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ORIGINE ET UTILISATIONS DES FOURCHES DE SAUVE

La Trinita, mi fraïre, es tamben coumparadisso a-n-uno fourco, a-n-uno poulido fourco, d'aquéli fourco de falabréguié que fan à Saouvo. (1)!

(La Trinité, mes frères, est comparable aussi à une fourche, à une jolie fourche, de ces fourches de micocouliers qu'ils font à SAUVE).

Gette aimable comparaison nous montre que MISTRAL connaissait une des cultures les plus typiquement méridionales. S'il n'avait peut-être pas voyagé jusqu'à SAUVE, il savait du moins que l'arbre de légende où les hommes font pousser les fourches existait réellement. Aujourd’hui encore, tous ceux qui ont la bonne fortune de traverser le terroir de SAUVE, ne manquent pas de remarquer ces souches massives à ras du sol d'où partent des rejets terminés invariablement par trois rameaux. Un méridional averti reconnaîtra aussitôt le célèbre micocoulier, si souvent lié au folklore provençal.

Toute l'originalité des habitants de SAUVE consiste à savoir cultiver cet arbre de facon à lui faire littéralement pousser des fourches. Une vieille industrie de transformation complète cette culture qui, au cours des siècles, a donné naissance à des institutions remarquables, Leur étude occupera une place importante dans cet ouvrage et permettra de révéler le rôle de précurseur que les Sauvains ont joué en matière d'association agricole.

Le micocoulier de Provence ou « Celtis Australis » (Prov. et Languedocien. : Fanabriguier ; catalan : Iladoner) appartient à la famille des celtidés. Il croît spontanément sur tout le pourtour de la Méditerranée et s'accommode de tous les terrains, sauf toutefois des sols trop marécageux. Il résiste assez bien aux gelées et l’on .montre à SAUVE d'énormes souches plusieurs fois centenaires. Les micocoules, petites boules noires qui müûürissent à la fin de l'été,

(1) MISTRAL : Proso d’armana - La Trinita.

sont trop pauvres en pulpe pour tenter d'autres consommateurs que les enfants et les oiseaux.

Il faut éviter une confusion que font assez fréquemment les habitants du Midi de la France en appelant indifféremment cet arbre « alisier ou micocoulier ». En réalité, ces deux termes désignent deux espèces tout-à-fait dissemblables, (2) dont les fruits seuls sont d'un aspect identique. L'alisier est une rosacée comme l'aubépine, le sorbier et encore le pommier et le cognassier. C'est donc très improprement que l'arbre à fourches est souvent appelé alisier.

Le micocoulier n’est pas seulement l'ornement des promenades de beaucoup de villes méridionales, c’est aussi une matière première ütilisée depuis très longtemps pour de nombreuses fabrications. Cette industrie repose sur la propriété du bois de se travailler à chaud comme une véritable matière plastique. Dans son Traité de l'Exploitation des Bois (3), paru en 1764, DUHAMEL du MONCEAU nous rapporte que, dans le Roussillon, on emploie le micocoulier pour faire des cannes, des manches de fouets (industrie toujours active dont le produit est vendu sous le nom de « Perpignan »), des perches pour la pêche à la ligne, des baguettes de fusil et des brancards de chaise légère. A la même époque, l'abbé BOISSIER de SAU- VAGE signale qu'il sert également à fabriquer des cerceaux pour les cuves et tonneaux. (4)

De nos jours, le micocoulier alimente une vieille industrie artisanale en Catalogne (colliers de joug : collares) et dans le Seo d'Urgel (armatures de bâts dites « tafarras » ou « rabastas », richement décorées à l’aide de pointes rougies au feu). Dans les hautes vallées pyrénéennes du versant espagnol, telles le Pallar et la Ribagorra, ses propriétés élastiques l'ont toujours fait utiliser comme ligature pour attacher le timon au joug, aux lieu et place des courroies ou des cordes employées ailleurs. (5)

Des recherches sérieuses permettront peut-être un jour, à des ethnologues de parler d'une civilisation du micocoulier, tellement

grand est le rôle qu'il paraît avoir joué dans la vie des montagnards des Pyrénées du Levant.

