‹ Le salicylate de soude dans le traitement de la polyarthrite chronique évolutiveChapitre 11 sur 18 · Entrée dans le service · texte numérisé non relu

Entrée dans le service

2-5-41 94 127 134 78,7 Début du bivatol 7-6-41 82 126 141 72,5 Fin du bivatol Avant le gluconate de calcium 3-7-41 126 134 145 96,5 Fin du gluconate

Avant les sels d’or 20-9-41 DhÆRlU 122 75 Début du traitement

salicylé 23-10-41 57 75 116 48,75 Pendant le traitement salicylé 2-2-42 23 53 90 24,75 Après long traitement salicylé 7-4-42 14 42 73 17,50 Après traitement salicylé Dates RARE ee en Observations moy.

Tableau n° 1 — Observation n° 5 Observation n° 6. — M. Z.…, âgé de 42 ans, ajusteur

de profession, est envoyé à la consultation du rhumatisme de l’hôpital Cochin le 22 janvier 1942 par le médecin de son usine, ce malade a eu une première crise douloureuse en 1935 avec atteinte des pieds, des genoux et des poignets, cette crise rétrocéda grâce à une cure iodosoufrée et à la chrysalbine. En 1937, une nouvelle cerise

survenue à la suite d’un chaud et froid est traitée par

one

le salicylate de soude per os et l’oléochrysos. Lumière. En juillet 1941, survient brusquement une douleur du poignet. À cette époque on aurait soulevé le diagnostic de goutte, on aurait même institué un traiement par le colchique.

Ce sujet n’a pas d’antécédents pathologiques particuliers. Il était obèse, gros mangeur, ayant pesé 100 kilos; en un an, il a maigri de 30 kilos. A l’examen, on constate d'énormes déformations des pieds: elfondrement de la voûte plantaire, hallux valgus, orteils en marteau. Les tibio tarsiennes sont ankylosées, le genou droit est le siège d’une hydarthrose abondante, la flexion ne peut dépasser 45°. Il faut encore signaler un déjeiiement cubital des mains, d’ailleurs réductibie, un pouce en réductible, une synovite des poignets et de multiples nodosités juxta articulaires; les plus volumineuses siègent au coude.

Les examens de sang n'’éclairent pas i’étiologie de cette affection, les réactions de Bordet-Wassermann, Kahñh, et la gono-réaction sont négalives, l'urée sanguine est de 0 gr. 25, l’uricémie de 31 mgr. 2 pour 1.000.

Le 22 janvier 1942 ja vitesse de sédimentation globulaire est très accélérée : 110, 115, 123.

Le malade est mis au repos à l'hôpital du 2 février 1942 au 12 mars 1942. Pendant cette période il absorbe chaque jour dix puis six comprimés glutinisés de salicylate de soude à 0 gr. 50 chacun.

Du 5 au 23 février 1942, il reçoit chaquejour, une injection intra-veineuse de 3 grammes de salicyiate de sou- ‘de.

Du 14 au 18 février 1942 on administre 1 gr. 50 de

pyramidon par jour. L'apparition d’une éruption morbil-

liforme fait interrompre ce traitement.

Le 11 mars 1942, le malade sort de l'hôpital; il accuse une importante amélioration fonctionnelle: les coudes ont diminué de volume, l’hydarthrose du genou a presque disparu, la flexion du genou est complète; la vitesse de sédimentation globulaire reste encore élevée : 73 mm. en

1 heure, 92 mm. en 2 heures.

Observation n° 7. —— M. L.., âgé de 33 ans, employé d'assurances, voit survenir en juillet 1938, au cours d’un séjour au bord de la mer, une douleur progressive le long de la colonne cervicale; cette douleur résiste pendant quelques mois à différents traitements et ne cède qu’au salicylate per os. L'amélioration n’est que momentanée en avril 1939 les douleurs récidivent, s'étendent au coude droit, aux genoux et à l’aine., Plusieurs médicaments et traitements sont successivement essayés

Allochrysine (dose totale: 1 gr. 50), Oléochrysine, Iodaseptine intra-veineuse, éther benzylcynnamique, naïodine intra-musculaire à fortes doses (30 injections de 40 cm3), 10 séances de fièvre artificielle à 39°, 6 injections de thorium X, (510 microgrammes au total), 40 séances de darsonvalisation , prontosyl, mésothorium.

Tous ces traitements échouent les uns après les autres.

Dans les antécédents pathologiques du sujet on ne trouve rien, c'était un sportif jusqu'alors bien portant. A son entrée dans le service, il présente une P. C. E. grave, le malade est impotent, les poignets sont raides et douloureux, les doigts sont déformés et immobiles, les

coudes sont très peu mobiles, les épaules sont limitées

dans leurs mouvements, elles sont le siège de craquement, une arthrite temporo-maxillaire gêne l’ouverture de la bouche, les genoux sont fixés en légère flexion et les tibio-tarsiennes empâtées. Enfin, il existe une spondylose à prédominance cervico-dorsale. Le malade accuse des douleurs vives, incomplètement calmées par l’aspirine. L’examen général révèle une légère splénomégalie et une adénopathie sus-épitrochlé. Les examens. sérologiques sont négatifs (Bordet-Wassermann, Kahn, gonoréaction) le Vernes-résorcine est à 67, la vitesse de sédimentation globulaire à 27, 62, 110. les numérations glo-

bulaires et la formule leucocytaire sont normales. On soumet le malade au traitement salicylé:

Du 25 octobre 1941 au 21 novembre 1941 6 grammes de salicylate en potion.

Du 29 novembre 1941 au 3 San ies 1942: 4 grammes de salicylate en potion.

Du 24 octobre 1941 au 1 mai 1942: 1 gramme de pyramidon par jour par la bouche, remplacé par la novalgine intra-veineuse du 1° au 13 avril 1942 (1 cm3 pendant 1 jour, 2 cm3 pendant 2 jours, 3 cm3 pendant 1 jour, 5 cm pendant 6 jours). Ce traitement n’a altéré en rien la formule sanguine, comme en témoigne le tableau n° 2.

On ne saurait s'arrêter à la leucopénie constatée une seule fois le 4 avril 1942, en effet, celle-ci n’a pas été con-

firmée par deux numérations successives faites à de courts intervalles.

Outre le salicylate per os et le pyramidon le malade a reçu pendant toute la durée de son séjôur à l’hôpital

Globules Globules ‘Polynucléaires

Dates rouges blancs neutrophiles 24-10-41 4.990.000 5.400 67 % 20-12-41 4.540.000 5.700 60 16-2-41 4.550.000 4.800 65 Z 27-3-42 4.980.000 6.000 60.Z 4-4-42 4.710.000 2.400 62,5 % 8-4-42 4.830.000 5.400 73 %

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