne prévoirait-on pas d'avance les conséquences de sa fertile intervention. On sait déjà que la confection des beaux articles peut seule être pour les ouvrières un gagnepain suffisant. Les essais tentés en Belgique et en France laissent bien espérer que l’industrie dentellière remontera le courant de la décadence qui l'emporte.

Mais la restauration de l’apprentissage, la réorganisation de l'industrie, la conservation des modèles produiraient-elles des chefs-d'œuvres, que de tous les obstacles qui s'opposent à la prospérité

de ce métier de famille par excellence, l’un des principaux subsisterait : la mode. |

La théorie de l’art pour l’art perd toute sa valeur devant des artistes qui travaillent pour gagner leur vie. La renaissance de l’industrie dentellière ne s’obtiendra donc pas seulement en formant et en stimulant les producteurs, mais surtout en y interressant les consommateurs.

Certaines expériences sur la nécessité de ce double courant sont concluantes.

A Burano, en Italie, jadis centre important de la dentelle de Venise, il ne se trouvait plus en 1870 qu'une vieille en connaissant encore le point. Une femme d'initiative conçut le téméraire projet de s’en servir comme d’une étincelle pour rallumer tout un foyer d'activité. La comtesse Marcello était dame d’honneur de la reine, elle demanda ses encouragements à sa souveraine, elle associa à sa bonne action quelques nobles Vénitiennes. Un comité était fondé. Il créa aussitôt une école à Burano où les petites filles viennent apprendre le point de Venise. L’élan était donné, la mode le continua et le point de Venise rentré en faveur dans le domaine de l'élégance n’en est plus sorti. M. Pierre Verhaegen qui a étudié sur place l’institution italienne, rapporte que l’école compte 600 ouvrières et fait un chiffre d’affaires de 120.000 fr. Les campagnes voisines se sont ressenties du mouvement, et maintenant plusieurs milliers d’ouvrières y font de la dentelle. Les jeunes filles de Burano peuvent prélever des économies sur leurs salaires et quand elles se marient, elles apportent

en dot, en plus de leur grâce et de leur talent, une petite maison de 600 à 1.000 francs qu’elles ont achetée de leurs épargnes.

En Angleterre, en Irlande, en Suède, en Russie, l'aristocratie et les classes riches ont pris en main, comme en Italie, la cause de la dentelle, et ont fait revivre une industrie qui serait morte de sa belle mort. En Autriche, vers 1873, l’impératrice patronna des comités protecteurs.Avec le concours de la Chambre de Commerce de Prague, ces comités fondèrent des écoles et des ateliers, et les vraies élégantes ne voudraient plus porter d’autres dentelles que celles qui sont de marque nationale.

La mode insoucianteet légère sera vite captivée en France quand des comités protecteurs mettront en vogue le goût des belles dentelles. Des essais ont déjà été tentés dans ce sens, il suffit de les poursuivre. De leur côté, les dentellières ne devront pas rester inactives, elles devront s’organiser professionnellement pour se protéger contre l'exploitation et la concurrence, et de la sorte leur délicat métier encouragé et secondé reprendra sa place de choix en tête des industries féminines.

Le gouvernement russe témoigne d’une bonne manière sa sympathie et ses encouragements aux petits métiers paysans. Il organise l'instruction professionnelle (1), il fait des expositions, il sub-

(1) Citons l’école de tissage et de filage (pour femmes) du département de Smolensk, les écoles pour brodeuses des gouvernements de Moscou, de Riazan et de Yanoslav, les écoles de dentellières des gouvernements d'Orel, de Riazan, l’école de dentellières avec section de tapisserie deSaint-Pétersbourg. (N. V. Ponomarev. L'industrie domestique et ruraleen Russie. Journal de la Société de statistique de Paris, sept. et oct. 1900).

ventionne des associations rurales et leur donne descommandes d’harnachements et d'équipements militaires. L’intendance s'adresse aux paysans du gouvernement de Yaroslew pour l'achat des mors et des étriers.

En Angleterre, des chaussons pour l'armée ont été commandés à des ouvrières des campagnes.