A SAUVE même, son bois est employé pour la fabrication des

attelles de collier et des manches de faux, parallèlement à la manufacture des fourches.

(2) CABANNES: alisier et micocoulier - Bulletin Sté Agriculture du Gard n. 50-1903, pages 61 à 65

(3) DUHAMEL DU MONCEAU - Traité de l'Exploitation des bois PARIS 1764, tome |, page 214

(4) BOISSIER de SAUVAGE - Disctionnaire languedocien - article « micocoulier »

(6) Renseignements fournis par R. VIOLANT y SIMORRA, conservateur du Musée « Pueblo Espagnol » à BARCELONE

Mais c'est seulement cette dernière utilisation qui, par le chiffre important de la production et l'extension du commerce, mérite d'être prise en considération.

La production des fourches se caractérise par 8a localisation. Les centres de culture sont bizarrement dispersés, sans qu'il soit possible de déceler un lien géographique qui les rapproche. En plus de SAUVE, seul producteur en France, le micocoulier est cultivé à ma connaissance , en vue de la fabrication des fourches, à Alentorn, dans la moyenne vallée du Sègre (province de Lerida) et dans JÎa région de Castellon de la Plana (province de Valencia). D’autres fourchiers existeraient dans l’île de Mayorque et peut-être au Portugal. Jusqu'au moment où j’entrepris mes recherches, industrie française et industrie espagnole s'’ignoraient réciproquement. II me faut exhiber des photographies prises à Alentorn aux producteurs sauvains pour qu'ils fussent convaincus qu'ils ne détenaient pas un monopole de la spécialité en Europe.

Un autre trait curieux de la localisation de cette culture est qu'elle se trouve strictement limitée au territoire de la commune productrice. Quel que soit le chemin par lequel on aborde SAUVE, les fourchiers annoncent que l’on à pénétré à l’intérieur de son ter-

“roir. Il existe bien quelques micocouliers cultivés dans les communes limitrophes de $t-HIPPOLYTE, POMPIGNAN et QUISSAC mais la production est infime en comparaison de celle de SAUVE. On observe le même phénomène à Alentorn, en Catalogne ; les fourchiers sont concentrés sur le territoire de la commune et dans les environs ; seuls deux ou trois paysans du village voisin de Vall-Llebrera 8e consacrent à cette culture.

11 semble que l’on se trouve en présence d’un monopole existant depuis des temps immémoriaux ; les traditions familiales ont conservé de père en fils les secrets de la technique et de la taille qui consistent à faire prendre la forme d’une fourche à la jeune pousse du micocoulier.

Certaines dispositions des actes d'association passés à SAU- VE au XVII”"* siècle entre les producteurs de fourches témoignent que la communauté à toujours veillé jalousement à ce que ces pratiques ne sortent pas de son territoire. (6)

Devant l'identité des procédés de culture et des techniques industrielles que l’on observe à SAUVE et en Espagne, on est en droit de se demander comment des villages aussi éloignés ont pu être les héritiers d’une même production. Il faut ici faire appel à la géographie humaine qui va nous permettre de découvrir l'origine commune de cette industrie en nous renseignant sur l’envahisseur ou le colonisateur susceptible d’avoir introduit cette pratique à la fois dans la péninsule ibérique et en Septimanie, ’

(6) L'art. 17 du bail de 1773 publié en annexe prévoit que tout facturier de SAUVE coupable d’avoir travaillé une fourche provenant d'un taillage étranger se verra confisquer ses fourches et son atelier.

