‹ Le Salon cerise, comédie en 1 acteChapitre 6 sur 14 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

BARBIZET, PIJOIZEAU.

C’est bien à Monsieur Barbizet, Ernest, que j’ai l’honneur de parler?

* BARBIZET.

A lui-môme. (Il fait signe à Pijoiseau de s’asseoir, et s'assied lui-même .)

pijoiseau, tirant un carnet de sa poche.

Monsieur, en 1868, vous avez été, du 22 septembre à onze heures du soir, jusqu’au 17 octobre à midi, l’heureux ami de Mademoiselle Tata Baduche, dite Cascadette.

BARBIZET,

Cascadette!.,. Attendez-donc !... une blonde?

PIJOISEAU.

BARBIZET.

En 68.. . oui. ..

Grande ?

PIJOISEAU.

Comme la Vénus do Milo. ..

Avee des bras superbes ?

PHOISEAU.

Toujours comme la Vénus de... C’est-à-dire non 1... Oh ! des bras! monsieur, à montrer pour de l’argent I Ce que, du reste...

barbizet, entre les dents.

Oui!

pijoiseau, de même.

Oui !...

BARBIZET.

Mon Dieu, monsieur, jo ne sais si je dois répondre à vos...

pijoiseau.

Vous devez... d’autant plus que je suis sûr de mon fait.

barbizet.

Alors... si vous êtes sûr, je me rappelle.

PIJOISEAU.

Monsieur... Tata Baducho était un ange.

BARBIZET.

C’est vrai... un pou grincheuse... mais un fond d’ange.

Page 1