La lingerie fine, la broderie, la tapisserie peuvent être patronnées par des concours privés dans les régions, où chacune de ces industries est ou a été prospère. C’est ainsi qu’en Suède la « Société des Amis des Arts » de Stockolm a mis ses soins à protéger les industries de famille, et à faire connaître en particulier une belle tapisserie, qui est une spécialité nationale dans le genre de nos Gobelins. C’est ainsi qu’en Hongrie, en Irlande, de hauts personnages font obtenir aux paysannes la confection de superbes broderies qui ornent les plus somptueuses robes de bal et de gala.

En France, la loi de 1903 a été une heureuse innovation. La protection spéciale qu’elle accorde à une industrie familiale et locale permet d’espérer que le législateur a compris la nécessité de soutenir les petits métiers et qu’il leur continuera son

appui.

L’'Usine au logis

Une des causes les plus profondes de l’infériorité de la petite industrie est due à l’infériorité des

forces dont elle dispose. La vapeur et la machine ont fait l’usine. La force centralisée a produit l’industrie centralisée. Mais si, par hypothèse, les forces productives pouvaient être divisées et subdivisées et comme on l’a dit « éparpillées », est-ce que les métiers de famille ne trouveraient pas dans cette possibilité de décentralisation un puissant auxiliaire de reconstitution ?

L'hypothèse a passé, du reste, dans la réalité avec la découverte de l'électricité, et maintenant aucune difficulté matérielle ne s'oppose plus à la réalisation de l’usine au foyer. Grâce, en effet, à la houille blanche, on peut produire l’énergie électrique à des conditions très avantageuses ; grâce aux découvertes de la science, on peut la répartir et la transmettre à longue distance, et à l’aide des moteurs électriques l'utiliser à domicile. Une exposition internationale du petit outillage avait lieu à Gand en 1904 et révélait toutes les ressources des inventions modernes. (1)

Théoriquement la famille et la femme en particulier doivent tirer un grand avantage de cette transformation économique. La famille reste groupée et associée dans le travail. Le mari et la femme ne sont plus obligés de quitter le foyer pour gagner leur vie. « Quant à la femme seule, à l’ouvrière vivant uniquement de son propre travail, il semble que, — à condition qu’elle puisse acheterla force, — l’accroissement de production résultant

(1) Voir L’économiste français, 4 mars 1905. L’outillage et l'avenir de la petite industrie. Pierre Leroy-Baulieu.

pour elle de l'emploi du moteur devra amener à son profit une augmentation de salaire. (1) »

Dans la pratique, il est bien certain que ces avantages peuventêtre discutés. C'est ainsi quel’on peut faire remarquer que si les avantages réalisés sur une production plus grande font hausser les salaires, cette hausse ne se produira qu’au début, et le niveau aura tôt fait de baisser à mesure que l'emploi de la force motrice se généralisera. Peutêtre, en effet, la concurrence en se développant produira cette conséquence, mais on ne sauraitoublier qu'il s’agit plutôt de transformer l’organisation de la production, que les moyenseux-mêmes. Les objets fabriqués à l’usine, au logis, étaient auparavant fabriqués déjà à l’aide de machines dans la grande usine.

Un grief plus grave formulé contre l’emploi de la force motrice à domicile est tiré de ce qui s’est déjà produit dans certains centres où il est développé. La facilité de la fabrication étant plus grande la femme remplace l’homme, et l’astreint à un travail industriel prolongé. A Saint-Etienne, dit M. Julin « les ouvriers âgés ou moins aptes au travail, les femmes, les enfants voient augmenter leur production dans de larges limites, lorsqu'ils emploient le métier mu par la force électrique. Aussi le métier transformé et marchant à l’aide du moteur électrique est-il fréquemment conduit par une femme, par une jeune fille. I] n'y avait qu’une minorité capable de travailler avec le mé-

(1) R. Gonnard, La femme dans l’industrie. Paris 1906.

tier à la barre, toutes celles qui ont les connaissances requises peuvent aujourd’hui fabriquer le ruban. » :