N'ayant pu déceler nulle part ailleurs en Europe et principalement en Italie, des traces de la culture du micocoulier, nous sommes disposés à exclure l'hypothèse d’un apport de la civilisation romaine. Si le caractère méditerranéen du micocoulier nous interdit de songer à une origine septentrionale, il nous incline, par contre, à faire remonter la production des fourches aux invasions arabes. Les Maures n'étaient-ils pas à la fois les arboriculteurs expérimentés et les artisans ingénieux capables de posséder tous les secrets de la taille et de la fabrication ? Si leur séjour en Espagne, dans des lieux où l’on produit des fourches ne peut faire aucun doute, il est plus difficile d'expliquer comment leurs techniques sont parvenues jusqu’à SAUVE. |

Il faut, tout d’abord, noter que les Arabes n’ont pas introduit

l'arbre lui-même puisque celui-ci croît spontanément dans toute l'Europe méditerranéenne. Ils auraient seulement apporté l’art de tailler et de facturer la variété croissant à l’état naturel dans’ le pays. C'est ce qui expliquerait que l’on cultive une variété différente de micocoulier à SAUVE et à ALENTORN. :

L'absence d’un dépouillement des archives notariales de SAUVE nous empêche de dater exactement l’époque où la culture du micocoulier est mentionnée pour la première fois. Le plus ancien document inventorié qui en témoigne est un acte de vente (7) passé en 1360 entre Philippe ROUVIER, drapier de SAUVE et Guillaume COS- TE « forquerius », c’est-à-dire fabricant de fourches (catalan : « forcaïre »). Mais l'existence de cette industrie paraît bien antérieure à cette date. (Voir Cartulaire de Maguelone).

L'arbre à fourches n'est d'ailleurs pas le seul indice qui nous permette de penser que notre région ait reçu des apports orientaux par l'intermédiaire des Arabes. Une antique légende qui repose peutêtre sur les allures sémites du fond de la population sauvaine, circule encore dans les villages voisins et veut faire des habitants de SAUVE les descendants d'une vieille colonie sarrazine. Sans qu'il soit besoin de citer le « Portaletum de Mauri » (8)''(la porte du Maure) mentionné dans un acte notarié du 12 Septembre 1504, il est possible de déceler de nombreux indices d'une influence orientale, tant à SAUVE que dans la ville voisine d'ANDUZE. L'industrie jadis florissante de la poterie vernissée disparue aujourd'hui à SAUVE et mourante à ANDUZE, n'est-elle pas une industrie typiquement arabe ? Et ces vers à soie dont les documents récemment découverts (9) viennent de nous révéler l'existence à ANDUZE dès le XIII" siècle, par qui donc ont-ils pu être introduits ?

En l'absence de données précises, on ne peut que faire diverses hypothèses sur la façon dont ces apports orientaux sont parvenus

(7) A.D.G. série E 1263 - Registres de la seigneurie de Monoblet - 18 décembre 1360 (8) A.D.G., série EIOOI registres d'Antoine CLARIS - Notaire à SAUVE. (9) A.D.G. série H - Supplément hôpital d' ALES H 24

jusqu'à notre région. Il est possible que les envahisseurs arabes aient laissé des garnisons permanentes à SAUVE et ANDUZE lors de nombreux raids qu'ils firent à travers toute la SEPTIMANIE entre 712 et 759. Ces deux villes qui commandaient l'entrée de défilés cévenols, ont très bien pu servir aux Arabes de couverture et de protection contre un retour offensif des populations des Cévennes où leur crainte mystérieuse de tout ce qui était montagne les avait empêchés de pénétrer. Les guerriers maures ont pu ainsi introduire certaines de leurs industries, soit qu'ils les aient enseignées aux autochtones, soit qu'eux-mêmes se soient définitivement fixés dans le pays.

Il se peut encore que ces techniques aient été apportées par les colons espagnols qui, appelés par CHARLEMAGNE (10) vinrent mettre en valeur les terres que la population de la SEPTIMANIE, décimée par les invasions, avait laissées en friches. Ces immigrants qui avaient vécu près d’un siècle au contact des occupants arabes, avaient très bien pu assimiler leur civilisation et s'en faire les propagateurs.

