‹ Le salicylate de soude dans le traitement de la polyarthrite chronique évolutiveChapitre 10 sur 18 · PARENT RS · texte numérisé non relu

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donne pas d’amélioration. Une ponction de l’épaule ramène un liquide citrin avec de rares hématies et de nombreux polynucléaires peu altérés, sans germes. L'’iodaseptine salicylée (12 injections), la radiothérapie (12 séances), la naïodine intra-veineuse (12 injections) une cure sulfamidée (1162 F. 6 gr. par jour pen-

dant sept jours) ne donnent aucune amélioration.

En novembre, des douleurs s’installent dans les aines, les doigts, les orteils. On se trouve en présence d’un sujet atteint d’une P. C. E. sérieuse: il existe une limitation importante des mouvements de l’épaule gauche, une infiltration synoviale du poignet droit dont les mouvements de flexion extension sont très réduits, les hanches sont très peu mobiles, on note un empâtement des métacarpo-phalangiennes du pouce et une tuméfaction des sterno-claviculaires. Adénopathies disséminées. L'état général est médiocre, le malade a maigri de dix kilos, il n’est pas fébrile. >

A l’origine de cetle polyarthrite on peut soupçonner plusieurs causes: blennorragie dans les antécédents avec gono-réaction positive, syphilis mal soignée au début (le Bordet-Wassermann est positif) notion de traumatisme, (bien que ce dernier semble avoir joué au plus le rôle d’une cause déclenchante). On entreprend une série de quinze injections de bivatol. Dès la troisième piqüre survient une forte réaction focale avec hydarthrose du genou droit et du coude gauche avec adénopathie. La poussée douloureuse est calmée par des cachets de 2184. I1 faut noter également une stomatite bismuthique. Les résultats sont très médiocres.

Le 15 juin 1941, on envisage un traitement intensif au

gluconate de calcium, 2 gr. intra-veineux tous les deux jours. Le malade en reçoit quatorze injections sans résul-

tats appréciables.

Il est alors soumis au traitement aurique, 5 centigrammes d’allochrysine intra-musculaire tous les cinq jours. Dix injections sont pratiquées, aucune amélioration. D'ailleurs, le malade supporte mal ce traitement, il a de la diarrhée.

On le soumet alors au traitement salicylé suivant: 6 grammes per os en comprimés glutinisés du 13 septembre 1941 au 7 octobre 1941.

Du 7 octobre 1941 au 15 mai 1942: 2 grammes de pyramidon.

Du 4 septembre 1941 au 21 octobre 1941: une injection quotidienne intra-veineuse de 2 grammes de salicylate de soude.

A partir du 15 décembre 1941 la dose intra-veineuse est portée à trois grammes, puis six grammes par jour.

Le 15 janvier 1942 elle est ramenée à trois grammes.

En février 1942 les piqûres intra-veineuses deviendront impossibles à cause du mauvais état des veines. Elles n’ont jamais déterminé de troubles dintoxication salicylée. Dès le 7 octobre 1941, soit un mois environ après. le début du traitement salicylé on constate des résultats favorables : genou, coude et poignet sont moins douloureux, le malade peut se lever et marcher sans canne.

Le 31 décembre 1941, soit quatre mois après le début du traitement salicylé, l’arthropathie du poignet droit a bien rétrocédé, les doigts sont plus mobiles, le malade

peut fermer le poing, il peut lever le bras droit. Le genou

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a diminué de volume. En conclusion, l’amélioration clinique est indiscutable. L'étude de la vitesse de sédimentation globulaire concrétise l’évolution favorable de cette

maladie.

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