Il ne faudrait pas outrer cet inconvénient évidemment fâcheux. Ainsi le même auteur reconnaît qu'à Lyon « le métier électrique n’a pas créé la main-d'œuvre féminine dans les ateliers de canuts ; il lui a permis seulement de se développer » (1). Au surplus, quelle est l’évolution économique qui ne produise quelque transition pénible, et « l’on peut se demander s’il ne vaut pas mieux pour la femme mariée, travailler chez elle, comme aide et adjointe de son mari que travailler à l’usine sous une direction étrangère » (2). Enfin ce qui se produit dans une profession ne se produira pas dans toutes, et des professions exclusivement féminines, la confection par exemple, pourrait gagner au changement sans que l’homme puisse s’en plaindre.

Malheureusement, le champ d'exploitation offert au moteur électrique est restreint. Mille difficultés s'opposent d’abord à son installation : rareté des sociétés produisant l'énergie électrique à bon compte avec la houille blanche, acquisition par l’ouvrier d’un moteur, location de la force motrice, loyer élevé d’un logement convenable et surtout difficulté de trouver ce logement dans les grandes villes, où l’agglomération des habitants dans un

(1) E. Dubois et A. Julin. Les Moteurs électriques dans les industries à domicile (Rapport présenté à M. le ministre de l'Industrie et du Travail. Office du Travail de Belgique, 1902).

(2) René Gonnard. Op. cit.

même immeuble interdit l'installation de machines tapageuses et l'aménagement d’un atelier convenable.

En outre, la force motrice à domicile ne peut être appliquée qu’à un nombre limité d'industries, à celles qui n’exigent pas une grande division du travail, ni des appareils de fabrication trop volumineux. Jamais, par exemple, une filature ne se transformera en usine au logis. « L'usine au logis proprement dite, écrit M: Gonnard dans un chapitre bien documenté sur cette question, comporte la transformation, sur place, du travail à domicile, par l'emploi de petits moteurs susceptibles d'être installés partout ».

Jusqu'à présent, en France, deux industries seulement ont employé d’une manière notable l’énergie électrique à domicile : letissage de la soie à Lyon et la fabrication des rubans dans la région de Saint-Etienne. Dans la région Stéphanoise, la Compagnie électrique de la Loire distribuait la force motrice :

En 1909704. 75 métiers Enr 1896%a2.7.: 860 —

HN 16997. 4.400 EOMIOULN A ES 7.000 — (1)

En 1900, on inaugurait à Lyon le 500° métier à tisser (2). Cette progression est de bon augure, mais que sont ces résultats dans l’ensemble du travail à domicile?

(1) E. Dubois et A. Julin. Op. cit.

(2) R. Gonnard. Op. cit.

Ils ne permettent guère de donner qu'une conclusion incertaine. On n’est pas en droit, certes, de désespérer de l'avenir, mais on peut affirmer que « l’adaptation sera lente » et que dans les villes, les inconvénients des installations mécaniques aux étages des maisons d'habitation peuvent retarder longtemps la diffusion de la force à domicile. » (1) A la suite de leur enquête approfondie menée en Suisse sur l’industrie horlogère, et, en France, à Lyon et à Saint-Etienne, MM. Dubois et Julin sont plutôt pessimistes. L'un d'eux va jusqu’à dire que, si l'introduction du moteur peut dans des conditions données retarder plus ou moins longtemps la disparition de la petite industrie, et « constituer un progrès sérieux, fécond en bons résultats individuels plutôt que sociaux, capable pourtant, dans certaines circonstances, d’atténuer les effets douloureux d’inévitables transformations industrielles » du moins «on ne peut voir en lui l'instrument de libération de la production décentralisée ». (2) Souhaitons en tous cas que le machinisme qui a été jusqu’à présent un désorganisateur de foyer coopère le plus possible à sa reconstitution.

(1) Bourgouin. Les systèmes socialistes et l'évolution économique. à (2) À Julin. Les industries à domicile et les moteurs électriques. Réforme Sociale, 16 août 1902.

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