De toute façon, qu'il s'agisse de fourches, de la poterie vernissée ou de la soie, chacune de ces industries n'a pu être introduite que par des groupes humains suffisamment denses pour apporter toutes les techniques et même les instruments indispensables. Il ne saurait être question de l’apport isôlé d'un croisé ou d'un moine qui aurait ramené du Levant ou d’ailleurs, des secrets de taille ou de fabrication. a Nan >

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A ce sujet, il faut faire justice d'une légende que les Sauvains aiment à conter, selon laquelle l’art de fabriquer les fourches aurait été implanté à SAUVE par un moine qui l’aurait appris en Chinei Nous voilà bien près de la légende qui voudrait que l'élevage des vers à soie ait été introduit en Europe par un moine grec qui aurait ramené du Celeste Empire, des graines dissimulées dans une canne creuse. La réalité, s'il est exact que les fourches de micocouliers sont cultivées en Chine, comme l'aurait vu de ses propres yeux un Sauvain en voyage dans ce pays (11) leur industrie a été introduite en Europe, comme pour la soie, par l'intermédiaire des Arabes.

Il est à remarquer que l'usage des fourches de micocoulier ne s'est jamais répandu au-delà de l'Europe Méridionale. Les paysans des contrées plus septentrionales continuèrent à utiliser jusqu'aux temps modernes, des fourches’ à deux becs, grossièrement façonnées, courtes et pesantes, qu'ils ne prenaient même pas la peine d'écorcer. Ils les coupaient sur toutes sortes d'arbres. tels que noisetiers, ormeäux et frênes où ils pouvaient trouver des branches propres à prendre la forme de cet instrument. Le rythme ralenti de l'agriculture d'autrefois pouvait fort bien s’accommoder d'outils rudimentaires qui ne coûtaient que la peine de les couper. Mais les fourches de micocoulier devaient se révéler un instrument indispen-

(10) Histoire générale du Languedoc - tome- | page 815 (éd. Privas). (11) Jean GERMAIN. Sauve, antique et cureuse cité P. 420

sable dans les pays où l’on dépiquait le blé en le faisant fouler aux pieds des animaux (latin « calcare » d’où provençal « caucada »). C'est ce qui explique que les débouchés de cette industrie ne se soient jamais étendus au-delà des régions méditerranéennes où l’on pratiquait ce genre de dépiquage.

La « caucada » était, en effet, à l'honneur sur tout le pourtour de la Méditerranée et en particulier en Italie, en Provence, en Languedoc et dans la Péninsule Ibérique. Pour l'avoir vue pratiquée pendant la dernière guerre par des cultivateurs désireux de se soustraire à la réquisition, il est facile de s’imaginer ce que devait être son déroulement, il y a plusieurs siècles. Chaque paysan possédait alors, près du village, une aire de terre battue où il portait ses gerbes après les avoir laissées quelques jours en meule, sur le champ.

Dès les premières. lueurs de l’aube, le voilà levé avec toute sa famille pour charrier l’eau avec laquelle il va arroser le sol de son aire. En séchant, la terre forme une croûte uniformément plate dont la dureté facilite le dépiquage. Cet arrosage se répètera plusieurs fois dans la journée pour éviter la formation de poussière qui souillerait les grains dépiqués.

Une fois l’aire bien imbibée, on y entasse les gerbes, droites les unes contre les autres, l’épi vers le haut. Avant de les faire fouler par des bêtes de somme qui tournent en rond, il faut attendre que le soleil soit assez haut pour que la chaleur de ses rayons puisse dessécher la paille et aider à la séparation du grain de la balle qui l'enveloppe. Parfois, les animaux trainent un pesant rouleau de pierre ou encore une lourde planche garnie de silex tranchants (< el trillo » usité en Espagne). Ces instruments complètent l’action mécanique des sabots et accélèrent l'opération.

Quand le cultivateur juge le foulage suffisant, il arrête ses bétes. À ce stade, le dépiquage n'est pas près d'être terminé, car il reste à séparer le grain et la paille. L'homme doit lui-même intervenir et la chaleur de l’été rend sa tâche harassante. L'opération était si pénible que le verbe latin « tripaliare » signifiant dépiquer, est passé dans les langues romanes avec le sens plus général d'effectuer un travail quelconque, puisqu'il n'est autre, en français, que le verbe travailler (équivalent espagnol « trabajar » et portugais « trabalhar »)

Les fourches de micocoulier avaient justement pour avantage d’atténuer la pénibilité de ce travail qui devait s’accomplir au cœur des journées les plus brûlantes de Juillet et Août. Leur légèreté et leur grande maniabilité les rendaient fort propices à l'opération qui consiste à séparer le grain des paillés à demi-hachées. On utilisait à cet effet des fourches de grandes dimensions dites «espaliadouires» (du latin, expaliare « enlever la paille») dont les becs longs et très écartés permettent de prendre un maximum de paille à chaque fourchée. D'autre part, le bout émoussé des fourchons offre l'avantage de ne pas rayer la surface de l'aire qui doit rester rigoureusement lisse.

Quand la paille a été portée à la grange, il reste sur l'aire un mélange de grains, de balles et de menue paille qui est ratissé et éventé On utilise pour cela des fourches plus petites dites « ventadouïres » (du latin « ventare » éventer) dont les becs sont plus resserrés et plus courts que ceux des espaliadouires. À la faveur du vent, les balles, brins de paille et poussières projetés en l'air sont séparés du grain qui retombe sur l'aire où il ne reste plus qu’à le ramasser. Dans les régions où l’on ne connaissait pas les fourches de micocoulier, on employait à la place des ventadouires, de lourdes pelles de bois (12) qui augmentaient la fatigue.

L'usage des fourches de micocoulier pour le dépiquage était à tel point répandu dans les contrées méditerranéennes, que chaque paquet de douze destiné à la vente comportait obligatoirement quatre « espaliadouïres » et quatre « ventadouires » (13).

Les producteurs sauvains ne réussirent jamais à introduire l'emploi de leurs fourches dans les pays où l’on battait au fléau. Les paysans ne purent jamais se déterminer à acheter assez cher des fourches qui ne leur étaient pas absolument nécessaires car les pailles battues conservent toute leur longueur et il est bien plus fa-

cile de les séparer que celles qui ont été dépiquées et hachées par les sabots des animaux. De plus, le battage au fléau se faisait le plus souvent sous la grange, à temps perdu pendant les journées pluvieuses d'automne et d'hiver ; les cultivateurs étaient moins pressés de finir que les paysans méridionaux qui devaient obligatoirement profiter de la sécheresse estivale pour terminer leur « caucada ».

La disparition de ce mode de dépiquage a, d’ailleurs, créé un temps mort dans le cycle des travaux agricoles de nos régions et le mois d'Août est devenu un mois de repos. Les propriétaires que la manne viticole a comblés en profitent pour partir en vacances tout comme les citadins et certains de nos villages sont presque déserts à cette époque de l’année.

L'adoption du battage mécanique devait avoir de profondes répercussions sur l'industrie des fourches. Avant de les examiner, nous allons étudier rapidement l’art si particulier de faire pousser les fourches et nous nous arrêterons plus longtemps sur les institutions originales que devait faire naître le quasi-monopole dont étaient détenteurs les producteurs sauvains. :

(12) Paul MARRES - Les Grands Causses p. 31

(13) Jean ASTRUC - Mémoires pour servir à l'Histoire Naturelle du Languedoc - Partie II - Chapitre III

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FORCAIRE CATALAN au TRAVAIL Opération de redressage du manche sur un pilier à encoches Contre le mur, à gauche, fourche dans son «escaletto » (Photo de l'auteur)

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